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Le bistrot des poèmes...
les mardis, au bistrot, l'on vous sert en poésie, du goulot jusqu'en vers.
Adossé au vieil arbre, fredonnant une comptine,
Le vieil homme, méprisé, comme chaque soir ravive
Ses jeux d’enfants et ses souvenirs passés,
Ou, montait sur l’arbre, jouait aux flibustiers,
Ou ses premiers rendez-vous de minet,
Lui donnèrent les surnoms de fanfaron et minet.
Alors, il sourit, péniblement, car il est maintenant vieux,
Et ses yeux noirs sont centre d’une toile d’araignées,
Par le temps creusé.
Seul l'arbre, qui le tient chaud dans ses ecorces,demeure
Et ses feuilles, alors, se frottent à la douce brise venue
En guise d’un signe d’amitié finie mais accrue.
Alors le vieux se lève et rentre au village.
Fredonnant sa comptine, évoquant une jeunesse lointaine
Mais, aussi, celle de sa mort prochaine.
1989
Bonsoir,
Délicate pensée que ce texte sur les ancêtres, ce vieux tient une belle place dans ton album de poèmes. J'ai aussi écrit il y a quelques temps sur ce sujet fort émouvant que sont n os vieux qui attendent souvent la mort, surtout lorsqu'ils sont seuls et que leuir manque leur douce moitié.
Belle soirée et bisous d'EvaJoe
Ce texte est le deuxiéme que j'ai ecrit....c'est donc un de mes premiers et c'est donc un poème trés trés bancale. J'avais 16 ans à l'écriture de ce texte. 16 ans, age ou l'on ecrit tant sur la mort, sur les parents, sur sa condition de gosse( gaté)....no future!!!!! J'ai tout jeté....tout était tellement stupide...j'ai juste conservé trois textes qui sont dans ce blog : "la paresse precoce et il y a .....". Mes trois premiers poèmes....merci pour ton passage.
je n'ai pas conservé grand chose des écrits entre 15 et 19ans, je dois reconnaître... peu ont survécu... c'est que celui qui écrit ne se pardonne rien... n'est-ce pas?
parce que nous, en fait, il nous va très bien ton poème dit "bancal"!!
belle aprem à toi Benoît
bisous
merci bien, en vérité je ne sais pas pourquoi j'ai conservé celui-là ( comme d'ailleurs, pourquoi j'ai copnservé les deux autres) mais je le le livre sur ce blog car je souhaite mettre tout ce que j'ai ecrit en article pour le bistrot. Donc, les trois premiers poèmes se devaient de compter dans ses pages. c'est chose faite....à bientôt....sache que je te lis toujours autant mais je ne peut écrire de commentaire par le biais de mon nouveau ordinateur ( qui est en reseau avec d'autres, voila pourquoi)
il y a souvent dans tes écrits ce vieux ...il ressemble a celui de la vigne (un de tes derniers textes) et puis cette arbre qui m'a l'air tout autant usé mais qui pourtant perdure, pour les humains c'est identique c'est juste a nous de les conserver intacts dans notre coeur, c'est pas évident d'écrire sur un sujet aussi délicat sans tomber dans le morbide, j'en avais écris un d'ailleurs mais bon je suis pas certaine de l'avoir réussi aussi bien que toi, il y a une belle histoire de la mythologie qui dit qu' au-dessus de chaque etre il y a un arbre et que au fils du temps ses feuilles sont moins vertes elles commencent a jaunir et a tomber, et lorsque il n'en reste quasi plus a ce moment la fin approche, ton texte m'a fait penser a cette histoire
bisou
Je ne connaissais pas cette histoire mais j'avais pensé à quelque chose de ce genre quand je l'ai écrit...il y a fort longtemps. J'étais au collége. C'est un des trois textes que j'ai conservé de cette période....et, il est juste d'y voir des redondances avec beaucoup de mes textes...ce vieux est mon grand père...il était à l'article de sa mort durant cette période...depuis, j'écris sur mon grand père de toutes les maniéres possibles...c'est inconscient mais c'est ainsi. J'écris aussi beaucoup sur cet arbre qui est l'arbre de mon enfance....il est mort depuis....
souvenir et nostalgie d'un temps qui s'enfuit sans retour.
mais la vie file ainsi sans s'arrêter.
bises et bonne soirée
merci venusia...c'est un texte trés vieux et assez peu réussi...mais il me semblait juste de le mettre dans mon bistrot....bonne journée et à trés bientôt
j'aime beaucoup le symbole de l'arbre, à la fois longévité et enracinement, tourné vers l'avenir et cette dimension du souvenir que vous ajoutez, du ressourcement par le souvenir, puisque le vieux rentre en fredonnant, insouciant, en apparence. C'est un thème qui me tient à coeur. Claire
merci beaucoup, j'avoue que ces thématiques me tiennent à coeur, tout autant que toi...et, tu as raison aussi il n'est qu'insouciant qu'en apparence...je le crois, Un rapport un peu enfantin lié à cette mort dont il n'est pas dupe quant à sa venue trés rapide. c'est un texte trés personnel car à ce moment là mon grand père était à l'article de la mort et il était un paysan d'ou le rapport à l'arbre. bisou et à trés bientôt