Partager l'article ! Les égoutiers: Derriére les murs , inondés de fenêtres , les cités , au pied géant coulé dans l'argile , et les immeuble ...
Le bistrot des poèmes...
les mardis, au bistrot, l'on vous sert en poésie, du goulot jusqu'en vers.
Derriére les murs , inondés de fenêtres ,
les cités , au pied géant coulé dans l'argile ,
et les immeubles , rangés en épi , en ringuette ,
surplombent le ciel ,amiantent les fossiles .
Une colonne sèche , colonne vertébrale
dans un corps de parpaings , récupère l'humaine boue .
Cette eau pourrie est évacuée dans l'abyssal
de notre terre , entaillée de metro et d'égout .
D'égout ou des hommes cheminent en cuissardes .
Sous les voûtes , des vagues visqueuses
gigotent .
Leurs casques éclairent d'une lumiére blafarde ,
par une lampe , une rivière morte .
Car ces longs enchevêtrement de nervures sales ,
ces veines de boue , ces artères d'immondices ,
régulent le coeur de nos villes si banales ,
au poumon vide d'oxygène , pleine de silice .
En des glissements de jambe , danse de la nuit ,
ils créent des houles douces , le long de radier .
Les infiltrations , comme une fine pluie ,
s'égouttent dans cette atmosphère vicié .
Un clapotis qui romps le silence morbide .
L'équipe d'ouvriers inspecte le génie civil .
Ils rient d'une blague à ce tordre le bide .
C'est pas par le sang .Pas grave . C'est une famille .
Et les hommes posent des batardeaux , pour diriger
la flotte noire . Parbleu , dans les glissiéres ,
ça fait un bruit de métal et d'eau éclatée .
Un travail comme un autre . Pas de chimére .
Dans les mains , pelles et pioches sont les outils ,
de ces terrassiers emmerdés . Ces globules blanc
surveillent le corps de l'humanité , ce chenil
qui cague et pisse , tout en lisant des romans .
Nous , égoutiers , avons jamais vu Spangiari ,
ni crocodile , ni fantôme de l'opéra .
Nous , égoutiers , besognons sans diableries ,
en nous méfiant seulement des millions de rats
.
2009
un grand bravo à toi, d'un collègue admiratif. j'aurai le plaisir de te relire sans modération, maintenant que je possède la clef du bistrot .
OLIVIER
le dégout que l'on a de ces cannaux d'immondices vu par tes poêmes semblent "presque" visitables , chapeau bas devant ton métier ......
bisous
Merci beaucoup et à la semaine prochaine sur nos routes avant de se voir dans tes montagnes