le coude sur le zinc

Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 04:56
- Publié dans : le coude sur le zinc

Après..



Mon coeur spongieux est mis en bière,

au perroquet qui ne cesse de se répéter.

Le troquet qui tourne en valse imbibé.

Dehors, le crachin en sombre crinière.



Mon âme est vomis dans une boite,

au beffroi de ma cité en ruine.

Les mains qui tremblent de trop de nicotine.

Sur la vitre ocre, une buée moite.



Le glas est un métronome onirique,

Qui glane mon ultime folklore cynique.

A boire, dans mon coin, à t’oublier.



L’angélus était orchestre empirique,

Quand l’ange s’endormit en mes bras rachitiques.

A t’aimer, dans mon lit, de mes baisers sucrés.


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Avant..



Tes yeux ouatés, dans le moelleux de l’alcool,

me fixaient, avec la douceur d’un bleue limpide.

Accoudée au zinc, en princesse numide,

Un sein glissait de ta robe, tel un atoll.



L’ardoise, à mon compte, fut preuve d’amour.

On a quitté le rade à la fermeture.

Assoupie sur l‘épaule, ô ma biture!

Je t’ai traîné dans la chaleur du carrefour.



 La marche nuptiale en marchant en crabe.

Les lumières jaunes des candélabres

sont, comme du riz, sur l’urine des chaussées.



Je t’ai posé sur mon matelas. Tes mise nue.

J’ai admiré tes courbes de fille perdue.

T’ai aimé, dans mon lit, de mes baisers sucrés.

 

 

 

 2010

 

 

                                                                               


Par benoit gimenez - Communauté : Ruche de beaux mots
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 05:00
- Publié dans : le coude sur le zinc



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Pour Liedich ( link )...


C’est l’heure, tardive, ou tous les rades sont gris.

Les réverbères jaunissent les rues sans passant.

C’est l’heure de fermer mon troquet de poésie.

Mes rêves berbères sont d’un sable jaunissant.



Machinalement, je nettoie, au torchon, mon zinc,

d’un geste rond. Tourbillonnant, il patine le lisse

argenté de mon imaginaire qui déteint.

Ma cave est vide de rîmes. Désert de silice.

La solitude sollicite mon amertume.

Il pleut des alexandrins dans les rues de silence.

Hélas, je suis au sec, dans mon esprit d’enclume,

dans mon bistrot chaud, sans la moindre licence.



La cloche d’entrée titille en tonalité aigue.

Et ta vareuse ambrée est trempée d’aisance.

Tu t’accroches au comptoir de mes mots perdus,

retire ton chapeau. Des pupilles bleues immenses.



Tu commandes un verre de maux en pression,

"car tes yeux peuvent pleurer des larmes de sang ".

Tu bois, cul sec, les sentiments de subversion.

"Tu consommes les doutes, au feu de tes tourments".



Je t’admire d’être si admirable d’être debout,

malgré "l’ordure de père ", à versifié l’âme.

Les ballons de rouge qui tache amène à tout.

On cause que dalle. On trinque aux plaisirs des dames.



Mon esprit quotidien ne recèle que du réel.

Le tien, "grenier, fourmille" de quintessence.

Dans cette saoulerie,il apparaît not’ grand Brel.

Au piano. Ton index tapote en cadence.



Le néant est plein d’une chaleur bouillonnante.

Les tablés s’emplissent de bloggeurs accroc à tes vers.

Le salon sature d’un bain de foule dansante,

sur tes mots notes qui menottes à ton univers.



Harassé, tu clique, de ton pouce. Absence.

Et tous disparaît en valse de treize pieds.

On s’arsouille au picrate, sans une jactence.

Entre deux âmes, les échanges ne sont que vérité.



Alors, que la transhumance jalonne dans les degrés,

des cadavres de mousse jonchent le bar synergie.

Nous clamons des textes de poètes enterrés.

"D’alliance en harmonie, nous créons l’infini."


Tu causes en ergotant. J’écoute, paisiblement.

Tu dis que tu ne désires plus chercher ton Graal.

Ne plus chercher. N’Est-ce pas la vrai quête, justement ?

T’irais bien pisser aux statues de maréchal,

cracherais au ciel, souillerais les uniformes,

après notre cuite à refaire le monde.

Mon vieil anar’ dont le sublime est le dogme.

Mon frère de rime. Liedich, le cyclone.



Puis, ivrogne, entre deux chansons paillardes,

avec ton majeur, tu punaise, au mur, à coté
de mon drapeau rouge à la croix occitane,

ton pavillon noir de la totale liberté.



Enfin, ta vareuse sur le dos, en grand seigneur,

Tu paies tes tournées. Ma cave, de rîmes, se remplit.

On se quittera, l’esprit submergé de torpeur.

On rentrera dans nos pénates, nos coteries.

Moi, dans mon p’tit bistrot ayant pignon sur cœur.

Toi, "dans ton taudis d’la vie, ou rien n’est fini."

Nb: Afin que vous compreniez l'univers de Liedich, certains vers ont été emprunté dans ces poèmes. Ils sont marqué entre parenthése ".En espérant de te  retrouver trés bientôt, Liedich, ne tarde pas trop...





                                                                                2010






Par benoit gimenez ( le taulier ) - Communauté : Ruche de beaux mots
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 05:00
- Publié dans : le coude sur le zinc


Faut croire que c'est un cérémonial,
le p'tit noir du matin, avant l'embauche,
vu que s'y pointe la masse salariale,
le regard brumeux et la démarche gauche .

ça remplit, peu à peu, le comptoir du rade .
ça salue en souriant et ça serre des mains .
Simple regard... le tôlier comprend la commande .
Puis, ça touille le sucre et ça dit plus rien .

Entre collègues, on appelle le bistrot "Chez Bru" .
C'était le nom de l'ancien propriétaire .
Son blaze, à l'actuel, on a jamais su .
Peu importe, sa caféine est exemplaire .
Il déambule, le patron, derrière son zinc,
la rigolade aux commisures, rasé de prés,
bien peigné, propre, parfumé, chemise en lin,
à jamais savoir ce qu'est un réveil mauvais .

Quand on y rentre, il y a la percolateuse
qui a ses vapeurs, dans des supplices stridents .
Dans la pendule "Pernod", au mur, la trotteuse
galope vers le turbin . C'est notre tiercé gagnant .
On y jette un oeil, pur, sans trop de mauvais sang .

Des bouteilles, têtes à l'envers, attendent l'heure
de l'apéro . A midi, des visages rouge-sangs, 
s'arsouilleront à l'anis et aux jambon-beurres .

Les nouvelles fraîches patientent, pépère,
dans la feuille de choux locale...plié en deux,
sur la une...à coté des pompes à bières .
Quel connerie a, encore, sorti ce merdeux
de président ? Quel chien écrasé va faire
pleuré dans les chaumières ? On s'en cague .
Seul une page est lue : le temps qu'il va faire .
Le reste du scribouillage n'est qu'une blague .

A l'angle, la vente des suçettes à cancer
bariole un stand en couleurs grivoise .
Si c'est pas en tabac, que t'es vache laitière,
(...D'ailleurs, penser à acheter mes gauloises..)
c'est en jeux à gratter, que l'état te rapine .
Le Loto, c'est l'espoir de ne plus boire
ton café, au petit matin ...Une morphine
à porter de main....un fantasme illusoire .
J'ai choisi mon racket nationalisé .
Entre yachts à St Tropez et jolies poupées,
j'ai pris la chambre d'hôpital et les poumons goudronnés .
Car, tu gagnes à tous les coups à jouer l'Humphrey .

Les murs sont jaunes . Les deux néons, blanchâtres,
éclairent, blafard, les tables en faux-marbres .
Une radio grésille un fond sonore âpre :
le dernier tube du dernier bellâtre .

 



Au delà de la vitrine, les candélabres
de la ville illuminent les volets fermés,
les trottoirs vides, auréolés de glabre .
Il est six heures, et le Dutronc est couché .

Toutes mes pensées n'ont pas duré une plombe .
Dans ma cervelle en vrac, ça vagabonde .
En fait, ça a duré une simple seconde .
Faut remettre en place toutes mes neurones .

Le Kawa se trouve être le remède parfait .
En face, l'immense miroir réfléchit
ma trombine blême d'honnête ouvrier .
Il est grand temps d'ingurgiter de l'énergie .
Pendant que le patron nettoie ses tasses,
que les causeries des collègues sont des murmures,
je me brûle la gorge, les doigts sur la anse .
Je reviens à la vie, façon Cyanure .

C'est comme l'ouverture d'un verrou temporel .
L'onctuosité de l'existence m'imprègne
d'une douce patine d'intense réel .
C'est en eau limpide et claire que je me baigne .

Une clarté légère m'amène sur terre .
J'en prend un second, pour finir sur deux pattes .
Prenne en forme physique, mes confrères,
mes camarades de chagrin, un peu spartiates .

Il y a mon Gégé qui râle encore .
Vu qu'aujourd'hui, y a rien qu'à augmenter,
il relance un coup de gueule tricolore
que c'est un socialiste qu'a mis la CSG .

Rabah raconte sa dernière aventure .
Il a voulu changer sa carte d'identité .
A attendu six heures à la préfecture,
pour s'attendre dire qu'il était pas Français,
lui qui est né dans le froid pays Ardennais .
Lui qui est grave gentil, mais un peu cinglé,
Il est la mascotte, chez nous, les égoutiers .

Il y a notre chef, dans son coin, Jean-phi .
Avec ce gars-là, c'est du lard ou du cochon .
on le croit très sérieux, quand il charrie,
vu qu'il est pince sans rire, le garçon .
Le hic... quand c'est une soufflante concréte, 
on a l'impression, encore, qu'il joue l'ironie .

Jean-luc boit tranquille sa noisette .
" Le daron", c'est son surnom . Il a quatre petits .
Et, il est déjà papi, dingue de sa crevette .
A quarante piges, il repeuple le pays .
 
Un autre chef, Laurent dont la main se dirige, 
vers la poche de son futal, paye sa tournée .
Sa gaité, dés le matin, il nous l'inflige,
sa précieuse aussi, jusqu'à la fin de la journée .

Arnaud, se pointe pareil . le petit dernier,
on le surnomme "doudou", vu que du lait, de son nez
coule ...Pas loquace, bosseur et fan du PSG, 
On se paye sa tête, vu leurs scores limités .

Jérome, aussi, est là . Le jeune vieux .
Fan de Mike Brandt, à vingt ans, c'est peu dire ..

Et Yoyo, des histoires de trains, c'est un dieu .

Et tous les drogués du café, tous les autres sbires .

Et, ça papote dans une tranquillité
languissante avec le levé du soleil .
Routine amicale . Absolu nécessité .
Avant de prendre l'outil, tel des abeilles .
C'est dix minutes-là, personne ne me les prendra .
Alors que la tocante "Pernod" nous fait des signes,
on salue le patron, dealer d'Arabica .
On met la clope au bec . Suite logique .
On file, dans la ruelle encore sombre,
en se remontant, haut, les cols de nos manteaux .
Le froid fait de la buée sur nos tronches,
et on se cause, encore, en marchant vers le boulot .

                                                                                               2009




Par benoit gimenez - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 05:00
- Publié dans : le coude sur le zinc






Dans la boite de nuit ,

au bar de la belle Audrey,

dans les décibels saturés,

on picole sans aucun répit .

 

... Gladys, Francis, Pierre, Ludo ...
Et on se remplit la baudruche .
Et on se pique la ruche .
C'est bon d'être avec ses frérots .

Le niveau du kilo de Whisky
n'a pas l'intention de baisser .
Faut dire que Ludo connaît Audrey .
Et, la garçe, toujours, la remplit .

Et, là, franchement, je touche l'fond .
Une quinte floche royale .
Une soûlerie magistrale,
a ne pas suçer que des glaçons .

Alors, je la supplie à genoux
qu'elle cesse de me servir .
Malgré cela, je transpire
à boire cul sec, chaque coup .

Pierre, le coude sur le zinc,
discute, tranquillou, peinard .
Il fait mine de rien, le drolard,
mais il est rond comme un coin .

Gladys s'arsouille un léger zeste .
splendide, ondule son corps,
sur la zique, à chaque accord .
Quelque grammes de finesse....

Francis, rond comme une pelle,
mange les mèches des passantes .
Cette drague, assez bavante,
énerve les demoiselles .

Et mon Ludo fait son barbot
à guincher sur le comptoir .
Avec ses lunettes noires,
se déhanche, façon gigolo .

La musique techno à fond .
Il se fracasse dans l'évier !
Sa ganache a valdinguer,
dans la machine à glaçon .

Les binocles de traviole,
il se relève, sans victoire .
Sa gonzesse se fend la poire !
A trop faire le mariole...

Je pue l'alcool bien frelaté,
le tabac froid et la suer .
Les nanas ne font que s'écarter .
Et mes pupilles sont explosés .

Six heures, on tente l'évasion .
On déloge Pierrot de son verre .
On chante à tue-tête du Brel .
Les bourgeois, c'est comme les cochons ..

Francis n'a pris que deux gifles .
Ludo cherche les clefs de bagnoles .
Gladys demeure sex-symbol .
Y a que nos ésgourdes qui sifflent .

Dans la caisse, je la joue cantique .
" La quête" : chanson de Jacques, toujours .
"..se damner pour l'or d'un mot d'amour.."
Mais Ludo devient nostalgique .

-" ça va, qu'est ce que t'as, compère ?"
-" c'était la chanson de mon père... !"
-" Désolé, j'arréte mon air ...."
-" Non, continu, au contraire .."

Et, pour mon frérot, j'ai continué .
Et les autres se sont mis à fredonné .




                                                                               pour Ludo,
                                                                              2009


Par benoit gimenez - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 05:00
- Publié dans : le coude sur le zinc


Une kilkenny dans les doigts ,
du houblon plein ma sale peau  ,
ma bouche plein de renvoie .
Je suis mal dans mes godillots .

La pluie accable Paris .
Dans mon bistrot , je crève de chaud .
Fais gris dans ce quartier pourrie .
Et cette flotte qui en fait trop .

Désfois , y a de la joie ,
dans le cul de mon verre .
Désfois , sérieux , j'y crois ,
de quitter , à jamais , ma biére .

Je rêve d'un p'tit boulot .
Un truc simple . Un plan sans accroc .
Mais pas de gonzesse , pas de mélo .
Vu qu'en amour , j'ai eu ma Bardot .

Les copains l'appelait lolo .
Un beau minois . Un cul d'enfer .
Avec un gros coeur d'artichaut .
La douceur , dans ses yeux bleue-vert .

Elle m'a voulu . Elle s'est plantée .
Je l'ai prise et j'ai abusé .
Un prince charmant n'a , jamais ,
une ardoise au troquet .

Puis , un jour , une idée tordue .
Son but : sauver l'ivrogne .
Alors que pour jouer l'élue ,
faut avoir des trous dans les pognes .

Mais pour sortir de tout ça ,
je crois qu'elle a pas penser ,
qu'il faut savoir pourquoi ,
on se met à grave picoler .

J'ai tellement pris de mousse ,
depuis tellement longtemps ,
pour oublier la secousse ,
que je l'ai oublié , vraiment .

Ou que je m'en souviens jamais .
( c'est le but du truc , faut avouer .)
Enfin , bon , elle y croyait ,
et d'un marmot , elle m'a flanqué .

Mais , pendant un temps , j'y ai crut .
Un truc de malade . L'amour vrai .
Môme sympa et belle brû ,
comme les spots à la télé .

Le hic , c'est qu'il y a des comptoirs ,
partout dans les rues de Paname .
S'accouder au purgatoire ,
-"Non , chérie ! C'est pas un drame !"

un soir , je suis rentré torché .
Par terre , je l'ai tabassé .
Faut faire des trucs à oublier .
Pour pouvoir grave picoler .

ça a duré un certain temps .
Et , enfin , elle s'est barrée .
C'était une déesse d'antan .
Je bois à mon amour manqué .

La pluie cesse . Il fait beau .
Il faudrait prendre un boulot .
Mais pas de gonzesse , pas de mélo .
Vu qu'en amour , j'ai eu ma Bardot .

                                                                                                                                   2009

Par benoit gimenez - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /2008 15:07
- Publié dans : le coude sur le zinc

C'est le conte d'un pochtron arrimé au comptoir ,
en marin d'eau rouge , il tangue comme la mer .
C'est Oedipe qui le pousse au rafraichissoir ,
de boire d'avoir trop la soif cotière .

Sa pogne molosse tient le ballon de vinasse .
Comme un phare obscur , il rève de grand large ,
ou l'herbe est verte . Ou l'on boit en terrasse ,
sur le ponton d'un navire ou d'une barge .

Au balto , il mate Bertha au gros nichons gras .
Dans ses bourrelets , il s'y enfouirait dix ans .
Mais ses yeux bleu fané vide le verre de Cyrah .
Et , d'un trait , s'enfuit dans le bleu de l'océan .

Le sel sur la bouche , les bras dans le bois mort
de la proue , il renifle l'horizon iodé .
Il s"écrase dans les vagues , s'envole sans remord ,
avec dieu , avec les mouettes . Sa destinée .

Un flottement . L'assourdissant tumulte de ressac
ressemble , plutot , à un brouhaha de parlotes ....
De tintements aigus , de hurlement sourd , ce micmac
lui brule la ganache , son corps grelotte .

Le bistrot revient à terre , et le vin mauvais
le raméne de ses chimères ; Trois putes ,
au fond du bar , lui chantent une mélopée ,
avec leurs courbes grimées de rouge et de tulle .

Il se bouche les oreilles . S'attache au mat .
S'agrippe au marbre et il tiendra le cap .
De l'autre coté , un borgne balaise et froid
le regarde mal , veut le bouffer , il jappe !

Il lui crèvera l'oeil , lui videra le sang ......
Et , puis , aprés le bonheur , la colère s'en va .......
Il devient triste , et veut repartir dans l'élan !
Mair la mer s'est retirée . Le voyage n'est plus là .

Et le troquet est trop ancré dans l'asphalte .
Batiment et capitaine sont trop écarlate .
Y a qu'une fontaine sur la place . Pas d'océan .

Son rève s'évapore dans les embruns de clopes .
Plus de paradis . Pénélope est une salope .
-"Patron , ressert ! Y a plus d'alcool dans mon sang !!!!"



                                                                                                      2006


Par benoit gimenez - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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c'est qui le tolier ?

  • : Benoit Gimenez (tôlier du bistrot des poèmes)
  • : Prendre un instant de vie et le sublimer afin de le rendre eternel. Parler de l'égout, du sud, des bistrots, et de sensualité aussi. Le tout saupoudré de poésie...

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