Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 09:13
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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Dessin de camad

 

 

 

Les aminches

 

 

 

Quatre gonzes et une gonzesse

S’arsouillent la tronche en boite.

Les décibels aux oreilles déboîtent

Mais on ne cherche que l’ivresse.

Au comptoir d’une belle métisse,

On paye plus mais on se pochtronne

Faut dire qu’on connait la patronne

Nos verres se vident et se remplissent.

 

Trop rance pour séduire les beautés,

Sur la goule, j’embrasse un ange.

Le mec veut me coller ses phalanges.

Mes potes le calment : « il est bourré ! »

Moi, je suis déjà barré en piste,

Les gens s’écartent de ce saoulard

Qui se trémousse en danse des canards :

La honte ne tut pas les puristes.

 

Mon Ludo guinche sur le bar,

Se la pétant mariole beau gosse,

Dans le bac à glaçon se désosse.

Ses Ray ban de traviole, c’est fendart !

Il me rejoint, la guibole en feu.

(Il faut maintenant que vous sachiez

Qu’il y a des pas, dans la chorée,

Qu’on ne peut faire qu’à deux)

 

Francis pratique sa technique

De drague pour minette revêche.

De leurs cheveux lèche une mèche

Et attend  un geste volcanique.

S’il y a un manque de réaction,

Cela peut dire que la poupée truque

Sa beauté en portant une perruque.

Pour être sur, il touche les nichons.

 

Gwladys, notre princesse, ne cesse

De rire aux conneries de ses barjots.

Et quand elle danse, on devient beau,

Sensuelle en robe de tendresse.

 

Au matin,  la taulière veut fermer.

Accoudé, Pierrot gobe les mouches,

Un verre en main, un sourire en bouche.

-« Je meurs les gars, je peux plus bouger,

Trop mal au cœur ! » qu’il nous braille,

« Laissez-moi là et sauvez vos peaux ! »

Mais on ne laisse jamais un héros

Même rond sur un champ de bataille.

 

En bagnole, on hurle à tue-tête,

La vitre ouverte à tous les pigeons :

Les bourgeois c’est comme les cochons.

Puis, je continue avec « La quête ».

Et la ville s’éclabousse de bleu.

Alors, Ludovic devint austère.

Je dis : -« Tu boude, mon pépère ? »

-« c’était la chanson de mon vieux.. »

-« pardon, j’ai la bêtise viscérale.. »

-« Au contraire, mon frère, chantonne.. »

Et, tous ensemble, on fredonne

Pour atteindre l’inaccessible étoile

 

2008

 

merci à tous mes frérots de chanter avec moi du grand jacques quand on sort de boite…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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