Partager l'article ! Acte 1 , Scène 8: Platon , le patron -ça y est ...... - ça y est ? Il est cuit ? - Ils l'ont cuit .....ça y est . - ...
Le bistrot des poèmes...
les mardis, au bistrot, l'on vous sert en poésie, du goulot jusqu'en vers.
Platon , le patron
-ça y est ......
- ça y est ? Il est cuit ?
- Ils l'ont cuit .....ça y est .
- Comment ils ont fait ?
- A la ciguë .
- Note que c'était pas franchement un bon client . Que des verres d'eau , il prenait . Mais , bon , je l'aimais bien quand même. Et il s'est défendu ?
- Même pas....Je lui ai dit : " T'as qu'à te barrer d'ici!! Fuir avant qu'ils te jugent pour de bon !"
- Et il a répondu quoi ?
- Il s'est marré comme une baleine ; puis il m'a dit " Au cours du procès , à aucun moment , je n'ai entendu ma petite voix intérieure m'empêcher de faire ou de dire quoi que soit . C'est
que , sans doute , ce qui m'arrive est bon pour moi ! " .
- Quoi ? Crever , c'était bon pour lui ? Il avait un grain , le Socrate ....mais bon , tu sais Platon , je divise la société en deux catégories : mes amis ou mes cons à moi et les cons des autres
que je ne supporte pas . Lui , c'était un pote . Et après ?
- Il disait que la mort n'était pas un mal .
- Un sacré grain , quand même .
- Pas forcement , Patron . Vivre c'est vieillir , voir moins bien , entendre plus terrible , apprendre difficilement et tout oublier . Y a plus de plaisir à vivre .
- Un sacré sàcré grain...Et toi , Platon , t'as l'air d'être d'accord ! Mais ça vient pas si vite que ça quand même !!!
- Réfléchis Patron ...
- Quoi ! tu t'y met aussi !!!
- Y a de bonne raison à croire que mourir , c'est pas si mal .
- Mais tu dérailles !
- Deux choses l'une . Ou bien celui qui est mort n'est plus rien et , dans ce cas , il n'a plus de sentiment de quoi que ce soit .
- Pas faux . C'est rare qu'on croise un mort qui se plaint . Note que croiser un mort , c'est rare . Alors un mort qui se plaint .....
- Si la mort est un grand sommeil , sans même un rêve , c'est comme une seule nuit qui durerait toujours .
- C'est beau ce que tu dis , tu sais . Et dans l'autre cas ?
- La mort est un départ , un passage de l'âme de ce lieu à un autre .
- La mort ? un depart ? Mai de quoi ?
- Un sorte de passage , devenir immortel et causé avec ce que t'aime et qui se sont déjà barrés !
- Parler avec papa et maman ? Papy et mammy ? Et mon chien Ted quand j'étais gosse ?
- Pas seulement ! Partir c'est quitter les gens qui te jugent et taper la bavette avec tes héros préférés , ceux que t'as badé et qui étaient nés pleins d'années avant toi ! Et plus de
risque d'être mort , puisque tu l'es déjà !
- Peut et' ben .....T'as l'air tout secoué mon tonton . Tiens , on dirait que , quand tu parles , c'est
Socrate qui cause .
- Pas faux . Il est parti bizarre . Et j'ai bien aimé comme il est parti.....Tu vois , patron , la vie est un court exil .
-Qu'est ce que je dis ! Tu parles exactement comme lui !
- Peut être . mais la dernière phrase , elle est de moi .
- Ouh là là ! Platon ! Faut te requinquer ! Qu'est ce que je t'offre ?
- Un verre d'eau ....
- Oh non ! Pas toi aussi comme lui !
- Faut croire que je vais ouvrir une école
.....
FIN
D 'ACTE 1
C'est chez mon maitre ..... que vous m'avez connu lors d'échanges philosophiques avec lui. Un jour vous m'avez utilisé, devant mon maitre, dans une de vos démonstrations et dont je servi comme objet.
Vous voulez démontrer que la logique n'est pas exclusivement le produit d'un apprentissage, mais qu'il peut-être parfois inné.
Avec l'autorisation de mon maitre, vous m'avez demandé, en utilisant les dallages du parterre de la maison de mon maitre, de faire à partir d'un carré un second qui ait le double en surface. Aprés maintes hésitations je parvins à trouver la solution. Vous m'avez à la fois donné une fiérté en ma modeste position en cette maison, mais en même temps, vous m'avez fait comprendre que tout individu,même esclaves, à ses capacités de raisonner.
Aujourd'hui après plus de vingt cinq siécles de temps, J'ai connu et vu que les rapports entre maitres et eslaves n'ont pas changé dans l'espace et le temps et quand bien même si nos "titres" ont changé à travers l'Histoire.
C'est sur une reflexion entre sciences dures (sciences fondamentales et de la nature) et les sciences moles (sciences humaines et sociales) d'une part ét sur une évidence (évidence: est ce qui s'impose à l'esprit, d'une certitude absolue, manifeste, indiscutable, dit le dictionnaire Larousse) d'autre part, que j'organise un débat pour proposer, face à une aporie, des possibilités d'avancer vers un véritable humanisme.
Cher Socrate j'aurai le plaisir que vous vous joignez à mon invitation pour voir si l'homme, dont Diogéne, notre contemporain, cherchait en vint en plein zénit, on est sur le point de le trouver.
Pour ne pas être trop long joignez moi sur mon adresse courriel (yves.margenstern@wanadoo.fr) et je vous renverai l'invitation et une présentation de mon exposé. Ma réflexion philosophique ne sera pas spéculatives mais dialectique. Un exposéde, de 45 minutes, nourrira un débat dont j'espère riche.
Avec tout mes respects, cher Socrate
Y.M.
A bientôt...
Enfin pour parler de cette époque, les hommes de sciences et des philosophes , qui étaient pour la plus part les deux, en plus de Socrate, mes préférés sont Démocrite (un premier matérialiste avant Marx) Aristote (pour sa classification des espèces) et Diogène (pour ses réflexions cyniques)
Cordiales salutations
Yves
je viens de découvrir tes comptoirades , superbes !!
merci beaucoup marie christine.....ils osnt trés peu lu...je crois que la claigraphie est pour beaucoup dans ce désappointement. tu as été une vrai courageuse.....a trés bientôt