Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 21:25
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

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Sulcamin

 

Au sommet de son pic, Baudille nous guette.

Le saint observe le poète randonneur.

Alors, compère, poussons la chansonnette

Et traînons nos rîmes le long du fleuve rieur.

 

D’abord, il y a Gignac, le fief de l’âne.

De tant de légende, sa vieille tour craque :

Par une nuit voilée de tramontane,

Des Maures en silence tentent une attaque.

Mais Martin a braie et réveille les hommes.

A grand coup de souches, ils boutèrent l’assaillant.

La bête sauva la cité comme l’oie, Rome.

On fête à l’Ascension l’animal indolent.

 

Ami, toi qui me lis, prenons le sentier

Et quittons les lourdes eaux noueuses de l’Hérault.

Rafraîchissons-nous à l’ombre des Peupliers.

Entre leurs troncs massifs s’envolent des Perdreaux.

 

Encore un conte, le p’tit empereur, dit-on,

Les a plantés, l’un après l’autre avec son pouce

Aux abords de la route pour ses escadrons.

Bacchus, lui, a répandu sa bonne parole

Du pied des grands arbres, jusqu’à l’horizon

Offrant à notre terre une rouge obole.

 

Caminons droit devant, compagnons de grole,

La brindille entre les lèvres, quittons Popian.

C’est dire si les alexandrins nous racolent

Car les vers poussent dans l’air comme du chiendent.

 

Les toits du Pouget s’enroulent en circulade,

Tel un escargot autour de son église.

Canet, elle, jette son pont en roulade

Sur le fleuve qui coule vers sa mer promise.

Voici Belarga avec son café des sports

Ou seul le muscle du coude s’entraîne.

Dans ce brûlant païs, la vie n’est qu’un corridor,

Alors Ils vident l’anis, au goût de fredaines.

 

Sur cette terre de feu, déambulons nos âmes

Et regardons ces trois espagnols devant nous.

Une main dans la fouille et l’autre sur la canne,

Ils rêvent de choux. A Lorca, Il n’y a que cailloux.

C’est le père Paco avec deux de ses garçons.

Par le voyage, leurs godillots usés et béants,

Ils poseront, harassés, leurs maigres baluchons

Et leurs fols espoirs au village de Campagnan.

 

Merci, mon ami, pour cette belle promenade

Dans ces terres d’enfance, mon patrimoine.

Et admire, des trois, le plus jeune, le plus brave..

Il sera mon papet et s’appelle Antoine.

 

 

2007

 

 

« suite de "Lorca" »

 

 

 

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Commentaires

                   de bien beaux mots ... bonne semaine Benoit !

Commentaire n°1 posté par Marie-Christinee le 25/01/2012 à 07h53

merci c'est mon histoire que je conte

Réponse de benoit gimenez le 06/02/2012 à 11h17

Magnifique et un brin gouailleur mais décrire un lieu et le faire rimer là je dis chapeau.

 

Merci

 

Amicalement

EvaJoe

Commentaire n°2 posté par EvaJoe le 31/01/2012 à 00h58

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