Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 22:34
- Publié dans : Le comptoir à rîmes


Mille excuses, mon emploi du temps étant trés chargé, je ne peut aller vous voir tous et toutes dans vos maisons respéctives ou cela sent si bon la poésie....Je le regrette tellement....Mais tout cela n'est que temporaire et bientôt la taulier retournera derriere son comptoir....A trés bientôt et joyeux noël à tous et à toutes !!!!

Ps: J'ai honte...je remets le texte de Noël de l'année derniére...mais, n'ayant pas fait mes devoirs sur le thème, je vous renvoie du réchauffé....Tout comme la semaine prochaine... Désolé encore et à trés bientôt!!!!!

 

Benoit

 
                                                                  
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Voici le souvenir d’un homme qui fleure bon

La douceur, nacré, d’un effluve d’enfance.

Je clos le quotidien pour, dans une fragrance,

Parvenir à Campagnan, lors de nos réveillons.

 

Dressée avec la blanche nappe, brodée à la main,

La table est un champ de reste en abondance.

Autour, la fratrie, en un état de somnolence,

La panse bouffie, cale en brûlure du trop plein.

 

Il y a des coquilles de noix broyés,

Des dates séchées et du Touron d’Hispanie,

Une rivière perdue de p’tits fruits confits,

Des fonds de Crémant dans les verres à pieds,

Et des papiers froissés de tendre nougatine.

La bûche, coulante, a son sapin en plastique

Qui glisse, les pieds dedans, en lenteur lactique.

J’avale une dernière mandarine.

 

Les femmes débarrassent et font la vaisselle.

Les hommes causent de tout sur pas grand chose.

Mon papet opine du chef, les paupières closes.

J’ai six ans, je crois, et j’attends le père Noël.

 

Maman porte sa fille endormie dans ses bras.

Mon visage est collé à la glaciale vitre.

Dans l’obscure clarté aux multiples pépites,

J’espère le voir avant de mettre le pyjama.

 

Mais rien. Je baisse les yeux sur mes godillots,

Et emboîte le pas pour rejoindre ma sœur.

Une main sur mon épaule fait battre mon cœur.

C’est mon père qui me fait signe de ne dire mot.

 

Il se lève et je suis, dans mon petit soulier.

Passe la porte et, sur la place du village,

Ouvre le coffre de not’ Cent-quatre hors d’âge.

Il dépose sur le toit des jouets par milliers.

Je viens d’entrer dans un secret d’adulte.

Et, lorsqu’il ferme la malle, son regard bienveillant

Exprime toute sa tendresse à son petit enfant.

Il me tarde que le jour se lève car… j’exulte.

 

Sans barbe, qu’il est splendide ce papa Noël.

Et le rouge n’était pas à la mode, jadis.

Qu’il est doux cet instant ou la fierté d’être fils

Mémorise son père devenir un éternel.

 

 

 

                                                 2009/10

 

 

Campagnan 

 

 

Par le taulier - Communauté : Les plumes de timilo
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