Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 05:00
- Publié dans : à la carte..





  PASSé,

Un uniforme de soldat entre deux tranchées .
Vautours voraces , avec leurs becs, qui grappillent,
dedans, les abattis d'une viande avariée .
Un oeil est avalé . Du foie coule la bile .

Un spectacle ordinaire pour les deux armées .
dans leurs fosses, des ratasses qui se faufilent .
Un arbre déchiqueté et des pieds gelés .
L'hiver glaçe les os, la gerçure mutile .

Sur cette terre stérile, prés des trous d'obus,
j'écris à ma mère, des morpions au cul .
Du patriotisme ?.... une absurdité .

Bientôt l'assaut, dés que l'ordre est hurlé ....j'ai peur .
Une baïonnette dans le bide .... je meurs .
La glorieuse postérité ?   En rat, j'ai crevé .





 PRESENT,

un espace bleue entres des nuages blanc .
Velouté vanille de Nimbus qui chemine .
Un zoo abstrait sur une couche de Cyan .
Une multitude de douce mousseline .

Une brise légère qui susurre aux tympans .
Des feuilles de Marroniers qui frétillent .
Un tiède automne, en tâche de safran,
annonce un feu de cheminé qui grésille .

Sur le pré, au milieu des pâquerettes,
une brindille en bouche, .... je suis poète .
Un goût d'immortalité  ...Une vanité .

Sur mon âme, au centre d'un pur paradis,
empli de sensation magnifique, ...j'écris .
Une seconde de présent ... une éternité .


                                                                                                              2009




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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 05:00
- Publié dans : le coude sur le zinc






Dans la boite de nuit ,

au bar de la belle Audrey,

dans les décibels saturés,

on picole sans aucun répit .

 

... Gladys, Francis, Pierre, Ludo ...
Et on se remplit la baudruche .
Et on se pique la ruche .
C'est bon d'être avec ses frérots .

Le niveau du kilo de Whisky
n'a pas l'intention de baisser .
Faut dire que Ludo connaît Audrey .
Et, la garçe, toujours, la remplit .

Et, là, franchement, je touche l'fond .
Une quinte floche royale .
Une soûlerie magistrale,
a ne pas suçer que des glaçons .

Alors, je la supplie à genoux
qu'elle cesse de me servir .
Malgré cela, je transpire
à boire cul sec, chaque coup .

Pierre, le coude sur le zinc,
discute, tranquillou, peinard .
Il fait mine de rien, le drolard,
mais il est rond comme un coin .

Gladys s'arsouille un léger zeste .
splendide, ondule son corps,
sur la zique, à chaque accord .
Quelque grammes de finesse....

Francis, rond comme une pelle,
mange les mèches des passantes .
Cette drague, assez bavante,
énerve les demoiselles .

Et mon Ludo fait son barbot
à guincher sur le comptoir .
Avec ses lunettes noires,
se déhanche, façon gigolo .

La musique techno à fond .
Il se fracasse dans l'évier !
Sa ganache a valdinguer,
dans la machine à glaçon .

Les binocles de traviole,
il se relève, sans victoire .
Sa gonzesse se fend la poire !
A trop faire le mariole...

Je pue l'alcool bien frelaté,
le tabac froid et la suer .
Les nanas ne font que s'écarter .
Et mes pupilles sont explosés .

Six heures, on tente l'évasion .
On déloge Pierrot de son verre .
On chante à tue-tête du Brel .
Les bourgeois, c'est comme les cochons ..

Francis n'a pris que deux gifles .
Ludo cherche les clefs de bagnoles .
Gladys demeure sex-symbol .
Y a que nos ésgourdes qui sifflent .

Dans la caisse, je la joue cantique .
" La quête" : chanson de Jacques, toujours .
"..se damner pour l'or d'un mot d'amour.."
Mais Ludo devient nostalgique .

-" ça va, qu'est ce que t'as, compère ?"
-" c'était la chanson de mon père... !"
-" Désolé, j'arréte mon air ...."
-" Non, continu, au contraire .."

Et, pour mon frérot, j'ai continué .
Et les autres se sont mis à fredonné .




                                                                               pour Ludo,
                                                                              2009



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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 05:00
- Publié dans : Mariage de Sarah et Franck

 Suite et fin du discours de Carole :



  " Francky, c'est par l'intermédiaire d'une camarade de fac, que je t'ai rencontré .C'était une soirée dans une tour de choisy le roi . Je venais de refuser de danser avec un jeune homme parce qu'il était plus petit que moi : ça l'a drolement vexé, le lascar, et je savais pas ou me cacher . Je me suis réfugié dans un coin bien sombre pour qu'on m'oublie et tu te trouvais là .

    Tu ne m'a pas invité à danser mais on a commencé à discuter . Et nos conversations durent depuis treize ans .

    Dans le groupe de "D'jeuns" auquel nous appartenions, tu étais le discrét et le sage . Tu ne te mélais jamais des histoires des autres, mais chacun savait qu'il pouvait compter sur toi .Tu as le sens de l'amitié, à nul autre pareil .Tu as toujours été present dans les bons comme dans les mauvais moments . Pas besoin de long discours, Ta présence seule est une thérapie !

    C'est lors de ma fête de vingtiéme anniversaire ( il y a, donc, fort, fort, fort longtemps !) que ta route a croisé celle de Sarah : vous avez eu un véritable coup de foudre ! je ne croyais pas revoir Sarah si tôt, mais elle m'a avoué avoir flashé sur toi . ça avait deteint sur tes cheveux, qui, tout à coup, était devenu vert ( ceux qui ne me croient pas n'ont qu'à consulter les photos ! ).

    L'amour vous allait bien et ce, malgré l'eloignement geographique . J'étais toute émue de voir mes deux amis amoureux . C'est un étrange sentiment, un peu maternel semble-t-il, que de réunir, ainsi, deux personnes : de la tendresse et de l'inquiétude, aussi, quant à leur avenir ensemble .

     Mais, sur ce dernier point, je suis, depuis longtemps rassurée .

    Vous avez une intelligence de couple dont peu de personnes peuvent se prévaloir . Chacun de vous est à la place qu'il a choisie et Franck sans Sarah, de même que Sarah sans Franck, à mes yeux du moins, ça n'a pas de sens . Malgré la longevité de votre union ( 12 ans maintenant ), vous réussissez la prouesse d'insufler, dans votre couple, une énergie que beaucoup pourrait vous envier . Mais, votre bonheur fait tellement plaisir à voir qu'on ne peut que se réjouir de faire partie de vos proches .

     Que vous souhaiter de plus, chers amis ? Des enfants, une maison ? Vous, seul, savez ce qui est bon pour vous . Quand à moi, je formule le voeu de vous voir toujours aussi heureux ensemble et d'être, une fois de plus, le temoin de la réussite de vos projets communs .
     

      Soyez fous, vivez heureux .........."




         Texte écrit et lu par Carole Vauban, témoin et intervenante au mariage .

  
    








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  • : Benoit Gimenez (tôlier du bistrot des poèmes)
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  • : Prendre un instant de vie et le sublimer afin de le rendre eternel. Parler de l'égout, du sud, des bistrots, et de sensualité aussi. Le tout saupoudré de poésie...

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