Le comptoir à rîmes

Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 06:31
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

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Sur la musique de " La ballade des gens heureux" de Gerard Lenormand

 

La ballade de Martine.

 

 

Chère Martine, tu es une étoile

Qui éclaire chacun de nos jours.

Je viens te chanter la ballade,

La ballade de not’grand amour.

Je viens te chanter la ballade,

La ballade de not’tendre amour.

 

C’est heureux que sont tes p’tits bouts

Bien au chaud chez toi et bien dorloter.

Nous voulons chanter pour une nounou,

Une nounou qui aime tant son métier.

Nous voulons danser pour une nounou,

Une nounou qui aime tant ses bébés .

 

En deux coups d’ciseaux, tes mains meneuses

Nous relooke  à la garçonne.

Je voudrais chanter pour la coiffeuse,

La coiffeuse, celle qui nous bichonne.

 Nous voulons tous aller chez la coiffeuse,

La coiffeuse, en plus trop mignonne.

 

Toi qui es d’une si tendre écoute,

Tu trouves les réponses à tous nos soucis.

Je chante pour celle qui enlève les doutes,

Tous nos doutes justes quand tu ris.

Je chante pour celle qui enlève nos doutes.

Ton humour illumine nos vies.

 

Lorsque Martine est à la fête,

L’ambiance entre amis est assurée.

Je veux te garantir la conquête,

La conquête de notre amitié.

Nous voulons te chanter la conquête,

La conquête de nos cœurs si gaie.

 

Tu virevoltes, chante et danse.

Tu inspires tant de joie à ton mari.

Nous voulons chanter la romance,

La romance d’avec ton Charlie.

Je voudrais chanter une romance,

Une romance à l’éternel magie.

Pour ta famille, tu te donnes tant.

Ils sont l’essence de toute ta vie.

Nous voulons chanter pour une maman,

Une maman qui aime tant ses petits.

Nous voulons chanter pour la maman

A Jonathan, Cynthia, Jeremy.

 

Martine de la rue de l’espérance

Nous voulons, enfin, tous te remercier.

De nous inviter pour toutes ses danses

De cette nuit qui t’es consacré.

De t’avouer notre immense chance

De t’avoir un jour rencontrée…

 

 

 2011

 

Ce texte est une commande d'un ami pour l'anniversaire d'une de ses amies

 

 

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Durant l'anniversaire de Martine et Xavier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 05:00
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

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 Les colombins de la paix

 

 

Un gentilhomme au blaze à particules,

directeur de cabinet et haut fonctionnaire,

se tortillait, comme un vers, sur sa longue ridule:

un gros cigare pointait aux bords de ses lèvres.

Il s’excuse auprès de ses conseillers en finance

de quitter la réunion, et, avec précipitation,

court, en ondulant, vers les coins d’aisance.

En habitué, il dépose sa grosse action.

Un fracas de jeudi noir perturbe les gogues

en marbre rose et robinetterie dorée.

Un râle de bien-être fut l’épilogue

à la digestion d’un déjeuner étoilé.

  

 

Et l’odorante hommage

de not’grand argenté

débuta son voyage

dans les chemins usés.

 

 

Un manoeuvre sans papier, dont l’anus stimule

de viles grimaces sur sa face contrariée,

prie son chef d’aller soulager ses testicules

et, qu’évidemment, la taupe tape au guichet.

L’approbation obtenue, il quitte ses outils

et détale, en dératé, au fond du chantier

vers les chiottes, au mur tout décrépit

ou les filles de calendrier sont dénudées.

La gamelle du midi était trop épicée.

Les muscles tendus du sphincter le remercie

de pouvoir lâcher prise à un tel merdier.

A l’avenir, sa femme ne mettra plus de curry.

 

 

Et le fécal message

de not’simple ouvrier

fait son virage

en mes chemins usés.

 

 

Un tailleur, de religion judaïque,

dans son atelier à tissus, déambule.

Un froid gargouillement de colique

émet une explosion en son ventricule.

Alors, il se précipite vers les latrines

dans une course effrénée pour se vider.

La légitimité d’un pays en Palestine

et la guerre sainte ne sont plus nécessité.

Le souhait unique de ne pas avoir tacher

le fond du slip est devenu prioritaire.

Le pantalon au talon, il est soulagé

d’avoir put sauver l’interne matière.

 

 

L’énorme cubage

de not’couturier

entame le sillage

de mes chemins usés.

 

 

Un cuistot, de religion musulmane

dans sa chaude cuisine, se désarticule

par un tapage de bruit et de méthane.

Entre les clients, il s’excuse et circule

vers les tous petits coins qui sont si loin.

La légitimité d’un pays en Israël

et la guerre sainte ne sont plus sacro-saint,

durant l’action d’un coulage de bielle…

Le paletot aux jabots, il tentent d’amoindrir

le fracas d’une vidange inhumaine,

afin que la clientèle ne puisse ouïr,

sa délicate situation de quarantaine.

 

 

Le moelleux lestage

de not’cuisinier

fait son pèlerinage

vers mes chemins usés.

 

 

Dans les entrailles de notre terre violente,

les quatre étrons se coagulent sereinement.

Fit des luttes de classe bien trop fréquente.

Fit des haines raciales et autres tourments.

Les quatre colombins baignent en eaux de paix,

et se plaisent à suivre le même chemin.

Je nomme, ça, la philosophie souillée.

Moi, l’égoutier, qui prend leçon des destins

de ces cacas provenant de différents trous

et filant, en une harmonie commune.

Je sais que présidents et autres gourous

devraient faire stage en mes routes d’infortune…

 

 

 

                                                                                                        2010

 

 

 

 

 

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Le trés etrange voyage de l'etron

Gaïa

 

 

 

 

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 06:30
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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  Fusain de David Myriam link

 

 

Ville

 

Sous l’arche étoilée d’une nuit sans lune,

Un crépuscule s’étiole en rouge nocturne.

Des nuages s’enroulent aux fumantes cheminées

D’une ville qui dort, repu du bruit des pavés.

 

Les trottoirs, tortillant de mélancolie,

Rêvent du jour ou elles prendront le maquis

En cheminant là où se cueille l’écume

Aux parfums iodés, sous soleil de brume.

 

Au fond de l’impasse, dans l’odeur des poubelles,

Un ficus en pot, perdu dans sa coupelle,

Regarde, de son balcon, une porte cochère.

 

De ce peu de vert dans l’immense bitume,

Vers le ciel absent et muet d’amertume,

Frétille dans l’espoir de retrouver sa mère.

 

 

 

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Campagne

 

 

Sous l’astre au zénith, suintant de canicule

Une journée s’évapore au son du pendule.

D’une brûlante torpeur dégoulinant sur la terre,

Une campagne s’essouffle à narrer ses misères.

 

Les sentes, gercées par la sussions du soleil,

Rêvent d’être foulées par un millier d’orteil,

Que les hommes viennent faire un tour par ici

Pour que la vie remplace ce sentiment d’oublie.

 

Une estafette, sans pneu ni portière

Rouille, vautrée, au fond d’une ornière

D’un champ en friche, boursouflée de frelons.

 

Bourdonne une nationale mais si loin,

L’épave écoute en un éternel chagrin

   Rêvant d’un chemin avec un peu de goudron.

 

 

 

 

 

 

2011 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 05:41
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Dessin de Rosroug link

 

 

Tu le sais, toi ?

 

Tu le sais, toi, ou on va,

Vers le ciel ou tout près de l’abîme ?

Tu le sais, toi, le pourquoi 

De la mal bouffe et, ailleurs, la famine ?

D’accord, tu peux crier, ma princesse,

Tous les gros mots que tu as appris

Sur ceux qui se gavent de richesse

En affamant les peuples meurtris.

 

Tu le sais, toi, de quel monde

Vétuste et sale, tu hériteras ?

Je le sais, moi, que sur la tombe

De dame Gaïa, tu pleureras…

Pourtant quand je te regarde,

Et me plonge dans tes yeux brillants,

Je vois le courage des braves

Qui sauveront la terre et les vents..

 

Tu le sais, toi, si le bon dieu

Assume qu’on assassine en son nom ?

Je crois, moi, que le monsieur

Se cogne le plus long des roupillons…

Laisse le dormir, il ne sert à rien.

Et, pour ceux qui prêchent sa parole,

Dis leurs que, dans ton cœur, tu détiens

Plus de joie qu’auront jamais ces guignols.

 

Tu le sais, toi, ma toute belle,

Si tu me pardonneras un jour

De t’avoir laisser une poubelle

A la place d’une terre d’amour ?

Les hommes ont le goût du sang 

Et c’est pourquoi ils vont en guerre.

Tu seras de ceux qui ont le talent

De jeter au trou toutes colères…

 

Tu le sais, toi, si ton papa

cessera, un jour, d’avoir peur

pour sa fille qui, pourtant déjà,

Veut courir ce monde d’horreur ?

Sache que si je te tiens la main

C’est par amour que je t’attache

A ce corps de père qui sait trop bien

Qu’un jour, il faudra que je la lâche…

 

 

 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 06:20
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

 

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Image déssinée par Radama link 

 

 

 

Cours d’injustice

 

 

 

Amusant exercice de mathématique !

A nos ardoises ! Vu que c’est nous qu’on paye..

Sachant que quelques hommes, race unique,

s’embourgeoise à se baffrer d’oseille,

Que les peuples crèvent, sous le balcon du bal,

En priant un dieu qui se trémousse avec eux,

Combien de temps, encore, laisseront-nous le métal

De la révolution, froid de leurs corps adipeux ?

 

J’avoue la virulence pour résoudre ce problème,

Et l’emploie du théorème est assez salissant,

Mais doit-on se résoudre à accepter le dilemme

Que notre terre n’appartienne qu’a un seul pour cent ?

Reprenons le travail ! S’il vous plait, pas de chahut !

Et, à la fin de mon cours, je vous en conjure,

N’allez pas me guillotiner le premier venu !

La colère n’est pas une adéquate mesure

Pour trouver la solution de cet exercice.

A vos fourches ! Il est temps de vous dicter l’énoncé…

Additionnez le nombre de peuples aux supplices

Avec ceux qui meurent de faim, puis, calculez,

Par le biais de l’équation suivante :

Rien pour nous plus zéro égale tout pour eux !

Ah ! J’oubliais de vous dire une chose importante ;

Pas de politique ! Car, de votre réponse, je veux

Qu’enfin, s’exprime la justice et l’amour de l’autre.

Quoi ? Jeune homme, vous avez une question ?

Peut-on se copier la réponse les uns aux autres ?

Oui, car c’est ensemble qu’est la vraie solution.

 

N’ayez pas la rage du partage en divisant.

Ce mode de calcul peut donner de l’aigreur à certain.

La haine, le meurtre sont l’apanage des tyrans.

Mettez, plutôt, en avant la beauté du genre humain.

Mais n’oubliez pas que, de faim, des peuples meurent

Et que travaille, la-bas, des millions d’enfants.

Pour démontrer vos actions, vous n’avez qu’une heure

Car il est grand temps, oui, il est grand temps…

 

 

 

2011

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 06:48
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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 Brigitte Pellerin   www.pellerin.eu

 

 

La morve au nez

 

A l'époque bénie des trous aux paletots,

Ou les jours de pluie ne sont que chocolat chaud,

Je me souviens ; l’imaginaire vagabonde,

D’un petit rien, me faisait roi du monde.

Dans la cime des arbres, le mistral dans les tifs,

J’admirais les barbes des dieux fugitifs,

Glissant sur un ruban bleu du temps qui passe,

Qui fait devenir monsieur ou, pire, bidasse.

C’est vrai que les momes  jouent à la bataille,

Qu’ils ont le syndrome d’imiter la bleusaille,

Comme sauveur d’orphelin et, à coup de bâton,

Peuvent blesser un copain mais, eux, disent pardon.

 

C’est l’époque bénie du Mercurochrome,

Ou le rouge est mis sur l’ego du bout d’homme,

Qui demande un câlin, pour toute prescription

A calmer son chagrin et reprendre le guidon.

Sur les sentes à garrigues, le vent en poupe,

J’allais chiper des figues, avec toute la troupe,

Et, par cette rapine, se sentir des insurgés

En craignant la chevrotine du vieux Amédée.

Il est vrai qu’un gamin, c’est capable de voler

Pour avoir, au matin, juste les lèvres sucrées.

Homme, il se distingue, à coup de taloche

Pour porter les fringues de ceux d’la téloche.

 

En l’époque bénie de la morve au nez

Qui, de narine fuit, sans jamais trop gêner,

De tout on exulte, aucun rêve illusoire,

C’est être adulte que d’y poser son mouchoir.

A la pêche aux têtards, un peu maniaque,

J’écrasai au hasard tel un dieu de la flaque.

Maintenant comme toi, agneau dans la meute,

Je subis notre roi. Je peux être pleutre.

En bon citoyen, je vais toujours voter

Laissant aux forts le soin de nous humilier.

 

A la douce époque de la vie éternelle,

Ou l’enfant se moque de la faucheuse fidèle,

J’étais fou de vouloir trop vite grandir

Et, pour des clous, savoir haïr et trahir.

Chaque jour, Metro précède boulot et dodo,

Le salaire obsède et consommer, un Eldorado,

Pendant que le temps s’échappe au triste refrain

Des rêves, qu’en grappe, on avait galopin.

J’étais tout petit, c’est vrai, mais si heureux,

D’avoir toute une vie devant pour faire mieux.

J’étais minuscule, et par la force des choses,

Au son du pendule, je vais ou meurent les roses….

 

2011

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 06:55
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

Merci

 

 

Merci…

 

 

Trinquons, amis poètes, à l’année écoulée !

A tous ses vers dégustés sans modération,

A nos rîmes partagés par blogs interposés

Et ce plaisir de s’échanger nos créations !

Merci, compères, d’être venus à mon comptoir,

Venir lire mes textes, faibles ou puissants,

Qui, chaque mardi, fut source de défouloir

A mon penchant d’artiste... maladroitement…

 

Merci, d’abord, à Cathy, pour sa fidélité

De m’avoir lu, cette année, sans cesse.

J’aime, dans les doux chemins de ta sereinité,

Me perdre au fil de tes mots plein de sagesse.

 

Merci, Ophélie, pour tes commentaires à fleur de peau.

Tes textes érotiques peuvent, certes, surprendre.

Réelle ou Mythe ? ton personnage, digne de Sapho,

A si soif de jouir à coup de geste tendre.

 

Merci, Marie-Christine et ses blagues potaches

Qui me font tant rire, derrière l’écran.

Tu cache une écorché qui, par sa gouache,

Exprime la simple beauté et tes sentiments.

 

Merci, Mamalilou qui voit le monde

Comme je le vois ou aimerais le voir !

Tu as carcan plein d’humour pour ta fronde.

Tu m’apporte de l’éclairage et du savoir.

 

Merci, Vénusia, pour ton sens du juste,

Car si tes Haïkus, dans mon esprit, ricochent

Ta vision poétique est si auguste…

J’aime que tu n’es pas les mots dans ta poche.

 

Merci, Claire pour ta chaude mélancolie

Qui parsème tes sentiers et tes arpents.

Le nacré de ta prose atteigne l’esprit

Des randonneurs qui cheminent en te lisant.

 

Merci, Cenerentola, de me donner l’appétit

Au travers de tes recettes succulentes.

Mais j’avoue avoir un penchant pour tes égéries

Sous ton pinceau, et tes mots qui, parfois, me hantent.

 

Merci, Liedich, Mon grand frère rien qu’à moi.

Tu navigue sur la toile trop rarement.

Mais, ta venue au bistrot est toujours grande joie.

Et te lire, me porte toujours au firmament.

 

Merci, Timilo, enfin pour tes vers sublimes

Et de m’avoir fait entrer en ta maison.

Ainsi, j’ai découvert Evajoe et Corinne…

Qui ont le grand talent sans la prétention.

 

Bref, Merci à vous tous, encore une fois,

Pour tous ces moments de bonheur, en cette saison.

Trinquons à l’amitié, chers amis, et que ploie

Notre imaginaire pour nous plaire à l’unisson !!!!

 

Merci à tous et à toutes….

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 07:24
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Les derniers jours

 

Adossé au vieil arbre, fredonnant une comptine,

Le vieil homme, méprisé, comme chaque soir ravive

Ses jeux d’enfants et ses souvenirs passés,

Ou, montait sur l’arbre, jouait aux flibustiers,

Ou ses premiers rendez-vous de minet,

Lui donnèrent les surnoms de fanfaron et minet.

 

Alors, il sourit, péniblement, car il est maintenant vieux,

Et ses yeux noirs sont centre d’une toile d’araignées,

Par le temps creusé.

 

Seul l'arbre, qui le tient chaud dans ses ecorces,demeure

Et ses feuilles, alors, se frottent à la douce brise venue

En guise d’un signe d’amitié finie mais accrue.

 

Alors le vieux se lève et rentre au village.

Fredonnant sa comptine, évoquant une jeunesse lointaine

Mais, aussi, celle de sa mort prochaine.

 

1989

 

 

 

 Les trois premiers poèmes 

   

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 07:22
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Durant l’anniversaire de Michel

 

Sur l’air de « Mon vieux », Muriel chante …(texte de Muriel)

Poésie lue par et de Benoit

 

 

Il y a cinquante ans, tu es né

Les quatre cents coups tu les as faits,

Même si tu nous l'as caché un peu,

Mon vieux..

 

Et un jour, tu l’as rencontré,

Quand vos deux bandes se sont croisées,

Et vous êtes restés à deux,

Mon vieux..

 

Ils se sont mariés à l’automne,

Six mois plus tard vient un petit homme,

Et oui, tu es déjà là

Benoit…

 

Le dix sept mars, au soleil levant,

Tu pleuras dans les bras de maman.

Elle te caressait alors les cheveux.

C’est une boutade, soyons sérieux.

 

C’était lors de son anniversaire :

Mike Brandt, Joe Dassin, Nino Ferrer,

Et, dans la nuit, un baiser échangé,

Ce geste vous liant pour l’éternité.

 

Trois ans plus tard, Muriel est née.

Douce était notre petite poupée.

Malgré cela, je m’écriais :

« A la poubelle, le petit bébé ! .

 

il a toujours plein de copain,

Gignac, Paris, voisins, cousins,

et parmi eux, beaucoup de footeux,

Mon vieux..

 

et, quand y a besoin d’un coup de main,

ils ne sont jamais bien loin,

il est heureux d’être avec eux,

Mon vieux..

 

l’été, on aime pas la mer,

y a un autre coin qu’on préfère,

ça, c’est son coin de paradis,

Annecy..

 

Oh ! Regarde juste cette assemblée !

Belle-Maman les a tous invités

Et, moi, fils, je comprends à présent

Qu’il faille un espace si grand.

 

Quand on a un cœur gros comme ça,

Malgré que tu ne le montres pas,

Tu sais, ici, personne n’est dupe,

Alors, fleur de printemps, lève ta jupe !

 

Et quasiment tout le monde ici,

Est monté une fois à Annecy,

« Le pays de la danseuse » dit-on.

Le tien aussi, assurément.

 

De la mécanique toute la semaine,

Sans jamais compter sa peine,

Pour nous rendre tous heureux,

Mon vieux..

 

Même quand on le fait râler,

Il est toujours prêt à pardonner,

C’est pour nous qu’il est anxieux,

Mon vieux…

 

Fidèle, généreux, honnêtes,

Un roc, un chêne…une estafette.

Le cœur vaillant, la moustache drue,

Les yeux perçants, sexy en tut,

 

Voici le portrait de votre ami,

De notre paternel, de ton mari,

Ne sens-tu pas cette ambiance,

D’amour, de joie, de transhumance..

Chanté ensemble

 

Même quand on a plus de vingt ans,

On a pas forcement le temps,

Pour ce dire ces choses là.

C’est con, tu vois…

 

Ce soir, nous sommes tous réunis,

Et quand je vois tout ça je me dis,

Je suis heureux qu’il soit prêt de moi,

Papa…

 

1996

 

 

  Anniversaire et Mariage

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 06:58
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Ma Bardot,

 

Comme chaque jour je me noie

A la pression du taulier.

Ma bouche est pleine de renvoie.

Je suis mal dans mes étriers.

 

La pluie accable Paris.

Dans mon bistrot, je sens la mort.

Fait gris dans mon quartier pourrie.

Et, le patron qui m’ignore.

 

Dés fois, y a de la joie,

Dans le cul de mon verre.

Dés fois, sérieux, j’y crois,

A quitter, pour de bon, ma bière.

 

A savoir pourquoi je bois,

Depuis le temps que je piccole,

Je connais plus l’histoire, je crois,

Je l’ai noyé dans le formole.

 

Je rêve d’un petit boulot,

Un truc simple, un plan michto,

Mais pas de gonzesse, pas de mélo,

Vu qu’en amour, j’ai eu ma Bardot.

 

Les clients l’appelaient Lolo.

Un beau minois, un cul d’enfer.

Avec un gros cœur d’artichaut,

Et de tendres yeux verts.

 

Elle m’a voulu. Elle s’est plantée.

Je l’ai prise. J’ai abusé.

Un prince charmant n’a jamais

Une ardoise au troquet.

 

Quelle idée tordue elle a eu

De vouloir sauver l’ivrogne,

Vu que pour jouer l’élue

Faut avoir des trous dans les pognes.

 

Pourtant, au début, j’y ai cru,

Comme une pub à la téloche.

Mots d’amours et jolie bru…

M’a même flanqué d’un gosse.

 

Le hic, c’est qu’à chaque rue

Y a des bistrots qui s’accrochent

A ton pas d’homme résolu,

A tes promesses pleins les poches.

 

De la mousse à la goutte,

C’est comme la clef d’un sésame,

Jusqu’au derniers pour la route !

Alors, femme, c’est pas un drame !

 

Pis faut dire que j’ai abusé,

A rentrer toujours rance.

Elle pleurait, elle hurlait…

Je lui ai collé quelques danses.

 

Un jour, elle a tracé la route

Avec le môme et ma fierté.

Accoudé au zinc, je me degoutte.

C’est bonne raison d’écluser.

 

Dés fois, je rêve d’un boulot.

Un truc simple, un plan michto.

Mais de gonzesse, pas de mélo,

Vu qu’en amour, j’ai eu ma Bardot.

 

 

 

2011

 

 

 

  Au comptoir,

 

 

 

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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 07:21
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Dessin de Hergé

 

 

 

 

Mère

 

Oh ! Mon navire, comme un ventre de mère

Berçant ses enfants aux clameurs de l’océan,

Quand l’horizon d’eau grise déglutit de colère,

Je me cale en ta ferraille, épousant tes gréements.

 

Tu percutes les murailles de vagues en guerre

Contre les hommes qui n’ont soif que de passé.

Alors, quand craque ta coque et claque le tonnerre,

Pour apaiser ma peur, j’aimerais tant te téter.

 

Oh ! Faucheuse de houles, Oh ! Briseuse de lames

Qui s’écrasent et agonisent en gerbe de pluie,

Sur ton pont d’où glisse un vent hurlant de larmes,

Tu protége tes fils qui t’obéissent et te prient.

 

L’odeur maternelle de chanvre et de rouille

Nous harponne au fol espoir d’exister !

Et, les godillots immaculés de trouille,

Nous tenons nos postes, ivre de t’aimer !

 

Et, lorsque des ténèbres jaillira les éclairs

Du soleil sur un miroir d’un bleue d’azur,

Nous panserons les plaies profondes de ta chair,

Nous te laverons de la haine, toi, si pure…

 

 

2011

 

 

 

 

   

 

 

 

  

 

 

Une gare,  

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 07:16
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tableau de Gustave Courbet

 

 

 

La paresse précoce,

 

Avec ma ligne, tendue, plantée là, sur la berge,

Entre mes jambes … un chapeau de paille sur mon nez,

La lourde chaleur s’écrasant sur la terre Glaise,

Je rêve d’une femme, nue, conquise par mes baisers.

 

Roulent tranquillement les languissantes eaux,

De la rivière, en mes songes chaotiques,

Ou ma belle, au sein lourd, me caresse la peau,

Mêlant nos sueurs en un suintement lubrique.

 

Et, soudain, mon chapeau tombe. Je vois le vide !

Un écrasement sanguin éclate mes pupilles.

Et, la ligne se raidit. Une victime ! une victoire !

 

Une nonchalance brutale enveloppe mon être…

Par delà, s’envole ma compagne éphémère.

Je tire sur ma canne. Un Goujon… quelle gloire…

 

1999

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 Les trois premiers poèmes

 

 Carré blanc 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 07:10
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Durant l’anniversaire de Martine et Xavier..

 

 

 

C'est en Mil neuf cent cinquante cinq, à Bekyle, 

Que naquit la blanche ballerine malgache,

Ou  le ventre brûlant, poussa une autre vie

D’entre les cuisses : Un futur barbu bravache.

 

Dans la grande maison, dans la grande famille,

Entre vos jambes, ils firent leurs premiers pas.

Plein de poupées de porcelaine et de bateaux qui brillent,

Mais, tous ces souvenirs, pour moi, n’existe pas.

 

Car, dès que je naquis maman était, déjà, maman

Et, parrain, déjà, le barbu aux abeilles.

La musique et la danse, deux artistes parents

D’enfants qui vibraient sous vos peaux, dans leur sommeil.

 

Muriel, te souviens-tu, à la grande barque

De celle qu’on attendait, dans nos p’tits lits chauds.

Chaque soir, du gros poutoux baveux et caraques

Qu’elle nous offrait, On riait comme des idiots.

 

Et puis, du mazot et de la grande tournette,

Ou tous les quatre, nous vivions paisiblement.

Après le Lanfonnet, après le col des Frêtes,

Le monde vibrait. Nous, on s’en foutait profond.

 

Et les galas de danse ou tous les costumes

Envahissaient notre douce maison. Notre papa

Avait les bacchantes qui frisaient, alors, nous fume

Des enfants de la balle, joyeux dans le fatras.

 

Petite maman, je suis heureux d’être ton fils

Et d’avoir vécu tous ses instants de joie.

Petite maman, ce soir, tu es au paradis,

Avec tous tes amis, ta famille et avec moi.

 

Levons nos verres, à ces cinquante années

De bonheur pour vous deux, oncle et petite mère.

Aux cinquante prochaines années aussi animés,

Ou je te jure, parole, tu seras grand-mère.

 

 

 

1999

 

 

Le spectacle de mercredi ( voir l'actu du taulier) me prenant trop de temps, je ne peut que vous offrir cet écrit en l'honneur  de ma maman et de mon parrain, et qui j'ai lu  lors de leurs soirées d'anniversaire...

 

 

 Anniversaire et Mariage

 

 

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 07:16
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

Senne31

 

 

 

 

 

Le très étrange voyage de l’étron,

 

 

 

 

 

Quand on ose, avec son prose, dans le trône,

Déposer une odorante aumône,

Voici qu’un périple surprise et mystique,

Se peaufine pour notre complice gastrique.

Alors que notre chiasse se prélasse

Dans sa mêlasse grasse, on tire la chasse.

Le voilà qu’il bute dans une chute d’eau.

Il perd pied au radier d’un de mes canaux.

 

Et il va voyager, dans les chemins usés.

Un poème sur une merde…êtes vous étonné ?

 

Sans dégoût, dans les égouts, il s’agglutine

Avec des étrons étrangers d’autres latrines.

Un mou mouvement d’une troupe d’égoutiers

Et notre pote tapote leurs bottes emmerdées.

Et les hommes s’enfuient à fond de train.

Un gras ressac claque dans un vague crachin.

 

Et il s’enfuit, par des chemins pourris,

Une poésie sur du moisi… êtes vous surpris ?

 

Une pente douce. Notre bronze s’écoule,

De marbre, sans souci du temps qui coule.

Surpris ! Un saut à ski ! le coulis s’effile

Après la magne, notre cague stagne gracile.

Un puits hélicoïdal,  il chute en spirale

Dans le vertical d’un précipice infernal.

Dans un collecteur de six mètres de diamètres,

Dans le fleuve mort des entrailles de la terre.

 

Et, il s’échappe dans les chemins noirâtres.

Des alexandrins sur du tanin…ça vous épate ?

 

Puis, chemine, sereinement, vers son destin,

Se cogne sur une grille oxydée de pétrin,

Pendant que la poche d’un dégrilleur, récupérant

Les encombrants des humains polluants,

Monte et descend tel un stakhanoviste.

Et, il glisse, régulé par une vanne orifice,

Pour se faire remonter, si prestement,

Par le biais d’une pompe de relèvement.

 

Par combien de vannes a-t-il été guidé ?

Et, de vannes, à son passage, se sont effacées ?

Sur combien de mètres fut-il relevé ?

Six mètres ? Dix-huit ? Transhumance insensée.

Combien de raccordements, égouts, collecteurs ?

Combien de kilomètres ? Combien d’heures ?

Dés fois plus de douze pour atteindre Avalon,

Qui se trouve être la station d’épuration !

 

Et là, c’est le nihilisme. La dislocation,

Pour notre création. Une désolation

De savoir que cet obscur pèlerinage

Mène à la mort notre fécal ouvrage.

 

Et il meurt, dans mes chemins de labeurs.

Des mots sur mon boulot…Mes profondeurs.

 

Dorénavant, en utilisant votre postérieur,

Vous saurez que je suis dessous, un brin moqueur.

 

 

2009

 

 

 

en effet, je suis egoutier de métier...ceci est un texte retravaillé...

 

 

Gaïa

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 09:03
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Les mauvais mots,

 

Les poètes utilisent les mots comme outils.

Ils sont les patients ouvriers du sublime.

Ils malaxent le beau, le façonnent, le pétrie,

Mais, quand il rate, ils se plongent en l’abîme.

 

Et il suffit pour cela de presque rien.

Des mots  ensemble, qui se saborde

certain vis à vis d’autre.. sans aucun lien…

A part, peut être, celui de la discorde.

 

Alors l’accident de travail est palpable

Au désaccord majeur de l’auditoire.

Les fausses notes deviennent insupportables

Quand l’interprétation devient abattoir.

 

Le regret de mettre en péril des amis,

Le scrupule d’avoir été si vandale,

Mettent en naufrage ma quête de poésie,

Ma soif à l’inaccessible étoile !

 

Ce sont des aléas de vie non maîtrisable

Certes…mais mal faire encore me hante…

D’un accident, on en sort un peu malade..

Je sais que l’erreur humaine est courante…

 

Alors, bientôt, oui, bientôt, je réécrirai

En m’en faire péter mon restant de neurone !

Et, même si mes chers amis l’ont déjà fait,

Il faudra bien qu’un jour je me pardonne…

 

 

2011

 

 

 

 

 

Par benoit gimenez - Communauté : Les plumes de timilo
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L'actu du taulier

 

   

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