Partager l'article ! Guerre et paix: Photo pris à Sturmpionier link La grande guerre ...
Le bistrot des poèmes...
les mardis, au bistrot, l'on vous sert en poésie, du goulot jusqu'en vers.
Photo pris à Sturmpionier link
Un uniforme de soldat entre deux tranchés.
Vautours voraces, avec leurs becs qui grappillent,
Dans les abattis de sa viande avariée.
Un œil est avalé. Du foie coule de la bile.
Un spectacle ordinaire pour les deux armées.
Dans les fosses, des ratasses qui se faufilent.
Un arbre déchiqueté. Des pieds gelés.
L’hiver glace les os. La gerçure mutile.
Sur cette terre stérile, prés des trous d’obus,
J’écris à ma mère, des morpions au cul.
Du patriotisme ? Une absurdité.
L’assaut, dés que l’ordre sera donné. J’ai la trouille.
Une baïonnette dans le bide. On m’zigouille.
La glorieuse postérité ? En rat, j’ai crevé.
2009
Un espace bleue entre des nuages blancs.
Velouté vanille de Nimbus qui chemine.
Un zoo abstrait sur une couche de cyan.
Une multitude de douce mousseline.
Une brise légère qui susurre aux tympans.
Des feuilles de marronniers qui frétillent.
Un tiède automne, en tache de safran,
Annonce un feu de cheminé qui grésille.
Sur le pré, au milieu des pâquerettes,
Une brindille en bouche, je suis poète.
Un goût d’immortalité…une vanité.
Sur mon âme, au centre d’un pur paradis
Empli d’une douceur euphorique, j’écris.
Une seconde de présent …une éternité.
2009
Ces textes sont un hommage aux poilus, alors que nos enfants ne savent plus qui ils étaient. Il faut honorer leurs mémoires et savoir ce qu'ils ont vécu pour comprendre que la guerre est une saloperie. Dans chaque famille française actuelle, il y a moins un ou deux grand père ou grand oncle qui sont morts là-bas. N'oublions jamais.