Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 10:00
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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croquis d'Evrard de Caqueray   

 

Oh, mon tendre amour ! J’ai ouï dire

Que le mot « toujours » peut se ternir.

Nos âmes séculières se délaissent.

Ecoute ma prière. Je me confesse.

 

Dans ce voyage à vivre à deux,

Le chemin de Halage est sinueux.

Aigre est la saveur du fleuve blême

Qui crache ses langueurs en morne plaine.

 

De notre union, si consumée,

La folle passion s’est imbibée

D’un pratique avenir si matériel

Bien que nos désirs rêvassent de ciel.

 

Faire semblant, les jours d’orage,

A passer le temps dans ton corsage,

Mimer l’étincelle et s’embrasser

Que, de vaisselle, se disputer.

 

Faire semblant, au petit matin,

Tout en baillant qu’on était bien

A s’enlacer, dessous la couette,

Pis aller bosser, un Blues en tête.

 

Je me souviens qu’on s’est aimé

Mais le quotidien nous a avalés.

Reste la tendresse de nos cœurs offerts.

J’ai, encore, la faiblesse de tes yeux verts.

 

Oh, mon doux amour ! J’ai ouï dire

Que le mot « toujours » peut reverdir.

Alors,

Allons voir, mignonne, si la rose,

En nuit friponne, s’est éclose.

 

 

 

 

 

2010

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Ruche de beaux mots
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