Partager l'article ! Naufrage...(2/2): Hugues de Chaumareys ...
Le bistrot des poèmes...
les mardis, au bistrot, l'on vous sert en poésie, du goulot jusqu'en vers.
Veuillez pardonnez la longueur de ce texte, mais cette histoire vrai est tellement incroyable qu’il me semblait justifier d’en racontait tous les détails.
Vicomte Hugues Duroy de Chaumareys,
Te souviens-tu du jour ou tu fit échouer,
En baie d’Arguin, ta frégate nommée la méduse ?
Baderne gonflée d’orgueil et de vinasse,
Tu as fait jouer tes hautes relations
Pour prendre timonerie et que tu fasses
Un capitaine à l’auguste prétention !
Fieffé coquin, tu avais commandement
D’une division de quatre navires
Pour partance à Dakar, mais ose le dire
Que tu n’avais pris la mer depuis vingt cinq ans !
Gredin, qui ne connaissait plus le nom des voiles
Mais pas ceux des châteaux qu’il sifflait à toutes heures,
Tes deux cents hommes eurent mauvaise étoile
D’avoir un tel alambic comme supérieur !
Passons sur le pauvre mousse qui tomba à la mer,
Tu ordonnas de ne pas se détourner du cap
Afin que le consul puisse faire carrière
Au plus vite en Afrique… Oh ! Vil satrape !
Passons sur les six prisonniers décharnés
Qui t’ont supplié, à l’escale de Ténériffe,
De monter à bord car leurs vies étaient comptés
Et que tu as refusé, misérable mornifle !
Ce même consul, sa femme et sa jolie fille
Réclamaient de voguer toutes voiles aux vents !
Ainsi, la méduse s’éloigna de la flottille…
Alors qu’il aurait du être au rythme du plus lent.
Tes seconds hurlaient pour changer de direction,
De perdre du temps mais prendre route sure !
Mais, tout en courbettes, tu prenais opinion
De tes passagers plus qu’à tes marins matures !
Les récifs d’Arguin s’approchaient de ta coque
Mais tu avais ordonné de n’être pas dérangé.
Tu ronflais, ivre, rêvant de futures breloques
Quand le bateau, sur un banc de sable, fut ensablé !
Ton incompétence à lire carte maritime
Te sera moins reprocher, lors de ton procès,
Que d’échoué en mer d’huile et temps sublime
Ton navire de guerre ! Oh ! Infâme goret !
Malgré l’effort des hommes et ce durant trois jours,
A rendre le bateau léger, tu as postilloné,
à leurs demandes de jeter les canons trop lourds
Que se serait crime de lèse-majesté !
Bien sur, une vraie catastrophe vint à venir
Par un orage noir de vent et de pluie.
Et une large brèche, dans la cale du navire,
Fit craquer, par une lame d’eau, la charpenterie.
Courageux, dans une chaloupe, tu t’es empressé
De te terrer avec tes amis riches et nobles !
Alors que tu aurais du rester le dernier
A quitter le pont en bon capitaine ! Ignoble !
Ton équipage voulait te trouer la peau,
T’a insulté, T’a craché à la face !
Puis se sont mis à construire un radeau
Car, dans les canots, il n’y avait plus de place.
Mesurant vingt mètres de long et sept de large
Soit cent quarante mètres carrés d’acajou,
L’amas de bois liés était en surcharge
Pour plus de deux cents hommes tous debout.
Au gré du ressac, l’eau arrivait aux genoux
Ou à la ceinture mais jamais ne descend plus.
Mais certain se cassent les jambes dans les trous,
D’autres tuent car tous savent qu’ils sont en sus.
Pas d’eau, ni nourriture mais le pire est à venir
Car tu couperas la corde qui tirait le radeau.
Immonde vicomte, par ce geste à vomir,
Tu allais créer un gigantesque tombeau.
De ce geste pour faire disparaître les preuves
De ta suffisance et de tes lâches fourberies,
Tel un serpent voulant faire une peau neuve,
Tu espérais qu’ils crèvent tous dans l’oubli.
Oui, ils ont dévoré leurs morts pour survivre !
Oui, ils ont bu leurs urines et ont supplié !
Mais, sous soleil de plomb, dix ont put vivre
Car, après quinze jours en enfer, ils furent sauvés !
Alors, tu fis l’objet d’un procès militaire
Au dire des témoignages des rescapés.
Mais, comme on se serre les coudes entre frères,
Tu fus dégradé, certes, mais aussi acquitté.
Suivirent trente ans de honte et ta bastille
Fut ton domaine ou tu as vécu cloîtré.
L’opprobre que tu infligea à ta famille
Firent qu’il oublièrent ou tu es enterré.
Mais, moi, vengeur, il me semble légitime
De te sortir de l’oublie ou tu étais serein.
Car, sur tes nobles os rongés par la vermine,
Je veux, à jamais, le déshonneur du vaurien.
2011
Voyage
salut !
bizarre bizarre . çà me rappelle quelqu'un suivez mon regard... quand l'incompétance rejoint la bêtise un très beau texte avec une raisonnance dans l'actualité. bonne journée avant le nuage invisible
manu
merci beaucoup...il est un peu long mais il fallait que je raconte tous les details de cette affaire d'état car c'est ainsi que cela fut à l'époque....j'ai essayé de mettre de la poésie puis j'ai voulu aller à l'essentiel...la vérité. il est regrettable que ctte aventure fut oublié par l'histoire alors que pléthore d'autres (moins eloquente) le sont toujours....et puis l'histoire oublie les hommes execrable, les plus grandes trumes de notre pays alors qu'il devrait être mis plus avnt car c'est aussi la nauture hulmaine...je suis trés heureux de te retrouver!
la betise humaine mise en avant, la stupidité du capitaine qui fait de lui un etre abjecte et le meurtrier de sa flotte, et puis parlons de la classe supérieur qui encore une fois passe en 1er rang , ca me rapelle le titanic, bon la fin chez toi est plus hard ils se mangent etc... en tout cas je suis tombée amoureuse de ta plume ou mots apres mots l'on voit se dessiner tes dires.
bise
merci beaucoup pour ce joli compliment final...et j'avoue rougir dérriere mon ordinateur...l'histoire est vrai d'un bout à l'autre...chaque fait est avéré et c'est une histoire incroyable qu'il était neccessaire de remettre de remettre en avant...en tout cas c'est ce que je crois. c'est d'ailleurs devenu à l'époque une affaire d'etat...en effet l'histoire a lieu aprés bonaparte lors d'un cours passage du roi...et cela a viré en guerre de classe sociale car les valeurs de la révolution était à cette époque trés forte et, d'ailleurs, le procés eut grand retentissement aussi parce que les nobles et notables ont eu un comportement honteux.
Tel un justicier, Benoît, tu sors de l'ombre cet infâme personnage narcissique, inconscient et pervers (et que sais-je encore !) qui causa la mort de tant d'êtres humains !
Je me demandais vraiment comment tu réussirais à narrer la suite de ce naufrage. Et comme toujours ta plume s'est montrée non seulement habile, mais tes rimes sont riches et cette expression "ils ont dévoré leurs morts pour survivre" est poignante.
Voilà un fait dont l'Histoire aurait préféré se passer... Mais j'ai pris grand plaisir à te lire.
Amitiés et bises,
Cathy.
merci beaucoup cathy...il ya trop de rime en "é" à mon gout mais raconter une histoire (entiérement vrai de surcroit) est une tache trés difficile..essayer d'être conçis et rapide sans perdre l'attention du lecteur alors qu'il y a tant de détail à raconter ( et je voulais les raconter toutes tant cet homme est incroyable de veulerie).c'était plus dur que je ne l'aurais cru...j'avoue avoir terminé dans la diffilculté et le mécontenetemnt de moi même...toutefois, j'ai tout raconter ce qui me rend mon opinion moins aigre...je relirais ce texte bientôt et certainement desc choses vont changer...en tout cas je suis trés heureux d'avoir ton amitié...tu es une personne de grand qualité (tout comme ton homme, d'ailleurs) et je suis encore abasourdi par votre calme et votre sereinité..etre à vos coté quelques heures est une véritable cure de sereinité...gros bisous et grande amitié
cette histoire est très insctructive, malheureusement les hommes se servent trop peu des leçons du passé et sont bien prompts à recommencer éternellement les mêmes horreurs contre leurs semblables. Non, votre histoire n'est pas trop longue, et le rythme soutien la lecture tout du long.
à bientôt.
merci pour ce compliment, c'était ma plus grande hantise....en effet, si j'ai joué un sorte de vengeur poéte, c'était uniquement pour utiliser de veielle injure de l'époque que j'adore! mornifle, par exemple...toutefois je suis entiérement d'accord avec ton jugement...si les héros sont mis en avant, les zhéros ne le sont pas...pourtant ils sont l'uatre partie de la piéce humaine...et des zhéros, il y en a en grande quantité...alors on oublie la vrai nature de l'être humain. Tout aussi lâche que courageux,...le vicomte hugues de chauamreys n'a aucun tableau de son visage passé à la postérité! tous ont dut être brulé par sa famille....et c'est ainsi qu'on oublie que l'histoire montre tout autant la veuleurie de l'être humain....merci pour ton passage
Quand la poésie adoucit par ses rimes , les atrocités ,
Il y a eu et il y aura toujours des gens incompétents qui grâce à leurs relations occuperont des postes à responsabilités, espérons au moins qu'ils sauront s'entourer de bons conseillers et surtout de les écouter.
Une triste histoire est la bêtise est la matrice
Bonne journée
Amicalement
timilo
en effet, la bétise et la suffisance sont les deux moteurs de cette affreuse histoire...oui, hélas, cette lointaine histoire dans le temps n'es que résonnace pour certaines à notre époque...merci pour ton passage et à trés bientôt
Bonjour Benoit je passe tard mais pas beaucoup de temps en ce moment même sur mon blog les articles sont programmés c'est te dire
ton texte est une immense tirade contre la b^tise humaine, la fatuité et l'orgueil.
Mais hélas les hommes ne savent pas tirer les leçons du passé.
bravo pour ton texte, et surtout pour les recherches que tu as dues faire.
bises de bonne après midi.
merci...les recherches n'ont pazs été trés compliqué...je cherche dans un ou deux livres et puis sur internet...voila tout...mais en effet, c'est une longue tirade pas prévu du tout....terminé dans une grande diffilculté...merci pour ton passage malgré ton emploi du temps surchargé....à bientôt
Enfin j'ai réussi à lire jusqu'au bout du texte , l'être humain ne retient pas les erreurs passées , il ne cherche qu'une seule chose à se satisfaire !!
Tel est celui qui est avide de pouvoir , il oublie les autres ....suffit de regarder notre gouvernement actuel ...
bon we benoit biz
aprés une bonne crêve et une semaine chargée, je reviens sur le bistrot trés tardivement....je sais que ce texte est un peu trop long mais vraiment il me semble necessaire de tout raconter! Incroyable histoire vrai....merci en tout cas pour ta fidelilité et à trés bientôt
Comme quoi, le bon sens est bien un poisson d'avril. J'avais oublié le nom de ce connard! Tu as bien raison de glorifier sa connerie. La liste des gens de cette espèce serait longue, et si tu les présente tous, tu n'as pas fini! Plus ils sont haut placés, plus généralement ils sont incompétents (principe de Peter). Je t'embrasse. Ophélie
en effet, ils sont nombreux et je crois qu'ils méritent qu'on se rappelle à leurs bon souvenirs! Certains d'entre eux seront l'objet de mes poèmes ( si l'inspiration revient, je n'en ai pas beaucoup ces temps ci, c'est à me désolé) Par exemple kergeulen mérite de revenir à nos mémoires mais lui n'est pas un connard qui a asassiné comme chaumarey....lui c'est plutot un pauvre type...merci pour ton passage, à bientôt