Mardi 15 septembre 2009
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Publié dans : à la carte..
Des vagues, grosses comme des
cathédrales
ou une frégate, dans un trou, chancelle .
Le mât, bras en croix, comme une chapelle
a sa nef auréolé d'un feu de Bengale .
Le raffiot, avarié, par l'échouage,
sur la baie d'Aquin, pisse, pharaonique .
Les orgues de l'océan hurle ses cantiques,
dans les plaies, ouvertes, sous le bastingage .
Les riches passagers ont débarqué en canots
et chaloupes .Marins et soldats en ont chié
pour créer avec du bois....noyé....débaptisé,
et pour pouvoir sauver leur peau : Un radeau .
Les marins récitent des psaumes
en
hurlant ! Car dieu est partout.
L'homme renifle dans ses paumes
en
gémissant ! Car dieu s'en fout.
L'eau plate comme un parvis de lumière
ou un amas de bois glisse sur un vitrail.
Les cordes, vermoulues, comme un caravansérail.
lie l'humanité dans un aquatique désert.
L'eau douce et bénite, il n'y en a plus .
La prière, avant le repas, plus besoin .
Un silence de cloître comme seul témoin.
Le fort fera pitance sur le faible vaincu.
Les
marins prient la miséricorde.
en
se mangeant ! Dieu est
amour.
Les
hommes sont loup, se mordent
en
tuant ! L'homme est à mort...toujours.
Ils seront sauvés douze jours après. Mais avant...
La canicule les a pourrit d'idées malsaines.
Suicide, meurtre, massacre, géhenne.
De cent quarante neuf hommes, quinze survivant.
2009
Par benoit gimenez
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