Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 21:00
- Publié dans : Campagnan

                                 
                                                                                                                                                           A l'époque du fils ,



Charcutaille  et ventrèche , avec le café noir ,
sur la table , il est cinq heures à la comptoise .
Ensuite , Mamé range les bols dans l'armoire.
Les chevaux de Râ passent sur les ardoises .

Dans la voiture , il y a des cageots vides .
Au volant , papé chemine sur le sentier ,
en évitant les culs de poules , p'tites perfides...
et aller , tout droit ,vers la vigne de l'amandier .

Avec le froid matinal qui glaçe les joues ,
la terre calcinée crissait sous nos godasses .
Aujourd'hui , sûr , on s'égratignera les genoux ,
mais quel magnifique fierté d'aider son patriarche .

Avec cette curieuse manie de parler seul ,
son vieux capel remonté haut sur sa ganache ,
espagnol mélant français , degun comprenait l'aieul ,
sauf ses vignes , honorés d'un labeur sans relache .

Le bleue frais du ciel sourit le long des collines ,
et l'ombre de l'arbre disparait sous les ronces .
retroussons nos manches de tricot , courbons l'échine !
Car déja les vieux sont dans les rangs . Ils s'enfonçent .

-" La coupe en ceuille est nette , méticuleuse....!"
comme l'explique grand mère : -" Dans un premier temps ,
prendre les plus belles grappes , les plus juteuses ,
et égrenner les grains trop mûr , au ciseau , fermement.... !"

-"....Puis les mettre en cageot , sans les abimer .
Avec gout , choisir les trois plus beaux raisins ,
sur du papier crépon mauve , les déposer ,
et tout fagoter.....comme ceci.....un dessert divin !"

Impressionner par tant d'art , ma soeur et moi ,
tentons d'être créatif avec le fruit sanguin .
Mais , étant Hercule , cela ne me conviens pas .
Et , puis , c'est la brouette à bras ...mon destin !!


Aidé par l'engin ,crapahutant entre les souches ,
j'amène ces orfévreries à la voiture .
Aprés , avec précaution , en plusieurs couches ,
je les range et repart vite à l'aventure !

Les chevilles pleines de poussières , j'avance .
Malgré l'appel de l'amandier à être grimper ,
toutes ces cabanes à faire....avec vaillance ,
n'auront pas raison de moi . Je suis ouvrier !

Dans la cuisine , se cuira de l'escoubille .
Et , à midi , nous serons tous autour du manger .
Vorace , nous avalerons tout , sans gaspille ,
pour finir par une sieste , bien mérité .

                                                                                              2005          







Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : L'écriture dans tous ses états - Par benoit gimenez
Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 05:25
- Publié dans : le bistrot des copains



    Gwenn et Paul ....

Elle ,et son homme, font partis d'un groupe de jazz manouche qui se produit dans le sud de la france .
C'est cool et dansant , sans parole mais carrrement swing .
Bon , vous l'aurez compris .....j'adore ma cousine .

Si vous voulez en savoir plus , y a qu'à cliquer .....

 


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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 05:00
- Publié dans : à la carte..


J'ai fait un rêve . Au levée du soleil , aussitôt ,
sur notre cahier des rêves , je l'ai inscrit .
celui de ma famille , au ton indigo ,
ou , en premiére page , est écrit : oubli .

Ce rêve , à la montagne , était accroché
entre le dessous et le dessus de la terre ;
Ses mains s'enracinaient au fil d'une éternité ,
s'ébranlant au gré des chaudes brises ordinaires .

Dans sa tête , il y avait un temps fort lointain ,
ou nos ancêtres vivaient sans savoir pourquoi .
Ils erraient dans l'espace de ce crâne fortin .
Ils bouffaient , dormaient , marchaient , chiaient sans émoi .

Ces vieux-là étaient de multiples formes .
des becs accrochés à des plumes , des écailles
sur des poitrines , des bras avec des cornes ,
des yeux aux pattes et des oreilles à la taille .

Deux d'entre eux se nommaient les Ungambikula .
Ils avaient été creer à partir de rien .
Croisant la melasse d'inachevés sans éclat ,
ils proclamérent que tout cela était vilain .

Ils portaient un coutelas en bandouliéres ,
taillé avec la roche de la montagne sacrée ,
ou s'était agrippé le rêve , en banniére .....
Et , avec de grands coups ,demélerent les paquets .

Nos vils ancêtres informes , ils les sculptérent .
Composérent les chairs . Façonnérent les visages .
Les mains et les pénis . Les coeurs et les artêres .
Les cons . Les mamelles . Couleur et barriolage .

Assis en tailleur , à l'ombre du soleil rouge
qui éclaboussaient le crâne par les yeux du rêve ,
au centre du desert austral , sous le geant bush ,
Leurs mains brûlant de mal , travaillèrent sans trêve .

Sortirent , alors , hommes et femmes sculptés
par les pores de la peau qui se vidait .
Ce fût la fin somptueuse du rêve agrippé
et le debut du temps terrestre qui s'entamait .
                                                             


                                                                                                     
Cosmogenie aborigéne....
                                                                                                                    2009                    
                                        

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c'est qui le tolier ?

  • : Benoit Gimenez (tôlier du bistrot des poèmes)
  • : vie perso bistrot cérémonie de mariage histoire en vers égout campagnan bistrot Littérature
  • : Prendre un instant de vie et le sublimer afin de le rendre eternel. Parler de l'égout, du sud, des bistrots, et de sensualité aussi. Le tout saupoudré de poésie...

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