Le bistrot des poèmes...
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Pour Liedich ( link )...
C’est l’heure, tardive, ou tous les rades sont gris.
Les réverbères jaunissent les rues sans passant.
C’est l’heure de fermer mon troquet de poésie.
Mes rêves berbères sont d’un sable jaunissant.
Machinalement, je nettoie, au torchon, mon
zinc,
d’un geste rond. Tourbillonnant, il patine le lisse
argenté de mon imaginaire qui déteint.
Ma cave est vide de rîmes. Désert de silice.
La solitude sollicite mon amertume.
Il pleut des alexandrins dans les rues de silence.
Hélas, je suis au sec, dans mon esprit d’enclume,
dans mon bistrot chaud, sans la moindre licence.
La cloche d’entrée titille en tonalité
aigue.
Et ta vareuse ambrée est trempée d’aisance.
Tu t’accroches au comptoir de mes mots perdus,
retire ton chapeau. Des pupilles bleues immenses.
Tu commandes un verre de maux en pression,
"car tes yeux peuvent pleurer des larmes de sang ".
Tu bois, cul sec, les sentiments de subversion.
"Tu consommes les doutes, au feu de tes tourments".
Je t’admire d’être si admirable d’être
debout,
malgré "l’ordure de père ", à versifié l’âme.
Les ballons de rouge qui tache amène à tout.
On cause que dalle. On trinque aux plaisirs des dames.
Mon esprit quotidien ne recèle que du
réel.
Le tien, "grenier, fourmille" de quintessence.
Dans cette saoulerie,il apparaît not’ grand Brel.
Au piano. Ton index tapote en cadence.
Le néant est plein d’une chaleur
bouillonnante.
Les tablés s’emplissent de bloggeurs accroc à tes vers.
Le salon sature d’un bain de foule dansante,
sur tes mots notes qui menottes à ton univers.
Harassé, tu clique, de ton pouce. Absence.
Et tous disparaît en valse de treize pieds.
On s’arsouille au picrate, sans une jactence.
Entre deux âmes, les échanges ne sont que vérité.
Alors, que la transhumance jalonne dans les
degrés,
des cadavres de mousse jonchent le bar synergie.
Nous clamons des textes de poètes enterrés.
"D’alliance en harmonie, nous
créons l’infini."
Tu causes en ergotant. J’écoute, paisiblement.
Tu dis que tu ne désires plus chercher ton Graal.
Ne plus chercher. N’Est-ce pas la vrai quête, justement ?
T’irais bien pisser aux statues de maréchal,
cracherais au ciel, souillerais les uniformes,
après notre cuite à refaire le monde.
Mon vieil anar’ dont le sublime est le dogme.
Mon frère de rime. Liedich, le cyclone.
Puis, ivrogne, entre deux chansons paillardes,
avec ton majeur, tu punaise, au mur, à
coté
de mon drapeau rouge à la croix occitane,
ton pavillon noir de la totale liberté.
Enfin, ta vareuse sur le dos, en grand
seigneur,
Tu paies tes tournées. Ma cave, de rîmes, se remplit.
On se quittera, l’esprit submergé de torpeur.
On rentrera dans nos pénates, nos coteries.
Moi, dans mon p’tit bistrot ayant pignon sur cœur.
Toi, "dans ton taudis d’la vie, ou rien n’est
fini."
Nb: Afin que vous compreniez l'univers de Liedich, certains vers ont été emprunté dans
ces poèmes. Ils sont marqué entre parenthése ".En espérant de te retrouver trés bientôt, Liedich, ne tarde pas trop...
2010
Charmant hommage à notre Grand Liedich...
Quel plaisir de s'enivrer de rimes, de boire sans compter des mots et maux, puis triquer de nos bonheurs, et gerber nos malheurs...
J'me suis collé à ton zinc, et ivre de vers musicaux, j'me suis laissé aller à mes délires, car j'suis, j'l'avoue, un alcoolo d'beaux mots ! hic ! lol
Et puis, si l'Grand Jacques est d'la fête, il a du dire à notre anar' : " eh, l'gas du taudis d'la vie, ne nous quitte pas ! "
Merci pour ce beau partage, j'm'en vais dégriser dans d'aut'es zincs...
Bonne journée. Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
désolé pour la réponse tardive trés cher patron....une semaine de vacance en famille....Merci pour le compliment....j'aime aussi beaucoup ton univers.Et j'irai, dés la petite couchée, te lire dés ce soir. Une idée de défi : Un texte sur l'univers d'un autre bloggeurs de la communauté ! Pourquoi pas...
Là t'es bon Garçon. Même que çà a coulé et que je le retravaille pas celui là. Même que je le passe chez moi avec un renvoi chez Toi. Faut quant même qu'avant que je crève, on croise un verre. Pardon, un vers...
Ti frère,
J’ai la tronche dans l’fécès, l’caniveau horizon,
J’ai pu que mes vielles couilles dont je puisse faire le don,
J’ai la mort à mes trousses et j’ralentis le pas,
Car j’ai pu dans mes verres que les vers de l’au-delà.
La nuit a la blancheur de mon trop de globules,
Et j’ai le fond du cœur qui s’échappe dans des bulles,
Où c’est qu’on pourrait lire comment c’est qu’on suicide…
Ben ouais, j’suis exténué de c’putain d’monde perfide.
Alors, dans la mélasse, là, au milieu des clopes,
Des crachats, des papiers, toute la merdouille pas glop,
Je noie c’qu’il reste de moi et ma carcasse vomis,
Se répand si blafarde qu’on en compte plus les bris.
Je dérive, puanteur, honte de la race des cons,
Je grelotte, solitude, je n’étais qu’un abscons,
Quand l’appel de son zinc m’invite à la dernière,
Celle où c’est qu’tu choisis entre une bière ou la bière.
J’lai dans l’os, j’suis dans l’Oc, on m’appelle à la fête,
Paraît qu’faut pas qu’je parte avant que je me mette,
Cette aura qu’on chope là mais sans qu’on se la pète,
Qu’est la lumière qu’irise le « Bistrot des poètes ».
Alors j’sors de la boue, j’m’invente une dignité,
Si j’gerbe, c’est dans mes poches, car je suis l’invité,
Et pour r’mercier l’Tôlier qui m’accueille d’un sourire,
Je m’asseois bien dessus mon putain de traczir.
Et je balance des phrases, et j’accouche de mots,
Et on remplit la cave tout en vidant ses pots,
On r’bâtit tout un monde où c’est qu’nous les poivrots,
On donne tout ce qu’l’on a, on s’la joue vrais frérots.
C’est pas encore pour c’soir qu’ma pourriture mont’ra,
Juste parc’que j’t’ai croisé, qu’tu m’as été l’extra,
Et qu’je m’dis qu’après tout j’ai encore à donner,
Alors Mec, régales-toi, parc’que c’est ma tournée.
Et on va s’en payer, même qu’y aura l’Grand Jac
ne repars plus.
ps: désolé pour ne t'écrire que maintenant.
Tu lui rends un très bel hommage, à la hauteur du grand Monsieur qu'est Liedich
Pour nous, il est le barman de très jolis mots, et chez lui on demande et redemande l'addition de ces vers, même si ces derniers temps, il s'est fait silencieux,
Touche pas au rêve c'est un très beau titre, parce que vois tu, Liedich c'est un troubadour, un poète qui nous offre les plus beaux rêves
Tu dis Liedich le cyclone , ces mots sont à chaque fois une tempète de tendresse
Merci pour ton magnifique texte
Bon week-end
merci pour le compliment et ta visite. je souhaite de tout coeur que ce texte le traduit le mieux possible. c'est ce que j'ai vu et lu en tout cas.
A bientôt.
Et on va s’en payer, même qu’y aura l’Grand Jacques,
Et Villon et Marot et tout l’gratin des « clacs »*,
Tous ces mecs qui font peur mais qui eux savent le vivre,
Parc’qu’eux seuls ont compris qu’la vie çà se vit ivre.
liedich,
*Clacs : bistrots louches, endroit à « putes… »
ça me fait ça chaque fois que je vois la grandeur entre les hommes, je n'ai pas envie d'en rajouter. Je me tais, je contemple, je me réjouis que ça existe, et je pousse un grand soupir.
Merci les Gars !
Merci pour ta visite, à bientôt
Comment avons-nous fait pour nous éviter jusqu'à présent , Et sans le faire exprès...
Amicalement
Nettoue