PASSé,
Un uniforme de soldat entre deux tranchées .
Vautours voraces , avec leurs becs, qui grappillent,
dedans, les abattis d'une viande avariée .
Un oeil est avalé . Du foie coule la bile .
Un spectacle ordinaire pour les deux armées .
dans leurs fosses, des ratasses qui se faufilent .
Un arbre déchiqueté et des pieds gelés .
L'hiver glaçe les os, la gerçure mutile .
Sur cette terre stérile, prés des trous d'obus,
j'écris à ma mère, des morpions au cul .
Du patriotisme ?.... une absurdité .
Bientôt l'assaut, dés que l'ordre est hurlé ....j'ai peur .
Une baïonnette dans le bide .... je meurs .
La glorieuse postérité ? En rat, j'ai crevé .
PRESENT,
un espace bleue entres des nuages blanc .
Velouté vanille de Nimbus qui chemine .
Un zoo abstrait sur une couche de Cyan .
Une multitude de douce mousseline .
Une brise légère qui susurre aux tympans .
Des feuilles de Marroniers qui frétillent .
Un tiède automne, en tâche de safran,
annonce un feu de cheminé qui grésille .
Sur le pré, au milieu des pâquerettes,
une brindille en bouche, .... je suis poète .
Un goût d'immortalité ...Une vanité .
Sur mon âme, au centre d'un pur paradis,
empli de sensation magnifique, ...j'écris .
Une seconde de présent ... une éternité .
2009
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Communauté : L'écriture dans tous ses états - Par benoit gimenez


Spectacle écrit et joué par Avenerius D'ardronville
votre avis sur la maison