Le bistrot des poèmes...
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Un bateau ivre tombe l'ancre car il boit la tasse par les écoutilles .
Et les matelots enragent car ils veulent mater les lolos et les quilles,
de jolies tziganes . Le grand capitaine au long court , lisant un livre,
boit sa tisane . Il vibre à chaque pages et sent les mots vivre .
Le poème boit l'encre . Les marins marinent dans l'eau du vin .
Et le bateau coule dans les couleurs de l'océan indien .
Les hommes ont compris, après avoir couru sang et eau ,
qu'ils sont en face de la mort. Les hommes ne font plus les beaux .
Et la mort au dent, inondés par la rouge rage,
il chantent en coeur pour oublier les ravages,
du coquin souvenir de la poitrine,
de Nina, la manouche si câline .
Et ils trinquent à défaut de triquer .
Et mourir sans remord en face,
En marin fier, pugnace .
Le capitaine ne lit plus .
Le bateau ne bouge plus .
Les hommes, non plus .
C'est un caveau .
Un tombeau .
Rimbaud .
Eau .
2004
Alors que j'étais de permanence dans un station de relèvement ( celle qui fut la
plus importante d' Europe ) , je m'ennuyais sévère , entre deux démarrage de pompes ( il suffit de cliquer sur l'ordinateur dés que le niveau d'eau est trop important).
Et j'ai écris ce poème....
J'ai jouait avec les mots comme l'aurai fait un slameur. Et , à chaque vers , je retire une syllabe . Jusqu'au dernier vers ou il y a qu'une seule syllabe .
Le mot eau .
Tient , c'est marrant, je jouait avec une pompe de relèvement d'eau usé durant toute l'élaboration.
Là encore, ce texte était au tréfond du blog . Ce n'est que justice que de le remettre à l'honneur.
Et , j'aime beaucoup ce poème....
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