Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 06:55
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

Merci

 

 

Merci…

 

 

Trinquons, amis poètes, à l’année écoulée !

A tous ses vers dégustés sans modération,

A nos rîmes partagés par blogs interposés

Et ce plaisir de s’échanger nos créations !

Merci, compères, d’être venus à mon comptoir,

Venir lire mes textes, faibles ou puissants,

Qui, chaque mardi, fut source de défouloir

A mon penchant d’artiste... maladroitement…

 

Merci, d’abord, à Cathy, pour sa fidélité

De m’avoir lu, cette année, sans cesse.

J’aime, dans les doux chemins de ta sereinité,

Me perdre au fil de tes mots plein de sagesse.

 

Merci, Ophélie, pour tes commentaires à fleur de peau.

Tes textes érotiques peuvent, certes, surprendre.

Réelle ou Mythe ? ton personnage, digne de Sapho,

A si soif de jouir à coup de geste tendre.

 

Merci, Marie-Christine et ses blagues potaches

Qui me font tant rire, derrière l’écran.

Tu cache une écorché qui, par sa gouache,

Exprime la simple beauté et tes sentiments.

 

Merci, Mamalilou qui voit le monde

Comme je le vois ou aimerais le voir !

Tu as carcan plein d’humour pour ta fronde.

Tu m’apporte de l’éclairage et du savoir.

 

Merci, Vénusia, pour ton sens du juste,

Car si tes Haïkus, dans mon esprit, ricochent

Ta vision poétique est si auguste…

J’aime que tu n’es pas les mots dans ta poche.

 

Merci, Claire pour ta chaude mélancolie

Qui parsème tes sentiers et tes arpents.

Le nacré de ta prose atteigne l’esprit

Des randonneurs qui cheminent en te lisant.

 

Merci, Cenerentola, de me donner l’appétit

Au travers de tes recettes succulentes.

Mais j’avoue avoir un penchant pour tes égéries

Sous ton pinceau, et tes mots qui, parfois, me hantent.

 

Merci, Liedich, Mon grand frère rien qu’à moi.

Tu navigue sur la toile trop rarement.

Mais, ta venue au bistrot est toujours grande joie.

Et te lire, me porte toujours au firmament.

 

Merci, Timilo, enfin pour tes vers sublimes

Et de m’avoir fait entrer en ta maison.

Ainsi, j’ai découvert Evajoe et Corinne…

Qui ont le grand talent sans la prétention.

 

Bref, Merci à vous tous, encore une fois,

Pour tous ces moments de bonheur, en cette saison.

Trinquons à l’amitié, chers amis, et que ploie

Notre imaginaire pour nous plaire à l’unisson !!!!

 

Merci à tous et à toutes….

 

 

 

 


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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 07:24
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

arbre.jpg

 

 

Les derniers jours

 

Adossé au vieil arbre, fredonnant une comptine,

Le vieil homme, méprisé, comme chaque soir ravive

Ses jeux d’enfants et ses souvenirs passés,

Ou, montait sur l’arbre, jouait aux flibustiers,

Ou ses premiers rendez-vous de minet,

Lui donnèrent les surnoms de fanfaron et minet.

 

Alors, il sourit, péniblement, car il est maintenant vieux,

Et ses yeux noirs sont centre d’une toile d’araignées,

Par le temps creusé.

 

Seul l'arbre, qui le tient chaud dans ses ecorces,demeure

Et ses feuilles, alors, se frottent à la douce brise venue

En guise d’un signe d’amitié finie mais accrue.

 

Alors le vieux se lève et rentre au village.

Fredonnant sa comptine, évoquant une jeunesse lointaine

Mais, aussi, celle de sa mort prochaine.

 

1989

 

 

 

 Les trois premiers poèmes 

   

 

 

 

 


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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 07:22
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Durant l’anniversaire de Michel

 

Sur l’air de « Mon vieux », Muriel chante …(texte de Muriel)

Poésie lue par et de Benoit

 

 

Il y a cinquante ans, tu es né

Les quatre cents coups tu les as faits,

Même si tu nous l'as caché un peu,

Mon vieux..

 

Et un jour, tu l’as rencontré,

Quand vos deux bandes se sont croisées,

Et vous êtes restés à deux,

Mon vieux..

 

Ils se sont mariés à l’automne,

Six mois plus tard vient un petit homme,

Et oui, tu es déjà là

Benoit…

 

Le dix sept mars, au soleil levant,

Tu pleuras dans les bras de maman.

Elle te caressait alors les cheveux.

C’est une boutade, soyons sérieux.

 

C’était lors de son anniversaire :

Mike Brandt, Joe Dassin, Nino Ferrer,

Et, dans la nuit, un baiser échangé,

Ce geste vous liant pour l’éternité.

 

Trois ans plus tard, Muriel est née.

Douce était notre petite poupée.

Malgré cela, je m’écriais :

« A la poubelle, le petit bébé ! .

 

il a toujours plein de copain,

Gignac, Paris, voisins, cousins,

et parmi eux, beaucoup de footeux,

Mon vieux..

 

et, quand y a besoin d’un coup de main,

ils ne sont jamais bien loin,

il est heureux d’être avec eux,

Mon vieux..

 

l’été, on aime pas la mer,

y a un autre coin qu’on préfère,

ça, c’est son coin de paradis,

Annecy..

 

Oh ! Regarde juste cette assemblée !

Belle-Maman les a tous invités

Et, moi, fils, je comprends à présent

Qu’il faille un espace si grand.

 

Quand on a un cœur gros comme ça,

Malgré que tu ne le montres pas,

Tu sais, ici, personne n’est dupe,

Alors, fleur de printemps, lève ta jupe !

 

Et quasiment tout le monde ici,

Est monté une fois à Annecy,

« Le pays de la danseuse » dit-on.

Le tien aussi, assurément.

 

De la mécanique toute la semaine,

Sans jamais compter sa peine,

Pour nous rendre tous heureux,

Mon vieux..

 

Même quand on le fait râler,

Il est toujours prêt à pardonner,

C’est pour nous qu’il est anxieux,

Mon vieux…

 

Fidèle, généreux, honnêtes,

Un roc, un chêne…une estafette.

Le cœur vaillant, la moustache drue,

Les yeux perçants, sexy en tut,

 

Voici le portrait de votre ami,

De notre paternel, de ton mari,

Ne sens-tu pas cette ambiance,

D’amour, de joie, de transhumance..

Chanté ensemble

 

Même quand on a plus de vingt ans,

On a pas forcement le temps,

Pour ce dire ces choses là.

C’est con, tu vois…

 

Ce soir, nous sommes tous réunis,

Et quand je vois tout ça je me dis,

Je suis heureux qu’il soit prêt de moi,

Papa…

 

1996

 

 

  Anniversaire et Mariage

 

 

 

 


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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 06:58
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Au-tambour--bistro-de-l-urb.jpg

 

 

Ma Bardot,

 

Comme chaque jour je me noie

A la pression du taulier.

Ma bouche est pleine de renvoie.

Je suis mal dans mes étriers.

 

La pluie accable Paris.

Dans mon bistrot, je sens la mort.

Fait gris dans mon quartier pourrie.

Et, le patron qui m’ignore.

 

Dés fois, y a de la joie,

Dans le cul de mon verre.

Dés fois, sérieux, j’y crois,

A quitter, pour de bon, ma bière.

 

A savoir pourquoi je bois,

Depuis le temps que je piccole,

Je connais plus l’histoire, je crois,

Je l’ai noyé dans le formole.

 

Je rêve d’un petit boulot,

Un truc simple, un plan michto,

Mais pas de gonzesse, pas de mélo,

Vu qu’en amour, j’ai eu ma Bardot.

 

Les clients l’appelaient Lolo.

Un beau minois, un cul d’enfer.

Avec un gros cœur d’artichaut,

Et de tendres yeux verts.

 

Elle m’a voulu. Elle s’est plantée.

Je l’ai prise. J’ai abusé.

Un prince charmant n’a jamais

Une ardoise au troquet.

 

Quelle idée tordue elle a eu

De vouloir sauver l’ivrogne,

Vu que pour jouer l’élue

Faut avoir des trous dans les pognes.

 

Pourtant, au début, j’y ai cru,

Comme une pub à la téloche.

Mots d’amours et jolie bru…

M’a même flanqué d’un gosse.

 

Le hic, c’est qu’à chaque rue

Y a des bistrots qui s’accrochent

A ton pas d’homme résolu,

A tes promesses pleins les poches.

 

De la mousse à la goutte,

C’est comme la clef d’un sésame,

Jusqu’au derniers pour la route !

Alors, femme, c’est pas un drame !

 

Pis faut dire que j’ai abusé,

A rentrer toujours rance.

Elle pleurait, elle hurlait…

Je lui ai collé quelques danses.

 

Un jour, elle a tracé la route

Avec le môme et ma fierté.

Accoudé au zinc, je me degoutte.

C’est bonne raison d’écluser.

 

Dés fois, je rêve d’un boulot.

Un truc simple, un plan michto.

Mais de gonzesse, pas de mélo,

Vu qu’en amour, j’ai eu ma Bardot.

 

 

 

2011

 

 

 

  Au comptoir,

 

 

 


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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 07:21
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Dessin de Hergé

 

 

 

 

Mère

 

Oh ! Mon navire, comme un ventre de mère

Berçant ses enfants aux clameurs de l’océan,

Quand l’horizon d’eau grise déglutit de colère,

Je me cale en ta ferraille, épousant tes gréements.

 

Tu percutes les murailles de vagues en guerre

Contre les hommes qui n’ont soif que de passé.

Alors, quand craque ta coque et claque le tonnerre,

Pour apaiser ma peur, j’aimerais tant te téter.

 

Oh ! Faucheuse de houles, Oh ! Briseuse de lames

Qui s’écrasent et agonisent en gerbe de pluie,

Sur ton pont d’où glisse un vent hurlant de larmes,

Tu protége tes fils qui t’obéissent et te prient.

 

L’odeur maternelle de chanvre et de rouille

Nous harponne au fol espoir d’exister !

Et, les godillots immaculés de trouille,

Nous tenons nos postes, ivre de t’aimer !

 

Et, lorsque des ténèbres jaillira les éclairs

Du soleil sur un miroir d’un bleue d’azur,

Nous panserons les plaies profondes de ta chair,

Nous te laverons de la haine, toi, si pure…

 

 

2011

 

 

 

 

   

 

 

 

  

 

 

Une gare,  

 

 

 


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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 07:16
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tableau de Gustave Courbet

 

 

 

La paresse précoce,

 

Avec ma ligne, tendue, plantée là, sur la berge,

Entre mes jambes … un chapeau de paille sur mon nez,

La lourde chaleur s’écrasant sur la terre Glaise,

Je rêve d’une femme, nue, conquise par mes baisers.

 

Roulent tranquillement les languissantes eaux,

De la rivière, en mes songes chaotiques,

Ou ma belle, au sein lourd, me caresse la peau,

Mêlant nos sueurs en un suintement lubrique.

 

Et, soudain, mon chapeau tombe. Je vois le vide !

Un écrasement sanguin éclate mes pupilles.

Et, la ligne se raidit. Une victime ! une victoire !

 

Une nonchalance brutale enveloppe mon être…

Par delà, s’envole ma compagne éphémère.

Je tire sur ma canne. Un Goujon… quelle gloire…

 

1999

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 Les trois premiers poèmes

 

 Carré blanc 

 


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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 07:10
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Durant l’anniversaire de Martine et Xavier..

 

 

 

C'est en Mil neuf cent cinquante cinq, à Bekyle, 

Que naquit la blanche ballerine malgache,

Ou  le ventre brûlant, poussa une autre vie

D’entre les cuisses : Un futur barbu bravache.

 

Dans la grande maison, dans la grande famille,

Entre vos jambes, ils firent leurs premiers pas.

Plein de poupées de porcelaine et de bateaux qui brillent,

Mais, tous ces souvenirs, pour moi, n’existe pas.

 

Car, dès que je naquis maman était, déjà, maman

Et, parrain, déjà, le barbu aux abeilles.

La musique et la danse, deux artistes parents

D’enfants qui vibraient sous vos peaux, dans leur sommeil.

 

Muriel, te souviens-tu, à la grande barque

De celle qu’on attendait, dans nos p’tits lits chauds.

Chaque soir, du gros poutoux baveux et caraques

Qu’elle nous offrait, On riait comme des idiots.

 

Et puis, du mazot et de la grande tournette,

Ou tous les quatre, nous vivions paisiblement.

Après le Lanfonnet, après le col des Frêtes,

Le monde vibrait. Nous, on s’en foutait profond.

 

Et les galas de danse ou tous les costumes

Envahissaient notre douce maison. Notre papa

Avait les bacchantes qui frisaient, alors, nous fume

Des enfants de la balle, joyeux dans le fatras.

 

Petite maman, je suis heureux d’être ton fils

Et d’avoir vécu tous ses instants de joie.

Petite maman, ce soir, tu es au paradis,

Avec tous tes amis, ta famille et avec moi.

 

Levons nos verres, à ces cinquante années

De bonheur pour vous deux, oncle et petite mère.

Aux cinquante prochaines années aussi animés,

Ou je te jure, parole, tu seras grand-mère.

 

 

 

1999

 

 

Le spectacle de mercredi ( voir l'actu du taulier) me prenant trop de temps, je ne peut que vous offrir cet écrit en l'honneur  de ma maman et de mon parrain, et qui j'ai lu  lors de leurs soirées d'anniversaire...

 

 

 Anniversaire et Mariage

 

 

 

 

 

 


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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 07:16
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Senne31

 

 

 

 

 

Le très étrange voyage de l’étron,

 

 

 

 

 

Quand on ose, avec son prose, dans le trône,

Déposer une odorante aumône,

Voici qu’un périple surprise et mystique,

Se peaufine pour notre complice gastrique.

Alors que notre chiasse se prélasse

Dans sa mêlasse grasse, on tire la chasse.

Le voilà qu’il bute dans une chute d’eau.

Il perd pied au radier d’un de mes canaux.

 

Et il va voyager, dans les chemins usés.

Un poème sur une merde…êtes vous étonné ?

 

Sans dégoût, dans les égouts, il s’agglutine

Avec des étrons étrangers d’autres latrines.

Un mou mouvement d’une troupe d’égoutiers

Et notre pote tapote leurs bottes emmerdées.

Et les hommes s’enfuient à fond de train.

Un gras ressac claque dans un vague crachin.

 

Et il s’enfuit, par des chemins pourris,

Une poésie sur du moisi… êtes vous surpris ?

 

Une pente douce. Notre bronze s’écoule,

De marbre, sans souci du temps qui coule.

Surpris ! Un saut à ski ! le coulis s’effile

Après la magne, notre cague stagne gracile.

Un puits hélicoïdal,  il chute en spirale

Dans le vertical d’un précipice infernal.

Dans un collecteur de six mètres de diamètres,

Dans le fleuve mort des entrailles de la terre.

 

Et, il s’échappe dans les chemins noirâtres.

Des alexandrins sur du tanin…ça vous épate ?

 

Puis, chemine, sereinement, vers son destin,

Se cogne sur une grille oxydée de pétrin,

Pendant que la poche d’un dégrilleur, récupérant

Les encombrants des humains polluants,

Monte et descend tel un stakhanoviste.

Et, il glisse, régulé par une vanne orifice,

Pour se faire remonter, si prestement,

Par le biais d’une pompe de relèvement.

 

Par combien de vannes a-t-il été guidé ?

Et, de vannes, à son passage, se sont effacées ?

Sur combien de mètres fut-il relevé ?

Six mètres ? Dix-huit ? Transhumance insensée.

Combien de raccordements, égouts, collecteurs ?

Combien de kilomètres ? Combien d’heures ?

Dés fois plus de douze pour atteindre Avalon,

Qui se trouve être la station d’épuration !

 

Et là, c’est le nihilisme. La dislocation,

Pour notre création. Une désolation

De savoir que cet obscur pèlerinage

Mène à la mort notre fécal ouvrage.

 

Et il meurt, dans mes chemins de labeurs.

Des mots sur mon boulot…Mes profondeurs.

 

Dorénavant, en utilisant votre postérieur,

Vous saurez que je suis dessous, un brin moqueur.

 

 

2009

 

 

 

en effet, je suis egoutier de métier...ceci est un texte retravaillé...

 

 

Gaïa

 

 

 

 


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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 09:03
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Les mauvais mots,

 

Les poètes utilisent les mots comme outils.

Ils sont les patients ouvriers du sublime.

Ils malaxent le beau, le façonnent, le pétrie,

Mais, quand il rate, ils se plongent en l’abîme.

 

Et il suffit pour cela de presque rien.

Des mots  ensemble, qui se saborde

certain vis à vis d’autre.. sans aucun lien…

A part, peut être, celui de la discorde.

 

Alors l’accident de travail est palpable

Au désaccord majeur de l’auditoire.

Les fausses notes deviennent insupportables

Quand l’interprétation devient abattoir.

 

Le regret de mettre en péril des amis,

Le scrupule d’avoir été si vandale,

Mettent en naufrage ma quête de poésie,

Ma soif à l’inaccessible étoile !

 

Ce sont des aléas de vie non maîtrisable

Certes…mais mal faire encore me hante…

D’un accident, on en sort un peu malade..

Je sais que l’erreur humaine est courante…

 

Alors, bientôt, oui, bientôt, je réécrirai

En m’en faire péter mon restant de neurone !

Et, même si mes chers amis l’ont déjà fait,

Il faudra bien qu’un jour je me pardonne…

 

 

2011

 

 

 

 

 


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Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 10:54
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Le repas du maître

 

Loin des tumultes des hommes et de leurs guerres,

Le vieux, maître de son lopin de terre,

Veille sur sa vigne, espère la Giboulée,

Et s’en fout du reste, s’en tape de l’humanité.

 

De sa besace, il sort un chiffon à carreau

Qu’il étale au sol. Il est à l’ombre du boulot.

L’odeur du saucisson chaud s’échappe dans l’air.

Il sort le litron et le jambon qui vont de paire.

Sa main calleuse ouvre son opinel aiguisé

Et l’essuie sur le tissu du paletot usé,

Des deux cotés. Puis le papet rompt le bâtard.

Avec la lame, il amène en bouche le lard.

C’est au goulot qu’il boit le rouge qui tâche.

Sur le quignon, gobe le cochon et mâche.

 

Sur le silence brûlant de sa terre fertile,

La respiration du vieux maître vibre.

Il est le diapason. Il a maté les dragons.

Il a dressé, sous son joug, les quatre saisons.

 

De son regard d’aigle s’envole les hirondelles.

Il taillera les souches, ses jolies pucelles

Vierge de raisins. Il rassemblera les sarments,

Qui brûleront l’hiver, dans l’âtre, en crépitant.

De sa peau tannée s’échappe les rossignols.

A cause du mildiou, putain de vérole,

Il ira sulfater, la machine sur le dos,

Les pieds des ceps, une à une, à la chaux.

De ses énormes  pognes s’évade le soleil.

Fin d’été, sa terre, dans une robe en vermeil,

Donnera le sein d’argile à ses déesses,

Redoutant les gerçures de la sécheresse.

 

L’œil du vieux, dans une toile d’araignée,

Prie, au bleu du ciel, des vendanges sucrée.

Aujourd’hui, le raisin est mûr, trop peut être.

Le paysan souhaiterait une pluie légère.

 

De donner son cœur à l’ouvrage, il casse.

Qu’importe, l’important est d’aimer sa tâche.

De donner son âme à la terre, on meurt.

Qu’importe, la fertiliser est un honneur.

 

 

 

2008

 

 

  Campagnan


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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 10:20
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l'ange gardien tif

 

Mon ange gardien,

 

Les anges passent, espérant l’espace des dieux.

Toi, tu restes à l’affût du geste de mes vœux.

Sur mon épaule, tu es le faune qui, à l’oreille,

M’aère d’une brise légère de chauds conseils.

Il arrive qu’assoupis dans mes replis de cheveux,

Tu me laisse vivre mon train-train aux essieux

Fatigués d’entreprise, en terre déjà conquise,

Comme un long refrain en tête qui s’éternise.

 

Mon ange, prés de moi, tu souhaites l’émoi

Qui peut me prendre, dans tes méandres et tes voies,

A tout moment, pour sculpter des pans d’avenir

En amour passion ou projets à assouvir.

 

Et, quand se lève la sève du désir de faire,

Tu te réveille aux ritournelles qui s’accélèrent.

Gardien de ton protégé, tes dons à l’écoute,

Tu suis mon parcours aux détours de mes doutes.

Alors je gesticule en tout vestibule et tout sens,

Pour aller droit, je m’y emploi, sans contre sens.

Et, quand le péage d’avant le mirage apparaît,

Je te fais prière, à la barrière, pour m’envoler.

 

Mon ange se dresse et se met en liesse, en douce.

Dans un claquement de doigt, ton coup de pouce

M’offre l’opportunité que je m’empresse d’attrapé.

Tu es mon étoile qui éclaire ma destiné.

 

Je connais ton nom, mon ange. Il est gravé

Dans mon cœur et mes souvenirs de gosse gâté.

Le grand-père, que mon propre père redoutait,

Est mon ange gardien. Papet, mon papet.

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 10:47
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photos-Noelle-0620.jpg

photo Noelle Maybon

 

 

Un train,

 

La douce percussion des rails sur les châssis

Est une berceuse en ferraille qui m’assoupis.

Un pays défile sur mon grand écran de verre.

Des villages vacillent puis des champs jaunes ou verts.

Et des cours d’eau scintillent sous les nuages.

L’un d’eux, d’ailleurs, a pris la forme de ton visage…

 

Alors, rêveur, je regarde passer les vaches

Et tous ces horizons à l’azurée gouache.

Dans ce climat de coton, mes voisins macèrent,

Engourdis d’aller si vite à ne rien faire.

Certain lisent ou méditent, d’autres roupillent.

Comme à confesse, un vieux couple se houspille

J’admire les fesses d’une fille qui passe.

Les tiennes sont plus jolies et Je les rêvasse.

 

Oh ! pour tuer l’ennuie, je pourrais me plonger

Dans le bouquin qui est coincé dans le filet…

Je pourrais l’ouvrir, là où est le marque page,

Pour m’enfuir dans un second voyage.

Mais, dans ce train-train de chemin immobile,

Je n’ai envie de rien que d’une paresse facile,

Tu me manques tant et c’est déjà beaucoup.

Ton corps est omniprésent dans mes images floues.

 

Sur le vitrage, ou la vie bouge tant derrière,

Il y a un orage qui s’écrase contre le verre.

Des milliers de gouttelettes s’entrechoquent,

S’accouplent, furètent, puis se disloquent,

En un sol pleureur qu’elles créent par leurs sillons.

Chacune des sœurs glissent, dans ce dominion,

Vers le même point qui est à l’angle du bas.

Je suis la route de celle-ci puis de celle-là.

 

Oh…tiens……pendant un cours moment d’émoi,

J’ai, enfin, penser à autre chose qu’à toi.

Toi, qui m’attend sur le quai de la gare,

Moi, qui impatient, dans notre amour, s’égare.

 

La fille, aux jolies fesses repassent avec deux cafés.

Vraiment, ma princesse, le tien est plus raffiné….

 

 

 

 2010

 

 voyage  

 

 

 

 


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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 14:29
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gare-du-nord-2000.jpg

 

 

 

Une gare,

 

 

 

Des trains, sous une tonnelle de verre, 

Copulant avec de l’oxyde de fer ciselé,

Empliront leurs panses veloutées en passagères

Et passagers. Une gare, c’est la voracité.

 

La pluie, comme un arôme de lingère

De rouille et de pollution poivrée,

Fait comme de multiples cercles

Entre les semelles des hommes à quai.

Des parapluies noirs s’ébrouent de gouttes

Lorsque les propriétaires sont à l’abri.

Des sifflets, cris et annonces sous sa voûte

Hurlent aux oreilles. Une gare, c’est du bruit.

 

Les gens, dans une impatience d’attente,

Vérifient, à tout moment, leurs billets aller,

Jettent l’œil fébrile sur la grosse tocante,

Empoignent fort leurs bagages saturés.

Les gens perdent des pas à vouloir partir,

Admirent leurs destinations provinciales

Sur le panneau d’affichage. Sans réfléchir.

Sans cesse. Une gare, c’est un cérémonial.

 

Le temps, suspendu par le départ souverain,

Se faufile au travers de l’esprit de l’âme.

La trotteuse, d’un suintement, est contraint.

D’abord, le voyage est un mélodrame

D’immobilité vague. Puis, c’est la comédie

De l’euphorie à l’appel de l’embarquement.

Le voyageur qui s’était, alors, engourdi

Se précipite. Une gare, c’est le mouvement.

 

L’action, comme une obligation de vie.

La volonté d’acquérir de beaux souvenirs.

Le désir de créer des pans de nostalgie.

Le voyage, c’est une pulsion d’avenir.

 

C’est pourquoi, ils s’en vont et reviendront

Dans une valse effrénée à mille temps.

D’autres trains sur d’autres voies s’en iront,

Vers mille lieux. La pluie déchire tant et tant.

Au nez de la loco, le début du voyage

Est un horizon de pleine puissance.

La mécanique se prépare au sillage

De rail d’acier. Un train, c’est l’espérance.

 

La gare, après le chaos du tumulte,

Pense au temps qui passe. La pluie a cessé.

Sur le quai vide, le vent souffle et sculpte

La trotteuse. Une gare c’est l’éternité.

 

 

 

2010

 

 

 

  Voyage

 

 

 

 

 


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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 15:10
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

parc national du banc d arguin vue aerienne

 

 

Hugues de Chaumareys

 

 

Veuillez pardonnez la longueur de ce texte, mais cette histoire vrai est tellement incroyable qu’il me semblait justifier d’en racontait tous les détails.

 

 

Vicomte Hugues Duroy de Chaumareys, 

  Officier médaillé de la triple buse,

Te souviens-tu du jour ou tu fit échouer,

En baie d’Arguin, ta frégate nommée la méduse ?

 

Baderne gonflée d’orgueil et de vinasse,

Tu as fait jouer tes hautes relations

Pour prendre timonerie et que tu fasses

Un capitaine à l’auguste prétention !

Fieffé coquin, tu avais commandement

D’une division de quatre navires

Pour partance à Dakar, mais ose le dire

Que tu n’avais pris la mer depuis vingt cinq ans !

Gredin, qui ne connaissait plus le nom des voiles

Mais pas ceux des châteaux qu’il sifflait à toutes heures,

Tes deux cents hommes eurent mauvaise étoile

D’avoir un tel alambic comme supérieur !

 

Passons sur le pauvre mousse qui tomba à la mer,

Tu ordonnas de ne pas se détourner du cap

Afin que le consul puisse faire carrière

Au plus vite en Afrique… Oh ! Vil satrape !

Passons sur les six prisonniers décharnés

Qui t’ont supplié, à l’escale de Ténériffe,

De monter à bord car leurs vies étaient comptés

Et que tu as refusé, misérable mornifle !

 

Ce même consul, sa femme et sa jolie fille

Réclamaient de voguer toutes voiles aux vents !

Ainsi, la méduse s’éloigna de la flottille…

Alors qu’il aurait du être au rythme du plus lent.

Tes seconds hurlaient pour changer de direction,

De perdre du temps mais prendre route sure !

Mais, tout en courbettes, tu prenais opinion

De tes passagers plus qu’à tes marins matures !

Les récifs d’Arguin s’approchaient de ta coque

Mais tu avais ordonné de n’être pas dérangé.

Tu ronflais, ivre, rêvant de futures breloques

Quand le bateau, sur un banc de sable, fut ensablé !

 

Ton incompétence à lire carte maritime

Te sera moins reprocher, lors de ton procès,

Que d’échoué en mer d’huile et temps sublime

Ton navire de guerre ! Oh ! Infâme goret !

 

Malgré l’effort des hommes et ce durant trois jours,

A rendre le bateau léger, tu as postilloné,

à leurs demandes de jeter les canons trop lourds

Que se serait crime de lèse-majesté !

Bien sur, une vraie catastrophe vint à venir

Par un orage noir de vent et de pluie.

Et une large brèche, dans la cale du navire,

Fit craquer, par une lame d’eau, la charpenterie.

 

Courageux, dans une chaloupe, tu t’es empressé

De te terrer avec tes amis riches et nobles !

Alors que tu aurais du rester le dernier

A quitter le pont en bon capitaine ! Ignoble !

Ton équipage voulait te trouer la peau,

T’a insulté,  T’a craché à la face !

Puis se sont mis à construire un radeau

Car, dans les canots, il n’y avait plus de place.

 

Mesurant vingt mètres de long et sept de large

Soit cent quarante mètres carrés d’acajou,

L’amas de bois liés était en surcharge

Pour plus de deux cents hommes tous debout.

Au gré du ressac, l’eau arrivait aux genoux

Ou à la ceinture mais jamais ne descend plus.

Mais certain se cassent les jambes dans les trous,

D’autres tuent car tous savent qu’ils sont en sus.

Pas d’eau, ni nourriture mais le pire est à venir

Car tu couperas la corde qui tirait le radeau.

Immonde vicomte, par ce geste à vomir,

Tu allais créer un gigantesque tombeau.

 

De ce geste pour faire disparaître les preuves

De ta suffisance et de tes lâches fourberies,

Tel un serpent voulant faire une peau neuve,

Tu espérais qu’ils crèvent tous dans l’oubli.

 

Oui, ils ont dévoré leurs morts pour survivre !

Oui, ils ont bu leurs urines et ont supplié !

Mais, sous soleil de plomb, dix ont put vivre

Car, après quinze jours en enfer, ils furent sauvés !

 

Alors, tu fis l’objet d’un procès militaire

Au dire des témoignages des rescapés.

Mais, comme on se serre les coudes entre frères,

Tu fus dégradé, certes, mais aussi acquitté.

 

Suivirent trente ans de honte et ta bastille

Fut ton domaine ou tu as vécu cloîtré.

L’opprobre que tu infligea à ta famille

Firent qu’il oublièrent ou tu es enterré.

 

Mais, moi, vengeur, il me semble légitime

De te sortir de l’oublie ou tu étais serein.

Car, sur tes nobles os rongés par la vermine,

Je veux, à jamais, le déshonneur du vaurien.

 

 

 

 

 

 

 

2011

 

Voyage 

 

 

 

 


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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 10:00
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

meduse.jpg

 

 

La Méduse 

 

 

 

 

Des vagues grosses comme des cathédrales

Ou une frégate, dans un trou, chancelle.

Le mât, bras en croix, comme une chapelle

A sa nef auréolée d’un feu de Bengale.

 

Le rafiot, avarié par l’échouage,

Sur la baie d’Arguin, pisse, pharaonique.

Les orgues de l’océan hurlent ses cantiques,

Dans les plaies béantes sous le bastingage.

 

Les riches passagers ont débarqué en canots

Et chaloupes. Marins et soldats en ont chié

Pour construire, avec du bois débaptisé,

Et, pour pouvoir sauver leurs peaux.. Un radeau.

 

Les marins récitent des psaumes

En hurlant ! Car dieu est partout.

L’homme renifle sur ses paumes

En gémissant ! Car dieu s’en fout.

 

L’eau plate comme un parvis de lumière

Ou un amas de bois glisse sur un vitrail.

Les cordes, moisies, comme un caravansérail,

Lie l’humanité à un aquatique désert.

 

L’eau, douce et bénite, il n’y en a plus.

La prière, avant le repas, plus besoin.

Un silence de cloître comme seul témoin.

Le fort fera pitance sur le faible vaincu.

 

Les marins prient la miséricorde

En se mangeant ! Dieu est amour.

Les hommes ont faim et s’absorbent

En pleurant ! dieu est à mort.

 

Ils seront sauvés douze jours après ; mais avant…

La canicule les a pourris d’idées malsaines

Suicide, meurtre, massacre, géhenne.

De cent quarante neuf hommes, quinze survivants.

 

 

 2010

 

 

 

  Voyage 

 

 

 


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