Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 07:16
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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tableau de Gustave Courbet

 

 

 

La paresse précoce,

 

Avec ma ligne, tendue, plantée là, sur la berge,

Entre mes jambes … un chapeau de paille sur mon nez,

La lourde chaleur s’écrasant sur la terre Glaise,

Je rêve d’une femme, nue, conquise par mes baisers.

 

Roulent tranquillement les languissantes eaux,

De la rivière, en mes songes chaotiques,

Ou ma belle, au sein lourd, me caresse la peau,

Mêlant nos sueurs en un suintement lubrique.

 

Et, soudain, mon chapeau tombe. Je vois le vide !

Un écrasement sanguin éclate mes pupilles.

Et, la ligne se raidit. Une victime ! une victoire !

 

Une nonchalance brutale enveloppe mon être…

Par delà, s’envole ma compagne éphémère.

Je tire sur ma canne. Un Goujon… quelle gloire…

 

1999

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 Les trois premiers poèmes

 

 Carré blanc 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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