Partager l'article ! Gaïa: La dame du lac est embourbée. Les sources ne sont plus fécondes. Plus a ...
Le bistrot des poèmes...
les mardis, au bistrot, l'on vous sert en poésie, du goulot jusqu'en vers.
La dame du lac est embourbée.
Les sources ne sont plus fécondes.
Plus aucune peur. Plus de sacré.
Les nymphes se morfondent.
L’eau déviée en folle fontaine
Est devenue, au fil du temps,
Une eau d’évier, que l’on draine
Dans des trous croupissants.
L’homme moderne l’a canalisé,
Dans un enchevêtrement d’égouts.
L’homme moderne l’a étouffé,
Soumise, traînée dans la boue.
Cette déesse nourricière
Est devenue une propriété.
Avant, sublimée par des prières,
La voilà, maintenant, facturée.
Les chants sublimés pour Amphitrite,
De tous ses pèlerins venant en masse,
Sont perdus. La vieille a de l’Arthrite.
Depuis, on a tiré la chasse.
Les processions gauloises,
Pour Cybèle, au source des fleuves,
Fertilisent, maintenant, l’ardoise
Du taulier ou ils s’abreuvent.
D’antan, on élevait des statues,
Pour les naïades polissonnes.
On coule des bronzes en vertu,
Désormais, pour nos envies de trône.
En vérité, je vous l’avoue,
Toutes ces légendes sont au trou.
Par les avaloirs, cela échoue
Dans les rivières de mes égouts.
Car, je suis gardien d’eau impure.
Travailleurs des profondeurs .
Et toutes ces déesses murmurent,
A mes oreilles, leurs aigreurs.
2009
Le trés etrange voyage de l'etron
salut!
ah un petit poème ecologique on dirait avec une petite note de réalisme scato qui remet au sol les envolées lyriques.pour te consoler les toilettes seches çà existe et çà marche pas mal lol . pour tout le reste j'adhère tottalement
bonne journée manu
merci, c'est un un propos d'égoutier que je raconte. En effet, c'est mon métier. Et, aimant les déesses de l'eau gauloises et romaines, je me suis amusé à les faire parler dans mes égouts comme si je les entendais. Et desfois, je crois les entendre. Maintenant, pour les toilettes séches, j'ai bien peur que dans les grandes agglomérations cela ne soit difficile à mettre en place. Et puis, je perdrai mon boulot.
en effet si c'est vraiment ton boulot je m'en voudrai de te retirer le pain de la bouche, ou plutôt les egouts. je suppose que vue de la dessous effectivement il doit y avoir des trucs qu'on voit pas à la surface
.
des trucs du genres déesses romaines et gauloises qui ralent sous terre pour les bonnes odeurs d'antant.En fait les toilette seche c'est tout à fait possible en ville il suffirait juste d'un collecteur de matières solides lol , pas sure que tes déesses appécieraient evidement au bout du compte elles se sentirait un peu seules mais dans une atmosphères un peu moins viciées .
en tout cas merci de nous proposer ce voyage au fond du trou ...lequel çà c'est une autre question ; mais voyons la divine fosse à purin des dessous parisien .
bonne soirée à toi
manu
Chére manu, n'hésite pas à dire tout ce que tu pense de ceux que je fais....J'aime les com agréables certes mais j'aime aussi les com critiques. Et, je crois, que tu le panache pour cela. Sinon, égoutiers est bel et bien mon métier et ceux depuis 8 ans. pour t'amuser a en connaitre davantage, je te conseille d'aller sur un de mes articles. C'est un article de moi dans le journal des fonctionnaires de ma collectivité. Tu comprendras tout. C'est dans la catégorie " la docu du bistrot". j'y dépose les à coté du bistrot.
Salut Benoit,
Content de voir que la poesie n'est pas morte et qu'elle sort du classicisme rebarbatif instauré contre lequel je suis. Je decouvre de la poesie de bistrot touchante et élogieuse des sentiments simples. Que de beautés disparues, ou sont les emotions humaines ?
Je t'invite a decouvrir mon blog.
poesiedebistrot.blogspot.com
A bientot
Merci pour ce com, c'est exactement cela que j'essaye de faire. En plus d'une précision des mots et raconter des histoires ciselés. Je crois que si victor hugo magnifie toujours autant la poésie, j'ai bien peur que rimbaud et baudelaire( malgré leurs génies et leurs sublimes poèmes ) n'ont rendue triste à jamais les thématiques de la rîme. Le spleen nous a tué....
Je n'arrive à laisser de com sur ton blog, ni t'envoyer un message par outlook. Je suis nul en informatique. En tout cas, j'aime et particuliérement spohia
ah je me régale... bon je ne pourrai pas ici parler de nectar, ce serait douteux, quoique ce ne soit pas sale...!!!!
il n'empêche que c'est un trou dans lequel s'est engouffré fort volontiers...mon rire le plus truant... tonitruant d'ailleurs!!
Et si aucun n'effet seyant n'est ici posé
,
du moins n'en sortirai-je pas chassée...
non la prose n'est pas de mise sur pareil sujet
l'analogie est non convenue au premier jet..
exellent commentaire! Tout est dit. je fais des rimes avec les proses de tous les autres! ne suis-je pas l'égoutier poéte comme l'écrit l'article dans ce fameux magazine? ( voir dans la catégorie "la docu du bistrot"). Mes collégues au travail m'appelle en tout cas ainsi. Car je travaille véritablement dans l'égout
Bonjour Benoît,
Je ne dirai pas que "je respire" ton poème... Mais te lire me conforte dans l'idée qu'il s'en dit des choses là dessous nos pieds...Tu m'en fais ici découvrir quelques aspects, tout en abordant de façon subtile le côté écologique. Gardons notre bien vieille chasse d'eau ! Sinon nous n'aurons plus d'égoutier pour évoquer ainsi ces lieux souterrains.
Les anciens égouts de Paris se visitent paraît-il... Et c'est même très intéressant selon ce que l'on m'en a dit. En tout cas, cette visite-ci fut bien agréable.
A bientôt et bon week-end.
Bises,
Cathy.
en effet cathy, un égout dit" hors d'eau" se visite à paris et ce qui est intérressant, c'est que se sont d'anciens égoutiers qui font les guides. Quand à nos égouts à moi ( je suis égoutier en val de marne) il se visite durant le festival de l'oh!....tu pourra visiter de véritable cathédrales souterraines. mais si tu veux en savoir plus file dans la catégorie "les chemins usés" ou dans "la docu du bistrot" il y a un aaticle symapthique....
C'est fait, Benoît, je t'y ai laissé un message... Il eut été dommage de rater cela ! Une sacrée découverte.
Merci encore pour tes infos et ces beaux écrits. J'aime beaucoup ta personnalité.
Amitiés,
Cathy.
merci cathy mais j'aime tout autant la tienne...donc nous sommes deux à nous apprécier et à nous lire souvent...ce qui est une exellente chose tu ne crois pas? bien à toi...je t'embrasse trés fort
Salut Benoit,
j'ai corrigé les commentaires, il suffit de choisir anonyme.
Bonne soirée
je te remercie et viendrais te voir dans la semaine, à bientôt
Effectivement, je trouve cela formidable que de découvrir une écriture et une personnalité qui nous "parlent", et lorsque c'est partagé c'est d'autant mieux.
Merci Benoît pour ta réponse qui me touche beaucoup.
Amitiés et bises,
Cathy.
merci , beaucoup et comme je te le prouve avec ma proposition...la réciproque est dés plus vrai
Salut ! j'me souviens de l'ancienne version elle était sur ton autre blog je crois ...j'aime ta petite littérature sur des sujets auxquels nuls ne penseraient ... @ demain pour le texte du jour
Oui, marich...tu es une dés plus anciennes à me lire....ce texte a été retraivailler en profondeur....beaucoup de mes textes l'ont été d'ailleurs pour la publiquation du receuil que je prépare...Mais il est vrai, que cela fait un faineant de ressortir des vieux trucs....je vais tenter de me mettre à l'ouvrage avec plus d'assiduité....bien à toi,
Pauvres déesses! C'est bien que tu te sois intéressé à elles et à leur pureté. Mais c'est le résultat de la massification!
Pour ce qui est du poème, je te trouve très bon dans cette veine, tu sais fort bien conjuguer la beauté du verbe, à la supposée laideur de la chose (les égoûts). Le mélange est étonnant et détonnant. Bisous. Ophélie
merci beaucoup ophélie,ton jugement m'est important. les déesses étaient de magnifiques nymphes sources de joie et de vertu...les déesses d'antan ressemblent autant aux déesses d'aujourd'hui...celles qui gravitent autour de nous, traversent nos rues et nous offrent le plaisir de leurs couches....bien à toi
Et moi j'ai bien ri... il est clair que tu parles de noirceur avec brio ou brillance... Ton style d'écriture et la construction évoluent très favorablement et j'aime aussi cela. Toujours du plaisir donc alors on continue; merci frérot.
Mon ami, je suis heureux que tu puisses mon évolution dans cette écriture poétique si difficile et que tu maitrises avec tant de qualités et même de génie.Passer deux heures par jours à écrire portent il me semble ses fruits.Aprés avoir pris conscience des mots et des rîmes, je commence à saisir l'ossature et les effets de styles....J'avance , je le crois, dans le bon sens...bien à toi, mon grand frêre
Bonjour! un clic au hasard, "chemins usés", ça m'attirait! et dans ton tunnel, il y a de l'écho, du coup j'ai publié un de mes "vieux" textes avec un lien vers le tien. à bientôt! Claire
merci beaucoup.....je viendrais lire ce soir ce texte en résonnance...par contre tous les textes sur les chemins usés ont tous été réecrit et sont bien meilleur...je voulais d'ailleurs supprimer les articles actuels pour les réintroduire avec leurs nouvelles ossatures....j'ai bien fait de ne pas le faire de suite....
Bonsoir,
Je découvre votre blog grâce à quelqu un... Je dois dire que votre toile me plait bin... Du tit noir, au tolier, aux rimes de comptoirs qui s'enchainent et se déchainent sur différents sujet j adore... Je me suis arrêtée là, ici, en cet endroit certe un peu lugudre, aux odeurs n'"ose et abond'"ante, mais dont vos mots l'on si bien chanter... Puisse les Nymphes entendre vos mots, pour qu elles puissent rendre ces endroits plus écologiques^^.
Amicalement
Maïlyse
Merci beaucoup Maîlyse....c'est trés gentil de votre part d'être venue me voir et votre commentaire me fait rougir. Les mots sont un bonheur pour moi et je souhaite le transmettre du mieux possible. Je serais heureux de vous voir aussi et je serais trés heureux de connaitre la personne qui vous a conseillé mon petit bistrot;....pour le remercier grandement.