Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 07:10
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Durant l’anniversaire de Martine et Xavier..

 

 

 

C'est en Mil neuf cent cinquante cinq, à Bekyle, 

Que naquit la blanche ballerine malgache,

Ou  le ventre brûlant, poussa une autre vie

D’entre les cuisses : Un futur barbu bravache.

 

Dans la grande maison, dans la grande famille,

Entre vos jambes, ils firent leurs premiers pas.

Plein de poupées de porcelaine et de bateaux qui brillent,

Mais, tous ces souvenirs, pour moi, n’existe pas.

 

Car, dès que je naquis maman était, déjà, maman

Et, parrain, déjà, le barbu aux abeilles.

La musique et la danse, deux artistes parents

D’enfants qui vibraient sous vos peaux, dans leur sommeil.

 

Muriel, te souviens-tu, à la grande barque

De celle qu’on attendait, dans nos p’tits lits chauds.

Chaque soir, du gros poutoux baveux et caraques

Qu’elle nous offrait, On riait comme des idiots.

 

Et puis, du mazot et de la grande tournette,

Ou tous les quatre, nous vivions paisiblement.

Après le Lanfonnet, après le col des Frêtes,

Le monde vibrait. Nous, on s’en foutait profond.

 

Et les galas de danse ou tous les costumes

Envahissaient notre douce maison. Notre papa

Avait les bacchantes qui frisaient, alors, nous fume

Des enfants de la balle, joyeux dans le fatras.

 

Petite maman, je suis heureux d’être ton fils

Et d’avoir vécu tous ses instants de joie.

Petite maman, ce soir, tu es au paradis,

Avec tous tes amis, ta famille et avec moi.

 

Levons nos verres, à ces cinquante années

De bonheur pour vous deux, oncle et petite mère.

Aux cinquante prochaines années aussi animés,

Ou je te jure, parole, tu seras grand-mère.

 

 

 

1999

 

 

Le spectacle de mercredi ( voir l'actu du taulier) me prenant trop de temps, je ne peut que vous offrir cet écrit en l'honneur  de ma maman et de mon parrain, et qui j'ai lu  lors de leurs soirées d'anniversaire...

 

 

 Anniversaire et Mariage

 

 

 

 

 

 


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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 07:16
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

Senne31

 

 

 

 

 

Le très étrange voyage de l’étron,

 

 

 

 

 

Quand on ose, avec son prose, dans le trône,

Déposer une odorante aumône,

Voici qu’un périple surprise et mystique,

Se peaufine pour notre complice gastrique.

Alors que notre chiasse se prélasse

Dans sa mêlasse grasse, on tire la chasse.

Le voilà qu’il bute dans une chute d’eau.

Il perd pied au radier d’un de mes canaux.

 

Et il va voyager, dans les chemins usés.

Un poème sur une merde…êtes vous étonné ?

 

Sans dégoût, dans les égouts, il s’agglutine

Avec des étrons étrangers d’autres latrines.

Un mou mouvement d’une troupe d’égoutiers

Et notre pote tapote leurs bottes emmerdées.

Et les hommes s’enfuient à fond de train.

Un gras ressac claque dans un vague crachin.

 

Et il s’enfuit, par des chemins pourris,

Une poésie sur du moisi… êtes vous surpris ?

 

Une pente douce. Notre bronze s’écoule,

De marbre, sans souci du temps qui coule.

Surpris ! Un saut à ski ! le coulis s’effile

Après la magne, notre cague stagne gracile.

Un puits hélicoïdal,  il chute en spirale

Dans le vertical d’un précipice infernal.

Dans un collecteur de six mètres de diamètres,

Dans le fleuve mort des entrailles de la terre.

 

Et, il s’échappe dans les chemins noirâtres.

Des alexandrins sur du tanin…ça vous épate ?

 

Puis, chemine, sereinement, vers son destin,

Se cogne sur une grille oxydée de pétrin,

Pendant que la poche d’un dégrilleur, récupérant

Les encombrants des humains polluants,

Monte et descend tel un stakhanoviste.

Et, il glisse, régulé par une vanne orifice,

Pour se faire remonter, si prestement,

Par le biais d’une pompe de relèvement.

 

Par combien de vannes a-t-il été guidé ?

Et, de vannes, à son passage, se sont effacées ?

Sur combien de mètres fut-il relevé ?

Six mètres ? Dix-huit ? Transhumance insensée.

Combien de raccordements, égouts, collecteurs ?

Combien de kilomètres ? Combien d’heures ?

Dés fois plus de douze pour atteindre Avalon,

Qui se trouve être la station d’épuration !

 

Et là, c’est le nihilisme. La dislocation,

Pour notre création. Une désolation

De savoir que cet obscur pèlerinage

Mène à la mort notre fécal ouvrage.

 

Et il meurt, dans mes chemins de labeurs.

Des mots sur mon boulot…Mes profondeurs.

 

Dorénavant, en utilisant votre postérieur,

Vous saurez que je suis dessous, un brin moqueur.

 

 

2009

 

 

 

en effet, je suis egoutier de métier...ceci est un texte retravaillé...

 

 

Gaïa

 

 

 

 


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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 09:03
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Les mauvais mots,

 

Les poètes utilisent les mots comme outils.

Ils sont les patients ouvriers du sublime.

Ils malaxent le beau, le façonnent, le pétrie,

Mais, quand il rate, ils se plongent en l’abîme.

 

Et il suffit pour cela de presque rien.

Des mots  ensemble, qui se saborde

certain vis à vis d’autre.. sans aucun lien…

A part, peut être, celui de la discorde.

 

Alors l’accident de travail est palpable

Au désaccord majeur de l’auditoire.

Les fausses notes deviennent insupportables

Quand l’interprétation devient abattoir.

 

Le regret de mettre en péril des amis,

Le scrupule d’avoir été si vandale,

Mettent en naufrage ma quête de poésie,

Ma soif à l’inaccessible étoile !

 

Ce sont des aléas de vie non maîtrisable

Certes…mais mal faire encore me hante…

D’un accident, on en sort un peu malade..

Je sais que l’erreur humaine est courante…

 

Alors, bientôt, oui, bientôt, je réécrirai

En m’en faire péter mon restant de neurone !

Et, même si mes chers amis l’ont déjà fait,

Il faudra bien qu’un jour je me pardonne…

 

 

2011

 

 

 

 

 


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Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 10:54
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Le repas du maître

 

Loin des tumultes des hommes et de leurs guerres,

Le vieux, maître de son lopin de terre,

Veille sur sa vigne, espère la Giboulée,

Et s’en fout du reste, s’en tape de l’humanité.

 

De sa besace, il sort un chiffon à carreau

Qu’il étale au sol. Il est à l’ombre du boulot.

L’odeur du saucisson chaud s’échappe dans l’air.

Il sort le litron et le jambon qui vont de paire.

Sa main calleuse ouvre son opinel aiguisé

Et l’essuie sur le tissu du paletot usé,

Des deux cotés. Puis le papet rompt le bâtard.

Avec la lame, il amène en bouche le lard.

C’est au goulot qu’il boit le rouge qui tâche.

Sur le quignon, gobe le cochon et mâche.

 

Sur le silence brûlant de sa terre fertile,

La respiration du vieux maître vibre.

Il est le diapason. Il a maté les dragons.

Il a dressé, sous son joug, les quatre saisons.

 

De son regard d’aigle s’envole les hirondelles.

Il taillera les souches, ses jolies pucelles

Vierge de raisins. Il rassemblera les sarments,

Qui brûleront l’hiver, dans l’âtre, en crépitant.

De sa peau tannée s’échappe les rossignols.

A cause du mildiou, putain de vérole,

Il ira sulfater, la machine sur le dos,

Les pieds des ceps, une à une, à la chaux.

De ses énormes  pognes s’évade le soleil.

Fin d’été, sa terre, dans une robe en vermeil,

Donnera le sein d’argile à ses déesses,

Redoutant les gerçures de la sécheresse.

 

L’œil du vieux, dans une toile d’araignée,

Prie, au bleu du ciel, des vendanges sucrée.

Aujourd’hui, le raisin est mûr, trop peut être.

Le paysan souhaiterait une pluie légère.

 

De donner son cœur à l’ouvrage, il casse.

Qu’importe, l’important est d’aimer sa tâche.

De donner son âme à la terre, on meurt.

Qu’importe, la fertiliser est un honneur.

 

 

 

2008

 

 

  Campagnan


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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 10:20
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l'ange gardien tif

 

Mon ange gardien,

 

Les anges passent, espérant l’espace des dieux.

Toi, tu restes à l’affût du geste de mes vœux.

Sur mon épaule, tu es le faune qui, à l’oreille,

M’aère d’une brise légère de chauds conseils.

Il arrive qu’assoupis dans mes replis de cheveux,

Tu me laisse vivre mon train-train aux essieux

Fatigués d’entreprise, en terre déjà conquise,

Comme un long refrain en tête qui s’éternise.

 

Mon ange, prés de moi, tu souhaites l’émoi

Qui peut me prendre, dans tes méandres et tes voies,

A tout moment, pour sculpter des pans d’avenir

En amour passion ou projets à assouvir.

 

Et, quand se lève la sève du désir de faire,

Tu te réveille aux ritournelles qui s’accélèrent.

Gardien de ton protégé, tes dons à l’écoute,

Tu suis mon parcours aux détours de mes doutes.

Alors je gesticule en tout vestibule et tout sens,

Pour aller droit, je m’y emploi, sans contre sens.

Et, quand le péage d’avant le mirage apparaît,

Je te fais prière, à la barrière, pour m’envoler.

 

Mon ange se dresse et se met en liesse, en douce.

Dans un claquement de doigt, ton coup de pouce

M’offre l’opportunité que je m’empresse d’attrapé.

Tu es mon étoile qui éclaire ma destiné.

 

Je connais ton nom, mon ange. Il est gravé

Dans mon cœur et mes souvenirs de gosse gâté.

Le grand-père, que mon propre père redoutait,

Est mon ange gardien. Papet, mon papet.

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 10:47
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photos-Noelle-0620.jpg

photo Noelle Maybon

 

 

Un train,

 

La douce percussion des rails sur les châssis

Est une berceuse en ferraille qui m’assoupis.

Un pays défile sur mon grand écran de verre.

Des villages vacillent puis des champs jaunes ou verts.

Et des cours d’eau scintillent sous les nuages.

L’un d’eux, d’ailleurs, a pris la forme de ton visage…

 

Alors, rêveur, je regarde passer les vaches

Et tous ces horizons à l’azurée gouache.

Dans ce climat de coton, mes voisins macèrent,

Engourdis d’aller si vite à ne rien faire.

Certain lisent ou méditent, d’autres roupillent.

Comme à confesse, un vieux couple se houspille

J’admire les fesses d’une fille qui passe.

Les tiennes sont plus jolies et Je les rêvasse.

 

Oh ! pour tuer l’ennuie, je pourrais me plonger

Dans le bouquin qui est coincé dans le filet…

Je pourrais l’ouvrir, là où est le marque page,

Pour m’enfuir dans un second voyage.

Mais, dans ce train-train de chemin immobile,

Je n’ai envie de rien que d’une paresse facile,

Tu me manques tant et c’est déjà beaucoup.

Ton corps est omniprésent dans mes images floues.

 

Sur le vitrage, ou la vie bouge tant derrière,

Il y a un orage qui s’écrase contre le verre.

Des milliers de gouttelettes s’entrechoquent,

S’accouplent, furètent, puis se disloquent,

En un sol pleureur qu’elles créent par leurs sillons.

Chacune des sœurs glissent, dans ce dominion,

Vers le même point qui est à l’angle du bas.

Je suis la route de celle-ci puis de celle-là.

 

Oh…tiens……pendant un cours moment d’émoi,

J’ai, enfin, penser à autre chose qu’à toi.

Toi, qui m’attend sur le quai de la gare,

Moi, qui impatient, dans notre amour, s’égare.

 

La fille, aux jolies fesses repassent avec deux cafés.

Vraiment, ma princesse, le tien est plus raffiné….

 

 

 

 2010

 

 voyage  

 

 

 

 


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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 14:29
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gare-du-nord-2000.jpg

 

 

 

Une gare,

 

 

 

Des trains, sous une tonnelle de verre, 

Copulant avec de l’oxyde de fer ciselé,

Empliront leurs panses veloutées en passagères

Et passagers. Une gare, c’est la voracité.

 

La pluie, comme un arôme de lingère

De rouille et de pollution poivrée,

Fait comme de multiples cercles

Entre les semelles des hommes à quai.

Des parapluies noirs s’ébrouent de gouttes

Lorsque les propriétaires sont à l’abri.

Des sifflets, cris et annonces sous sa voûte

Hurlent aux oreilles. Une gare, c’est du bruit.

 

Les gens, dans une impatience d’attente,

Vérifient, à tout moment, leurs billets aller,

Jettent l’œil fébrile sur la grosse tocante,

Empoignent fort leurs bagages saturés.

Les gens perdent des pas à vouloir partir,

Admirent leurs destinations provinciales

Sur le panneau d’affichage. Sans réfléchir.

Sans cesse. Une gare, c’est un cérémonial.

 

Le temps, suspendu par le départ souverain,

Se faufile au travers de l’esprit de l’âme.

La trotteuse, d’un suintement, est contraint.

D’abord, le voyage est un mélodrame

D’immobilité vague. Puis, c’est la comédie

De l’euphorie à l’appel de l’embarquement.

Le voyageur qui s’était, alors, engourdi

Se précipite. Une gare, c’est le mouvement.

 

L’action, comme une obligation de vie.

La volonté d’acquérir de beaux souvenirs.

Le désir de créer des pans de nostalgie.

Le voyage, c’est une pulsion d’avenir.

 

C’est pourquoi, ils s’en vont et reviendront

Dans une valse effrénée à mille temps.

D’autres trains sur d’autres voies s’en iront,

Vers mille lieux. La pluie déchire tant et tant.

Au nez de la loco, le début du voyage

Est un horizon de pleine puissance.

La mécanique se prépare au sillage

De rail d’acier. Un train, c’est l’espérance.

 

La gare, après le chaos du tumulte,

Pense au temps qui passe. La pluie a cessé.

Sur le quai vide, le vent souffle et sculpte

La trotteuse. Une gare c’est l’éternité.

 

 

 

2010

 

 

 

  Voyage

 

 

 

 

 


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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 15:10
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

parc national du banc d arguin vue aerienne

 

 

Hugues de Chaumareys

 

 

Veuillez pardonnez la longueur de ce texte, mais cette histoire vrai est tellement incroyable qu’il me semblait justifier d’en racontait tous les détails.

 

 

Vicomte Hugues Duroy de Chaumareys, 

  Officier médaillé de la triple buse,

Te souviens-tu du jour ou tu fit échouer,

En baie d’Arguin, ta frégate nommée la méduse ?

 

Baderne gonflée d’orgueil et de vinasse,

Tu as fait jouer tes hautes relations

Pour prendre timonerie et que tu fasses

Un capitaine à l’auguste prétention !

Fieffé coquin, tu avais commandement

D’une division de quatre navires

Pour partance à Dakar, mais ose le dire

Que tu n’avais pris la mer depuis vingt cinq ans !

Gredin, qui ne connaissait plus le nom des voiles

Mais pas ceux des châteaux qu’il sifflait à toutes heures,

Tes deux cents hommes eurent mauvaise étoile

D’avoir un tel alambic comme supérieur !

 

Passons sur le pauvre mousse qui tomba à la mer,

Tu ordonnas de ne pas se détourner du cap

Afin que le consul puisse faire carrière

Au plus vite en Afrique… Oh ! Vil satrape !

Passons sur les six prisonniers décharnés

Qui t’ont supplié, à l’escale de Ténériffe,

De monter à bord car leurs vies étaient comptés

Et que tu as refusé, misérable mornifle !

 

Ce même consul, sa femme et sa jolie fille

Réclamaient de voguer toutes voiles aux vents !

Ainsi, la méduse s’éloigna de la flottille…

Alors qu’il aurait du être au rythme du plus lent.

Tes seconds hurlaient pour changer de direction,

De perdre du temps mais prendre route sure !

Mais, tout en courbettes, tu prenais opinion

De tes passagers plus qu’à tes marins matures !

Les récifs d’Arguin s’approchaient de ta coque

Mais tu avais ordonné de n’être pas dérangé.

Tu ronflais, ivre, rêvant de futures breloques

Quand le bateau, sur un banc de sable, fut ensablé !

 

Ton incompétence à lire carte maritime

Te sera moins reprocher, lors de ton procès,

Que d’échoué en mer d’huile et temps sublime

Ton navire de guerre ! Oh ! Infâme goret !

 

Malgré l’effort des hommes et ce durant trois jours,

A rendre le bateau léger, tu as postilloné,

à leurs demandes de jeter les canons trop lourds

Que se serait crime de lèse-majesté !

Bien sur, une vraie catastrophe vint à venir

Par un orage noir de vent et de pluie.

Et une large brèche, dans la cale du navire,

Fit craquer, par une lame d’eau, la charpenterie.

 

Courageux, dans une chaloupe, tu t’es empressé

De te terrer avec tes amis riches et nobles !

Alors que tu aurais du rester le dernier

A quitter le pont en bon capitaine ! Ignoble !

Ton équipage voulait te trouer la peau,

T’a insulté,  T’a craché à la face !

Puis se sont mis à construire un radeau

Car, dans les canots, il n’y avait plus de place.

 

Mesurant vingt mètres de long et sept de large

Soit cent quarante mètres carrés d’acajou,

L’amas de bois liés était en surcharge

Pour plus de deux cents hommes tous debout.

Au gré du ressac, l’eau arrivait aux genoux

Ou à la ceinture mais jamais ne descend plus.

Mais certain se cassent les jambes dans les trous,

D’autres tuent car tous savent qu’ils sont en sus.

Pas d’eau, ni nourriture mais le pire est à venir

Car tu couperas la corde qui tirait le radeau.

Immonde vicomte, par ce geste à vomir,

Tu allais créer un gigantesque tombeau.

 

De ce geste pour faire disparaître les preuves

De ta suffisance et de tes lâches fourberies,

Tel un serpent voulant faire une peau neuve,

Tu espérais qu’ils crèvent tous dans l’oubli.

 

Oui, ils ont dévoré leurs morts pour survivre !

Oui, ils ont bu leurs urines et ont supplié !

Mais, sous soleil de plomb, dix ont put vivre

Car, après quinze jours en enfer, ils furent sauvés !

 

Alors, tu fis l’objet d’un procès militaire

Au dire des témoignages des rescapés.

Mais, comme on se serre les coudes entre frères,

Tu fus dégradé, certes, mais aussi acquitté.

 

Suivirent trente ans de honte et ta bastille

Fut ton domaine ou tu as vécu cloîtré.

L’opprobre que tu infligea à ta famille

Firent qu’il oublièrent ou tu es enterré.

 

Mais, moi, vengeur, il me semble légitime

De te sortir de l’oublie ou tu étais serein.

Car, sur tes nobles os rongés par la vermine,

Je veux, à jamais, le déshonneur du vaurien.

 

 

 

 

 

 

 

2011

 

Voyage 

 

 

 

 


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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 10:00
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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La Méduse 

 

 

 

 

Des vagues grosses comme des cathédrales

Ou une frégate, dans un trou, chancelle.

Le mât, bras en croix, comme une chapelle

A sa nef auréolée d’un feu de Bengale.

 

Le rafiot, avarié par l’échouage,

Sur la baie d’Arguin, pisse, pharaonique.

Les orgues de l’océan hurlent ses cantiques,

Dans les plaies béantes sous le bastingage.

 

Les riches passagers ont débarqué en canots

Et chaloupes. Marins et soldats en ont chié

Pour construire, avec du bois débaptisé,

Et, pour pouvoir sauver leurs peaux.. Un radeau.

 

Les marins récitent des psaumes

En hurlant ! Car dieu est partout.

L’homme renifle sur ses paumes

En gémissant ! Car dieu s’en fout.

 

L’eau plate comme un parvis de lumière

Ou un amas de bois glisse sur un vitrail.

Les cordes, moisies, comme un caravansérail,

Lie l’humanité à un aquatique désert.

 

L’eau, douce et bénite, il n’y en a plus.

La prière, avant le repas, plus besoin.

Un silence de cloître comme seul témoin.

Le fort fera pitance sur le faible vaincu.

 

Les marins prient la miséricorde

En se mangeant ! Dieu est amour.

Les hommes ont faim et s’absorbent

En pleurant ! dieu est à mort.

 

Ils seront sauvés douze jours après ; mais avant…

La canicule les a pourris d’idées malsaines

Suicide, meurtre, massacre, géhenne.

De cent quarante neuf hommes, quinze survivants.

 

 

 2010

 

 

 

  Voyage 

 

 

 


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Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 23:57
- Publié dans : La terrasse d'été

B

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J'ai été tagué par Mamalilou pour répondre à un questionnaire transmis  par Zabelle. Le but du jeu est de répondre avec la lettre du début du nom de son blog. Comme "L" aurait été trop facile,J'ai choisis "B". Voici les réponses...

 

 1 : Chanteur, chanteuse, groupe :

 

En Tradi-swing, valsant tel un hidalgo,

Je danse sur la musique de « Bal’o gadjo »

 

2 : Un mot en quatre lettres :

 

un amoureux de la poésie, cela va s’en dire,

ne peut mettre en avant que le mot « RIME »

 

3 : Un nom de rue :

 

« Le soleil de la rue de Bagnolet

N’est pas un soleil comme les autres.

Il se baigne dans le ruisseau,

Il se coiffe avec un seau….. » (Robert Desnos)

 

4 : Une idée de cadeau :

 

un taulier peut-il être de nature coquine

En offrant des boules de geisha à sa voisine ?

 

5 : Un véhicule :

 

l’essence et l’inspiration de vivre

Se plongent dans un bateau ivre.

 

6 : Un prénom masculin :

 

le bal de Balthazar danse au hasard

 

7 : Un prénom féminin :

 

et, si Berthe au grand pied

Avait aussi du poil au nez ?

 

8 : Un métier

 

noyé dans une tonne d’écrivains

L’heureux bouquiniste est serein.

 

9 : Une fleur :

 

Un brin d’herbe n’a rien d’extraordinaire

Mais, du simple, découle notre imaginaire.

 

10 : Une célébrité :

 

Richard Bohringer car de sa plume de vie

On sait que c’est beau une ville la nuit.

 

11 : Une ville :

 

sur les rives de l’Hérault, entre Campagnan

Et Gignac, il y a Bélarga….

 

12 : Un fruit et un légume

 

Betterave de seine et marne

Et banane de Joséphine…

 

13 : Une excuse de retard au boulot :

 

Vous m’en direz tant, oh ! mon gentil patron,

Mais je suis resté coincé dans les bouchons.

 

14 : Un mot que l’on dit en criant :

 

En criant, certes, mais aussi très enrhumé

Un bon « Berde » fait grand bien au gosier.

 

15 : Un personnage de dessin animé :

 

Babar a le bidon bedonnant pour le bonheur des bambins.

 

 

 Voila, et le jeu consiste aussi à donner ce questionnaire à six autres amies bloggeuses.

voici mes six à moi

 

-Marie-christine   link  

  Cathy link

Ophélie link

Marich link

vénusia link

 

 


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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 10:31
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Ce texte fut raconté lors de l'anniversaire d'un trés grand ami à moi, en 2008....Ce fut une énorme soirée avec plus 60 convives....je vous le livre cette semaine car un manque d'inspiration et de temps ont eu raison de mon écriture...Toutefois, j'ai une trés grande affection pour ce poème....En effet, ce fut le premier que j'ai déclamé devant un public....

 

 

J'étais minot, la toute premiére fois

Ou j’ai connu notre collègue Alain Peypoux.

A l’époque, il n’avait pas ses pattes d’oies

Et plusieurs détails m’avaient marqué, je l’avoue.

 

D’abord son nom. Je croyais, certain, à un surnom.

Pourquoi l’avoir affubler d’une image

Qui alliait le pet d’un poux ? Avait-il un don

Avec son prose ? avait-il un savant équipage

De puce dans sa culotte ? Mes chers compagnons

Vous conviendrez qu’un galopin de mon age

Y croit ! « Peypoux » un nom de famille ? Ben voyons !

N’y a t-il pas « Michou »  « Fifi », dans ton équipage,

« Doumé » « Néné » « Réré » « Fleur de printemps », Couillon ?

 

Non. Point de souci gastrique, juste de la douceur.

Des yeux pétillants de liesse, beaucoup d’humour,

Il glousse des épaules. Il a le ventre rieur

A la Philipe Bouvard, adorant les calembours.

 

En second, ce furent les binocles de Marie

Jouant avec le soleil, bigarrés de couleurs.

C’est, donc, un couple plein de lumière que je vis.

Alain et Marie, Adam et Eve, deux âmes sœurs.

 

Mais, en premier lieu, ce que j’ai remarqué chez toi,

Alain, je te l’avoue sans détour, ce sont tes filles.

Mais je n’entrerai pas dans les détails, tu vois.

Ma femme est ici, ainsi que tes beaux-fils, ouille !

Deux superbes sœurs, Julie et Caroline,

Tout droit sorties de vos superbes grands cœurs.

Qui aurait cru qu’elles deviendraient mes cousines,

Car tu es mon oncle, pour les gens de notre labeur.

 

Oui ; Je suis un pistonné, comme on dit.

C’est toi, Alain, qui a changé mon existence.

Le gabatche à l’accent est monté à Paris,

Le Val de Marne, les égouts, la belle Laurence.

 

Tous les deux, amoureux, on est parti à Oisy.

Dehors, la neige. Dans votre foyer, il faisait si doux.

Tout nus, sous douze couvertures, on a tant ri.

Et Aure a failli être conçu chez les Peypoux.

 

Bref, merci pour tout Alain, Merci pour tout Marie.

Vous voici, tous deux, devant une nouvelle ère.

Alain, je vais t’offrir un recueil de poésie,

De Victor Hugo. Se nomme « L’art d’être Grand-père.

                                                                                                                2007

 

 

Texte pour Alain Peypoux

  

 Anniversaire et Mariage

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 10:03
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

 

Après….

 

 

Mon corps, spongieux, est mise en biére 

A la pression, ne cessant de se répéter.

Le troquet tourne dans une valse imbibée.

Dehors, la pluie est une sombre crinière.

 

Mon âme déchue est vomie dans mon verre,

Dans l’impasse de mes forces en ruine.

Mes mains tremblent de trop de nicotine.

Sur la vitre mouillée, une buée de viscère.

 

Le glas est le son de mon unique musique,

Qui compte mon frelaté folklore cynique.

A boire, dans mon coin, à t’oublier.

 

Je crache sur la mort, rêvant d’une image allègre,

Celle de mon ange dormant dans mes bras trop maigres.

A t’aimer, dans mon lit, de mes baisers sucrés.

 

 

 

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...Et, avant.

 

 

Tes yeux ouatés, dans le moelleux de l’alcool,

Me fixaient, avec le mielleux d’un bleu limpide.

Accoudée au zinc comme une reine numide,

Ton sein glissait de ta robe, tel un atoll.

 

L’ardoise, sur mon compte, fut preuve d’amour.

On a quitté le bistrot à la fermeture.

Dormant sur mon épaule de toute ta stature,

Je t’ai traînée dans la chaleur du carrefour.

 

Notre marche nuptiale fut celle du crabe

Et les lumières jaunes des candélabres

Etaient, comme du riz, sur l’urine de la chaussée.

 

Je t’ai jeté sur mon matelas. T’es mise nue.

J’ai bavé sur tes courbes de fille perdue.

T’ai aimé, dans mon lit, de mes baisers sucrés.

 

 

 

2010

 

 

 

Au comptoir, 

 


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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 10:40
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Je happe les courbes de tes lêvres, si humides,

Entre les miennes, et je me consume de désir.

Nos langues se mêlent et s’enlacent, si avide

De n’être plus qu’un dans un unique soupir.

 

Elles se délaissent. Nos bouches brûlantes se ferment,

Pour se manger, vorace, et s’engloutir de plaisir.

Mais nos baisers, salaces, nous rassasient à peine

Alors nos langues s’échappent pour mieux nous nourrir.

 

Par nos yeux clos, nos épidermes sont à fleur de peau.

Nos sourires, pleins de râle, de l’envie de se baiser,

Les ouvrent et s’échangent, alors, le bonheur de s’aimer.

Nos mains s’immiscent dans les prémisses du grand saut.

 

Les miennes glissent le long de ton échine

Pour pétrir, avec rage, ton splendide fessier.

Les tiennes, expertes, saisissent mon vié

Pour prendre contrôle de la virile machine !

 

Je suffoque ! C’en est trop ! Tu me fais chavirer !

L’odeur de ta peau ! Ton corps nu et dévoué

De toute son âme à ma tendre lubricité 

D’homme en rût, impatient de prendre ta beauté !

 

A cet instant précis, pourtant, tu t’es écarté…

Tes prunelles racontent tout…tu es scandaleuse…

Ta poitrine superbe…. Ta peau laiteuse….

Tu me susurre, doucement :

                                            -« Allons nous baigner… »

 

les clapotis mélancoliques du lac d’Annecy

Rapatrient mes sens sur la plage de Talloires.

Les étoiles garderont, toujours, en mémoire

Ton galbe de sirène dans l’eau de minuit.

 

J’admire ton cul, tatouée d’une rose éclose,

Que j’aime tant cueillir sur ton derme sucré.

J’admire tes hanches, que j’aime tant serrer.

Contre toi, le bonheur de vivre se repose.

 

J’admire ton dos et ta nuque libérée.

Avec une pince, tu t’attaches les cheveux.

Puis tu disparais dans le lac soyeux.

Cet instant, sache-le, est en moi à jamais.

 

Moi qui grelotte, tout nu, sur la berge,

Je trempe un pied qui glace ma superbe !

Ton amant est amarré, tout bleu, sur l’herbe

Et, toute petite est devenue ma verge…

 

Tu ris de mon ridicule et tu reviens.

Des gouttes glissent sur tes seins et ton ventre.

Tu me tiens la main et, avec toi, j’entre.

Ma peau contre la tienne, je suis si bien.

 

 

 

 

 

 

2011

 

 

Merci à Virginie....

 

Carré blanc 

 

 


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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 10:04
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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"Les Sabines" de Jacques-Louis DAVID

 

 

 

Oh! Que je comprends les tortures de l'artiste

Qui fouille en ses entrailles de quoi se nourrir !

De cette acide ripaille, il est l’aubergiste…

Et sert à ses clients, de délicats soupirs.

 

Mais, quel horrible combat sur soi-même

A atteindre le sublime par les nœuds de l’esprit !

En prose ou en rimes, l’encre nous mène

Aux longs trépas ou à l’exaltante furie !

 

La gouache des mots s’étale en surface

De bout de papier, en déni et rature.

Mais, avec son trépied au centre de l’espace,

Il saisit le faisceau de l’utopique peinture.

 

La beauté de l’instant est si éphémère,

La brûlure des sens, si profond dans nos corps,

Qu’il y a urgence à transformer, en or,

Un bref accident que l’on pleure ou vénère….

 

Combien de martyrs ont la malédiction

De cette page blanche ou l’on veut écrire ?

Combien de souffrances ont l’absolution

Par le simple plaisir du vers à produire ?

 

Et, quand la fin du poème se raccroche

A la mine du crayon frénétique,

Hurle l’inspiration ! Sonnent les cloches

De la victoire suprême sur la poétique !

 

Mais, à son retour de la bataille d’Alexandrie,

Le poète, fatigué, à nouveau désespère

De ne point trouver la paix en son logis.

C’est pourquoi, aux entrailles, reprendra la guerre…

 

Qui peut me dire pourquoi je retourne toujours

Dans cet espace, en quête de ce maudit faisceau ?

Est-ce l’unique place de nous autres troubadours

Qui voulons peindre, en mourir, un monde plus beau ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2011


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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 10:00
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

11-Kees-van-Dongen-bal-moulin-de-la-galette-1904-05.jpg

 

peinture de Kees van dongen

 

 

Les belles muses séduisent, au bal musette,

Les gonzes qui, en lèvres, coincent leurs cigarettes.

Et, quand embrayent les nacres de l’accordéon,

La musque s’immisce jusque sous les jupons.

Oh, oui ! Frémissez, sur le parvis de l’église,

Puis qu’on vous invite pour devenir promise.

Du mauvais garçon à l’honnête ouvrier,

Il est temps de se marier. Alors, dansez ! Dansez !

 

Les femmes s’enflamment, au bal du village,

Comme pour dire que tout est bien en ménage.

Et, quand gémit en vibrato le branle poumon,

Y a de l’un, deux, trois, sous les lampions.

Valsez avec vot’conscrit qui s’en va-t-en guerre,

Ou vot’gigolo qui t’aime tant sous le réverbère !

Du déserteur de peine au premier à marcher,

Il faut faire des bébés. Alors, dansez ! Dansez !

 

Les belles mamans se trémoussent au balloche,

Pour oublier que c’est vide dans les poches.

Et, quand souffle le piano à bretelle,

Elles trottinent dans leurs robes en flanelle.

La java s’en est allée à la guillotine

Ou s’en va guinchée sous l’arche de l’usine.

De l’ombre du couperet aux pépins d’atelier,

Il faut tenir le foyer. Alors dansez ! Dansez !

 

Les veuves végètent sur la place de la ville,

Rêvant d’un bal à la place des automobiles.

Depuis que le soufflet à punaise est percé,

Les sons du soliste sont en sous-sol de six pieds.

Votre envie de tourbillonner est intense

Mais les nuits de printemps sont au silence.

De l’exode des enfants au maris enterrés,

Y a toujours cet air en tête. Alors, Dansez….

 

 

 

2011

 

 


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