Partager l'article ! Un train...: photo Noelle Maybon Un train, La douce percussion ...
Le bistrot des poèmes...
les mardis, au bistrot, l'on vous sert en poésie, du goulot jusqu'en vers.
photo Noelle Maybon
Un train,
La douce percussion des rails sur les châssis
Est une berceuse en ferraille qui m’assoupis.
Un pays défile sur mon grand écran de verre.
Des villages vacillent puis des champs jaunes ou verts.
Et des cours d’eau scintillent sous les nuages.
L’un d’eux, d’ailleurs, a pris la forme de ton visage…
Alors, rêveur, je regarde passer les vaches
Et tous ces horizons à l’azurée gouache.
Dans ce climat de coton, mes voisins macèrent,
Engourdis d’aller si vite à ne rien faire.
Certain lisent ou méditent, d’autres roupillent.
Comme à confesse, un vieux couple se houspille
J’admire les fesses d’une fille qui passe.
Les tiennes sont plus jolies et Je les rêvasse.
Oh ! pour tuer l’ennuie, je pourrais me plonger
Dans le bouquin qui est coincé dans le filet…
Je pourrais l’ouvrir, là où est le marque page,
Pour m’enfuir dans un second voyage.
Mais, dans ce train-train de chemin immobile,
Je n’ai envie de rien que d’une paresse facile,
Tu me manques tant et c’est déjà beaucoup.
Ton corps est omniprésent dans mes images floues.
Sur le vitrage, ou la vie bouge tant derrière,
Il y a un orage qui s’écrase contre le verre.
Des milliers de gouttelettes s’entrechoquent,
S’accouplent, furètent, puis se disloquent,
En un sol pleureur qu’elles créent par leurs sillons.
Chacune des sœurs glissent, dans ce dominion,
Vers le même point qui est à l’angle du bas.
Je suis la route de celle-ci puis de celle-là.
Oh…tiens……pendant un cours moment d’émoi,
J’ai, enfin, penser à autre chose qu’à toi.
Toi, qui m’attend sur le quai de la gare,
Moi, qui impatient, dans notre amour, s’égare.
La fille, aux jolies fesses repassent avec deux cafés.
Vraiment, ma princesse, le tien est plus raffiné….
2010
salut !
un intense moment de solitude , peuplé de fantasmes et de fantômes .La mélancolie te va bien .
tu nous fais une série voyage on dirait, je me trompe ? comme toi je trouve que le train à une poésie et des histoires que tu ne retrouve nul part dans d'autrres mode de transport . Pourquoi? eh bien je ne sais pas mais en voiture ou en avion le vecu n'est pas le même . En bateau je n'ai jamais trop tester mais je ne crois pas non plus . Il y a cette atmosphère entre d'entre deux : dedans , dehors ; vitesse, lenteur ... etc.. j'arrête là ton texte le dis mieux que moi . bonne journée manu
tu as tout à fait raison, les autres moyens de locomotions ne donnent pas cet esprit de mélancolie...peut être la solitude au volant quand on est seul...l'avion pour moi ressemble etrangement à l'un de mes égouts...le même circulaire...on ne voit aucune image qui défile que des nuages et surtout il n'y a pas ce bruit sur le rail repetitif, qui endort comme une berceuse...pour beaucouyp d'entre nous j'aime ce bruit...mélancolique. de plus, je n'avais pas remarqué mais en effet je suis en mode voyage ces temps ci....je dois avoir besoin de vacance...bien à toi
Je l'ai pris le train il n' y a pas longtemps pour aller voir mon fils , le jour de son anninversaire ....je me suis vue dans tes paroles , à révasser sur les uns sur les autres , à regarder les fesses du contrôleur et à les comparer à celles de mon compagnon ....ce que j'aime faire dans le train c'est dessiner les visages de ceux qu ise trouvent en face de moi , ce que je n'ai pas pu faire cette fois là ...Très beau poème une fois de plus ...bonne semaine Benoit biz
merci marie christine. Si tu t'es retrouvé dans ses mots, c'est que j'ai mon job...et cette simple me comble de joie...la poésie pour moi n'est autre que des histoires simples que tout le monde ressent...et puis je vois que nous avons les mêmes turpitudes: j'aime bien regarder les fesses des passantes....hélas....il fallait donc que je l'écrive...mais, chére marie christine, je crois que nous sommes pas les seuls...et puis nous on les compare à nos amoureux ou amoureuse! et ils sortent toujours victorieux! Si c'est pas de l'amour, ça....
N'as-tu pas été pris de vitesse en choisissant le titre de ton poème ?
"Arrière-train" eut été plus adapté... Les rails de ton imagination sont surprenants mais comment ne pas se laisser porter par ton évocation d'un voyage en train... Tout ce que l'on voit, perçoit et ressent durant ces déplacements est ici évoqué. Jusqu'aux gouttelettes, qui, forcément, prennent toutes le même chemin sur le vitrage... Certes, ton regard a souvent pris un chemin "arrière", mais l'homme est ainsi fait et cela donne à ton écrit un côté à la fois émouvant et nostalgique.
Délicieux déplacement grâce à tes vers, Benoît.
Amitiés et bises,
Cathy.
l'anedocte du fessier plait assez visiblement! Cela donne de la vie à un texte qui se veutcontemplatif...j'essaye de transcrire un moment puis de donner une réalité...ce petit exercice vient de "minuit, ma siréne" ou je m'amuse à décrire la taille de mon penis qui a si froid...et, malgré, l'ironie de sa petite taille, cela donne une nouvelle lecture plus volubile et cela permet, il me semble de respirer quand la mélancolie gagne un peu de terrain...en tout cas, merci pour trés jolies commentaire...je te fais de'énorme bisous car plus le temps passe et plus je regrette que l'on puisse si peu se voir...dans la vrai vie....
déjà que j'aimais les trains et les gares! ton texte est un vrai bonheur, on y trouve tout, l'évasion, le rêve, l'attente, le "hors temps" propice aux voyages intérieurs.
tiens, en écho je vais republier cette histoire de gare: la vision de celle qui attend à quai.
http://claire.prioux.org/metamorphoses.htm#Histoire%20de%20gare.
à bientôt,
Claire
voila une charmante idée que nos textes se fassent echos...voila une douce musique chére claire... en tout cas un grand merci pour ta fidelité et un grand merci pour tes si jolis commentaires....train et gare sont en effet des thémes qui m'ont bie inspiré et qui m'offre beaucoup de plaisr à écrire...
on dirait une suite de ton poeme sur la gare, cette fois ci le voyageur est en loge, et pourtant ce n'est que vers la fin que j'ai compris "qu'il arrivait" qu'il allait retrouver sa bien aimé j'etais persuadé au contraire qu'il venait de la quitter , peut etre parce que j'ai vecu plus de departs que d'arrivées, je l'ai souvent pris ce train pour des destinations plus ou moins longues, c etait souvent de nuit ambiance un peu gloque du coup le meilleur souvenir c'est l'arrivée.
bise
chére rebecca, j'ai désiré ce flou qui t'a un peu gené...en effet, je tente d'écrire des émotions liés au train, à son wagon et son voyage....Et, puis, j'aime bien aussi donner à mes poèmes des fins cdhuites véritables. là par exemple, on sait qu'il va la rejoindre et qu'elle a un plus jolie fessier que la jeune fille qui passe dans le couloir...maintenant, si cela a put te gener, c'est une leçon pour moi...c'est trés bon tout ça car tes jugements me permettent de savoir ou je dois encore travailler...merci pour ta grande fidelité et à mardi prochain peut être
les trains t'inspirent on dirait
c'est vrai qu'un voyage avec eux, est propice à la rêverie at au retour des souvenirs
bonne journée.
e temps d'un train, c'est comme un temps d'attente qui va pourtant si vite...un voyage accélerer immobile ou tout bouge à ne rien faire....c'est archi poétique, non? à trés bientôt
bisous raffinés, auprès d'un café serré, sur une assise ferme... :o))))
bel aprem à toi
la poésie depasse donc la vérité? mais le fessier est-il aussi joli que la passagére? cette question ne neccessite aucune réponse biensur....à trés bientôt et merci pour tes passages toujours amusantes
Je reviens sur ta réponse à mon commentaire, Cher Benoît. Sache qu'il ne tient qu'à toi et à ta petite famille de franchir cette ligne qui sépare la France de la Belgique (il y a même un pont qui enjambe la Lys, pas besoin de nager !)
Il y a des trains aussi...
Bref, la balle est dans ton camp si tu veux voir un peu de campagne et de jolies villes. Nous serions ravis de vous accueillir.
Amitiés et bises,
Cathy.
merci beaucoup, nous n'avons donc pas besoin de maillot de bain! cool...et une grande envie est dans notre camp....nous nous reverrons.
Merci Benoit, pour cette belle musique des mots, très inspirée, et pleine d'images et de sonorités. J'aime le mélange que tu opères, de réel, sans doute, il pleut dehors, et de fantasmes, car le chemin de fer ouvre magiquement un chemin de fantasmes érotiques. C'est le cas chez moi, mais ici chez toi, et sans doute chez beaucoup de gens. A quoi, cela tient-il? Je ne sais pas. A la monotonie relative du paysage, toujours changeant, mais toujours le même, à la rythmique répétitive à l'infini des rails, au bercement fœtal du train, à l'ennui qui s'installe, propice à la rêverie, aux images volées d'autrui, comme ce joli fessier qui passe? Un chose est sûre. Le train me donnne envie de jouir intensément. Bisous. Ophélie
La jouissance dans un train est peut ^tre autant physique que psychique...j'aime ton idée de bercement foetal. je crois que par ces deux simples mots tu as saisis le pourquoi de notre nostalgie qui nous prend, de cette lethargie qui nous effleure, et ce désir de faire l'amour qui nous emeut...je crois que c'est toi qui le juste mot, le pourquoi, la raison de tous ses sentiments de bien être et de pleinutude...en effet, un train est un bercement foetal...on part pour une destination qui nous ai peut être inconnu mais qui fais bon d'y aller...comme une naissance, c'est la renaissance de l'autre frontiére, de l'ailleurs...ton commentaire est magnifique, merci beaucoup.
mdr, j'ai de bonnes joues aussi... pour les bisous, c'est plus séant...
En effet, lacourtoisie nous ferait defaut si je m'prenais autrement...et bel esprit ne l'aurait certainement plus si il connaissait la maniére de se dire le bon jour, n'est-il pas?
coucou
C'est un texte retravaillé si je ne me trompe, j'aimais le premier et j'aime énormement le second. Le train est un de mes lieux de reverie préféré surtout quand il pleut . par contre pour ton dernier poême sur l'ange gardien , ben j'ai vite décroché, trop tortueux dans les vers à mon goût. Ah et pour le faune je le connais surtout comme etre mythologique mi homme mi chevre si je ne m'abuse
Bisous à toi
merci pour ton commentaire sur le train...cela me touche mais pour le second ne t'e fais il est effacé.
lol belesprit est joueur, et bon dueliste de mot, fervent amateur d'espiègleries, qu'il initie plus qu'à son tour... :)
merci pour cette délicate attention néanmoins, d'une grande élégance
espiègles bisous à toi
en effet...c'est exquis de jouer avec les mots avec ton belesprit....Nous devrions entamer un petit duel des mots, n'est il pas; et comme les chevaliers de l'époque qui se respecte, le vainqueur du duel aurait droit au baiser ( sur la joue, c'est plus bien sceant) de la princesse...voudrait tu jouer la princesse charmante, mamalilou?
Vous êtes sur les rails de l'envie mon Cher.... n'en disgressez (dico liedich) donc point.... Et que le roulement de bruit des châssis berce la gare qui vous attend.
Doux instant à Vous.
merci pour ce trés jolie commentaire mon poto....et puis on le comprend bien le dico liedich....ce dico, c'est bien celui qui est entre les peits roberts dans les bibliothéques?
Bonjour Benoit
Il me sera difficile de dire quel est mon poème préféré chez toi, voila deux poèmes lus et deux poèmes qui m'enchantent
Si tu ne m'avais pas dit ta passion pour Brel je l'aurais surement deviné à la lecture "d'une gare" tant tu es proche du maitre dans ton style
alors là, merci...je ne pensais pas une seconde aux styles de breln dans mon écriture...certes, de temps en temps, je m'amuse avec cela comme avec "les languedociennes" ou là l'inspiration est directe...mais quand au reste, cela doir être inconscient et tant mieux d'ailleurs. c'est un compliment qui me va droit au coeur.