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Le bistrot des poèmes...
les mardis, au bistrot, l'on vous sert en poésie, du goulot jusqu'en vers.
Ce texte fut raconté lors de l'anniversaire d'un trés grand ami à moi, en 2008....Ce fut une énorme soirée avec plus 60 convives....je vous le livre cette semaine car un manque d'inspiration et de temps ont eu raison de mon écriture...Toutefois, j'ai une trés grande affection pour ce poème....En effet, ce fut le premier que j'ai déclamé devant un public....
J'étais minot, la toute premiére fois
Ou j’ai connu notre collègue Alain Peypoux.
A l’époque, il n’avait pas ses pattes d’oies
Et plusieurs détails m’avaient marqué, je l’avoue.
D’abord son nom. Je croyais, certain, à un surnom.
Pourquoi l’avoir affubler d’une image
Qui alliait le pet d’un poux ? Avait-il un don
Avec son prose ? avait-il un savant équipage
De puce dans sa culotte ? Mes chers compagnons
Vous conviendrez qu’un galopin de mon age
Y croit ! « Peypoux » un nom de famille ? Ben voyons !
N’y a t-il pas « Michou » « Fifi », dans ton équipage,
« Doumé » « Néné » « Réré » « Fleur de printemps », Couillon ?
Non. Point de souci gastrique, juste de la douceur.
Des yeux pétillants de liesse, beaucoup d’humour,
Il glousse des épaules. Il a le ventre rieur
A la Philipe Bouvard, adorant les calembours.
En second, ce furent les binocles de Marie
Jouant avec le soleil, bigarrés de couleurs.
C’est, donc, un couple plein de lumière que je vis.
Alain et Marie, Adam et Eve, deux âmes sœurs.
Mais, en premier lieu, ce que j’ai remarqué chez toi,
Alain, je te l’avoue sans détour, ce sont tes filles.
Mais je n’entrerai pas dans les détails, tu vois.
Ma femme est ici, ainsi que tes beaux-fils, ouille !
Deux superbes sœurs, Julie et Caroline,
Tout droit sorties de vos superbes grands cœurs.
Qui aurait cru qu’elles deviendraient mes cousines,
Car tu es mon oncle, pour les gens de notre labeur.
Oui ; Je suis un pistonné, comme on dit.
C’est toi, Alain, qui a changé mon existence.
Le gabatche à l’accent est monté à Paris,
Le Val de Marne, les égouts, la belle Laurence.
Tous les deux, amoureux, on est parti à Oisy.
Dehors, la neige. Dans votre foyer, il faisait si doux.
Tout nus, sous douze couvertures, on a tant ri.
Et Aure a failli être conçu chez les Peypoux.
Bref, merci pour tout Alain, Merci pour tout Marie.
Vous voici, tous deux, devant une nouvelle ère.
Alain, je vais t’offrir un recueil de poésie,
De Victor Hugo. Se nomme « L’art d’être Grand-père.
2007
Texte pour Alain Peypoux