Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 05:00
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

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 Les colombins de la paix

 

 

Un gentilhomme au blaze à particules,

directeur de cabinet et haut fonctionnaire,

se tortillait, comme un vers, sur sa longue ridule:

un gros cigare pointait aux bords de ses lèvres.

Il s’excuse auprès de ses conseillers en finance

de quitter la réunion, et, avec précipitation,

court, en ondulant, vers les coins d’aisance.

En habitué, il dépose sa grosse action.

Un fracas de jeudi noir perturbe les gogues

en marbre rose et robinetterie dorée.

Un râle de bien-être fut l’épilogue

à la digestion d’un déjeuner étoilé.

  

 

Et l’odorante hommage

de not’grand argenté

débuta son voyage

dans les chemins usés.

 

 

Un manoeuvre sans papier, dont l’anus stimule

de viles grimaces sur sa face contrariée,

prie son chef d’aller soulager ses testicules

et, qu’évidemment, la taupe tape au guichet.

L’approbation obtenue, il quitte ses outils

et détale, en dératé, au fond du chantier

vers les chiottes, au mur tout décrépit

ou les filles de calendrier sont dénudées.

La gamelle du midi était trop épicée.

Les muscles tendus du sphincter le remercie

de pouvoir lâcher prise à un tel merdier.

A l’avenir, sa femme ne mettra plus de curry.

 

 

Et le fécal message

de not’simple ouvrier

fait son virage

en mes chemins usés.

 

 

Un tailleur, de religion judaïque,

dans son atelier à tissus, déambule.

Un froid gargouillement de colique

émet une explosion en son ventricule.

Alors, il se précipite vers les latrines

dans une course effrénée pour se vider.

La légitimité d’un pays en Palestine

et la guerre sainte ne sont plus nécessité.

Le souhait unique de ne pas avoir tacher

le fond du slip est devenu prioritaire.

Le pantalon au talon, il est soulagé

d’avoir put sauver l’interne matière.

 

 

L’énorme cubage

de not’couturier

entame le sillage

de mes chemins usés.

 

 

Un cuistot, de religion musulmane

dans sa chaude cuisine, se désarticule

par un tapage de bruit et de méthane.

Entre les clients, il s’excuse et circule

vers les tous petits coins qui sont si loin.

La légitimité d’un pays en Israël

et la guerre sainte ne sont plus sacro-saint,

durant l’action d’un coulage de bielle…

Le paletot aux jabots, il tentent d’amoindrir

le fracas d’une vidange inhumaine,

afin que la clientèle ne puisse ouïr,

sa délicate situation de quarantaine.

 

 

Le moelleux lestage

de not’cuisinier

fait son pèlerinage

vers mes chemins usés.

 

 

Dans les entrailles de notre terre violente,

les quatre étrons se coagulent sereinement.

Fit des luttes de classe bien trop fréquente.

Fit des haines raciales et autres tourments.

Les quatre colombins baignent en eaux de paix,

et se plaisent à suivre le même chemin.

Je nomme, ça, la philosophie souillée.

Moi, l’égoutier, qui prend leçon des destins

de ces cacas provenant de différents trous

et filant, en une harmonie commune.

Je sais que présidents et autres gourous

devraient faire stage en mes routes d’infortune…

 

 

 

                                                                                                        2010

 

 

 

 

 

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Le trés etrange voyage de l'etron

Gaïa

 

 

 

 

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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