Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 16:11
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

melancolie friedrich

 

      Tableau de Friedrich    www.vlamarlere.com

 

Au port, salut de mon âme esseulé,

Je rêve de tes dunes sous la lune claire.

L’amertume de l’océan, en tâche bleutée,

Me gifle au visage une nuée de vipères.

 

Je t’aime tant et tu me manques plus encore.

Puisque tu n’es pas là, pourquoi suis-je ici ?

Si heureux à l’ombre de ton âme, j’implore

L’écrasante douleur de me brûler en sa litanie.

 

Aux sacs et aux ressacs de mes bruyants souvenirs

Ou tu semes dans mon charnier d’existence

Tes lèvres sentiers et ton désir de mourir,

Tes sourires résonnent dans mon silence.

 

Les genoux mordus par les pierres de la grève,

Je prie le ciel de te revoir une fois,

Une dernière fois au-delà de mes rêves.

Le réel est lépreux depuis que tu n’es plus là.

 

Mais, comme chacun sait, dieu n’écoute plus

Les amants qui se consument de trop s’aimer.

Et, dans sa sagesse, lorsqu’il prend l’un des élus,

Le divin laisse au vivant toute sa pitié.

 

Alors, puisque mon cœur est un gouffre

Ou s’emplit un déluge infini de larmes,

Il est tant d’entrer dans cette eau bleue pour que souffre

La vie sans toi et que la mort me désarme.

 

 

 

2010

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Ruche de beaux mots
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