Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 10:40
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Je happe les courbes de tes lêvres, si humides,

Entre les miennes, et je me consume de désir.

Nos langues se mêlent et s’enlacent, si avide

De n’être plus qu’un dans un unique soupir.

 

Elles se délaissent. Nos bouches brûlantes se ferment,

Pour se manger, vorace, et s’engloutir de plaisir.

Mais nos baisers, salaces, nous rassasient à peine

Alors nos langues s’échappent pour mieux nous nourrir.

 

Par nos yeux clos, nos épidermes sont à fleur de peau.

Nos sourires, pleins de râle, de l’envie de se baiser,

Les ouvrent et s’échangent, alors, le bonheur de s’aimer.

Nos mains s’immiscent dans les prémisses du grand saut.

 

Les miennes glissent le long de ton échine

Pour pétrir, avec rage, ton splendide fessier.

Les tiennes, expertes, saisissent mon vié

Pour prendre contrôle de la virile machine !

 

Je suffoque ! C’en est trop ! Tu me fais chavirer !

L’odeur de ta peau ! Ton corps nu et dévoué

De toute son âme à ma tendre lubricité 

D’homme en rût, impatient de prendre ta beauté !

 

A cet instant précis, pourtant, tu t’es écarté…

Tes prunelles racontent tout…tu es scandaleuse…

Ta poitrine superbe…. Ta peau laiteuse….

Tu me susurre, doucement :

                                            -« Allons nous baigner… »

 

les clapotis mélancoliques du lac d’Annecy

Rapatrient mes sens sur la plage de Talloires.

Les étoiles garderont, toujours, en mémoire

Ton galbe de sirène dans l’eau de minuit.

 

J’admire ton cul, tatouée d’une rose éclose,

Que j’aime tant cueillir sur ton derme sucré.

J’admire tes hanches, que j’aime tant serrer.

Contre toi, le bonheur de vivre se repose.

 

J’admire ton dos et ta nuque libérée.

Avec une pince, tu t’attaches les cheveux.

Puis tu disparais dans le lac soyeux.

Cet instant, sache-le, est en moi à jamais.

 

Moi qui grelotte, tout nu, sur la berge,

Je trempe un pied qui glace ma superbe !

Ton amant est amarré, tout bleu, sur l’herbe

Et, toute petite est devenue ma verge…

 

Tu ris de mon ridicule et tu reviens.

Des gouttes glissent sur tes seins et ton ventre.

Tu me tiens la main et, avec toi, j’entre.

Ma peau contre la tienne, je suis si bien.

 

 

 

 

 

 

2011

 

 

Merci à Virginie....

 

Carré blanc 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Ruche de beaux mots
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