Partager l'article ! Le Peletier: &n ...
Le bistrot des poèmes...
les mardis, au bistrot, l'on vous sert en poésie, du goulot jusqu'en vers.
Sous le mât du cros val d'osne
Qu’une boule blanche jalonne,
Y a la station Le Peletier,
Entre les rambardes de fer forgé.
C’est une p’tite bouche de métro
Qui rejette son flot de parigot
Et étale en rue de Paname
Sa marée de corps et d’âmes.
Le sac et ressac de la foule,
Dans l’escalier, s’enroulent
Aux humides relents ventilés
Du métropolitain bondé.
Sur une marche, une manouche,
Vêtue en guenille et babouche,
Supplie, du regard, la monnaie,
En murmurant, la main levée.
Et, chaque cinq minutes,
La foule se culbute
Pour s’extraire de la terre,
Ventilée au diable vauvert.
Un mec, le nez dans son livre,
Se cogne sur une lascive.
Pardons et regards s’échangent.
Et l’attirance se mélange.
Mais le désir d’aimer est impotent.
Ici, on court après le temps.
Pour que son taulier soit satisfait,
Il faut, au turbin se précipiter.
Et, dans toutes les rues de paris,
La lave de vie coule infini,
S’extirpe par les entrailles,
S’évapore dans la grisaille….
2010
je me suis assise à la terrasse de ton bistro et j'ai lu les nouvelles.
c'est paname que je retrouve sous tes mots, paname et l'odeur de son métro, paname et ses rues si pleines de vie, bref j'ai retrouvé tout ça, j'ai fait un bon de .....ben quelques années.
merci patron je reviendrais .
merci beaucoup chére vénusia......je trouve que paris, avant tout, ce sont les odeurs....n'en déplaise aux campagnard, elle sente le chaud.....le trés chaud. A ce propos, je trouve que ton nom de poétesse l'es tout autant. Un mélange de vénus et vésuve......j'adore...
Bonsoir Benoît,
"Le mardi c'est écrit"... Et le mardi, c'est Paris ! Une capitale que l'on aime ou que l'on déteste et pourtant, elle est si belle !
J'ai voulu la faire découvrir à mon Belge de mari en 2007. Une semaine à aller d'une bouche de métro à une autre pour visiter un maximum d'endroits... Je retrouve dans ton écrit l'ambiance de cette ville qui a son charme.
Mais ne demande pas ton chemin à un Parisien... Il n'y en a aucun à Paris !!
Très beau texte.
A bientôt,
Cathy.
paris à le vice dans la peau....ses odeurs se mélangent dans les aléas des avenues. et, en effet, paris est une toile d'araignée. Les uns s'y engluent par plaisir ou par accoutumence; les autres detetestent y être accrochée: pas assez de liberté! Paris n'est qu'une bouche de métro. c'est la premiére vision de tous touristes. voir paris, lorsque l'on sort d'une bouche.....merci pour ton compliment, qui me va droit au coeur. à trés bientôt
belle image et les mots ne sont pas en reste.
bonne journée
merci...le métros, en même temps c'est toujours une fuite en avant. La photo sort de wikipedia. je ne sais pas qui l'a fait. abientôt
quelle belle écriture ! ça coule...ça s'enroule... on a l'impression d'y être ! bravo !
bon week-end !
merci jacinthe pour ton long passage dans ce petit bistrot de quartier....l'écriture se travaille tous les jours, c'est ^pourquoi j'écruis tousd les jours....à bietôt
j'admire tout simplement
tu es un vrai de vrai parigot
bisous de mon île plus tranquille et moins embouteillé
Je suis un parigot avec l'accent du sud. Mes racines sont à Montpellier mais mon bitume est à paname. Merci pour ton passage line et à trés bientôt
Une bien belle ambiance que ce métro parisien ....il y a longtemps j'ai été traînée mes guêtres et je retrouve cette sensation si bien décrite dans ton poème !! bravo Benoit , bonnes fêtes à toi biz
Merci, ce spectacle de métropolitain est une ambiance si particuliére....Il y aurait tant de poémes à écrire afin de ne pas rater la moindre fragance.....Une lourde tache pour le bistrot que de sortir hors de ces murs pour sentir les entrailles pleines de rails...
joli poème
je n'aime pas le métro et ton petit poème montre bien l'indifférence de ces gens qui sont obligés de le prendre, euh quand il est pas en grève lol
bon samedi .
En effet, le métro n'est qu'un passage netre deux univers. Pourtant, comme nos portes, portails, nous avons une certaine bienveillance pour le passage. Et des parisiens ayant quitté la capitale pour la province se souviendront toujours de cette odeur si désagréable et si nostalgique du métro parisien...En tout cas, ton avis est tout à fait juste. Car c'est ainsi que j'ai voulu ce texte: d'une indifférence humaine absolu. Merci pour ton passage...et à trés bientôt
Métropolitain, ce mot seul est poétique, jolie déclinaison que tu lui fais.
Merci beaucoup....métropolitain est en effet un mot trés doux et trés mécanique. On sent du mouvement et de la régularité....Métropolitain ressemble à métronome. Et le métro est le métronome des parisiens et autres vivants en capitale ou grande ville....merci pour ton passage et à trés bientôt.
Et chez toi, on tombe dans la vraie sans fioriture de certains moments de la vie. j'aime bien aussi !
Amicalement
merci Nettoue, la poésie doit aller à l'essentiel! En tout cas la mienne ne fait pas de rond de jambe. Ou le moins possible. Tes articles de vie et mes inspirations vont trés bien ensemble, il me semble...
Je venais au R.V. du mardi... Mais point d'autre écrit depuis le métro... Les transports seraient-il encore en grève, Benoît ?
Je m'inscris à ta news...
Amitiés,
Cathy.
Le rendez vous du mardi est aléatoire...desfois le matin ou le soi, aujourd'hui c'est le soir....le week end fut extremement festif et nous venons juste d'arriver
Un microcosme ce métro et ici tu en retranscris toute la magie !!!! Y'a de la mélancolie, de la drolerie et un soupçon de cynisme fataliste ... tout y est !!!!
merci beaucoup mariche. Ce métro est tou prés de chez moi. et j'avoue que les bouches me suggérent une telle quantité d'image que je souhaite sincérement les mettre en mots. Ctett vague humaine. ces odeurs si apres et si routinier....bref, tout un mond de poésie urbaine
C'est la misère à ciel ouvert,
La vie qui passe à juste marner,
Les yeux en leur diable vauvert,
Oubliant juste d'exister.
Pourtant qu'il est beau ce Paname,
Plein des dorures de l'hier,
Je vois là tant de Belles Dames,
Que monte en moi envie bien fière.
Alors, à Vous, je crie VIVEZ,
N'ayez de cesse que l'amour,
N'écoutez point le TRAVAILLEZ,
De chaque instant, prenez l'atour.
Et si vous passez par Pelletier,
Aimez vivre à pleines poignées.
Le temps est une goutte de pluie,
Dont l'éclat n'est pas infini....
whaouhhhh!!!!! c'est le plus beau commentaire que l'on ne met jamais fait! merci à toi. Je crois que l'ancien plus beau commentaire qui vient, donc, d'être détroné, était déjà de toi....je mettrai ce commentaire en valeur cet été....à bientôt