Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 05:00
- Publié dans : le coude sur le zinc



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Pour Liedich ( link )...


C’est l’heure, tardive, ou tous les rades sont gris.

Les réverbères jaunissent les rues sans passant.

C’est l’heure de fermer mon troquet de poésie.

Mes rêves berbères sont d’un sable jaunissant.



Machinalement, je nettoie, au torchon, mon zinc,

d’un geste rond. Tourbillonnant, il patine le lisse

argenté de mon imaginaire qui déteint.

Ma cave est vide de rîmes. Désert de silice.

La solitude sollicite mon amertume.

Il pleut des alexandrins dans les rues de silence.

Hélas, je suis au sec, dans mon esprit d’enclume,

dans mon bistrot chaud, sans la moindre licence.



La cloche d’entrée titille en tonalité aigue.

Et ta vareuse ambrée est trempée d’aisance.

Tu t’accroches au comptoir de mes mots perdus,

retire ton chapeau. Des pupilles bleues immenses.



Tu commandes un verre de maux en pression,

"car tes yeux peuvent pleurer des larmes de sang ".

Tu bois, cul sec, les sentiments de subversion.

"Tu consommes les doutes, au feu de tes tourments".



Je t’admire d’être si admirable d’être debout,

malgré "l’ordure de père ", à versifié l’âme.

Les ballons de rouge qui tache amène à tout.

On cause que dalle. On trinque aux plaisirs des dames.



Mon esprit quotidien ne recèle que du réel.

Le tien, "grenier, fourmille" de quintessence.

Dans cette saoulerie,il apparaît not’ grand Brel.

Au piano. Ton index tapote en cadence.



Le néant est plein d’une chaleur bouillonnante.

Les tablés s’emplissent de bloggeurs accroc à tes vers.

Le salon sature d’un bain de foule dansante,

sur tes mots notes qui menottes à ton univers.



Harassé, tu clique, de ton pouce. Absence.

Et tous disparaît en valse de treize pieds.

On s’arsouille au picrate, sans une jactence.

Entre deux âmes, les échanges ne sont que vérité.



Alors, que la transhumance jalonne dans les degrés,

des cadavres de mousse jonchent le bar synergie.

Nous clamons des textes de poètes enterrés.

"D’alliance en harmonie, nous créons l’infini."


Tu causes en ergotant. J’écoute, paisiblement.

Tu dis que tu ne désires plus chercher ton Graal.

Ne plus chercher. N’Est-ce pas la vrai quête, justement ?

T’irais bien pisser aux statues de maréchal,

cracherais au ciel, souillerais les uniformes,

après notre cuite à refaire le monde.

Mon vieil anar’ dont le sublime est le dogme.

Mon frère de rime. Liedich, le cyclone.



Puis, ivrogne, entre deux chansons paillardes,

avec ton majeur, tu punaise, au mur, à coté
de mon drapeau rouge à la croix occitane,

ton pavillon noir de la totale liberté.



Enfin, ta vareuse sur le dos, en grand seigneur,

Tu paies tes tournées. Ma cave, de rîmes, se remplit.

On se quittera, l’esprit submergé de torpeur.

On rentrera dans nos pénates, nos coteries.

Moi, dans mon p’tit bistrot ayant pignon sur cœur.

Toi, "dans ton taudis d’la vie, ou rien n’est fini."

Nb: Afin que vous compreniez l'univers de Liedich, certains vers ont été emprunté dans ces poèmes. Ils sont marqué entre parenthése ".En espérant de te  retrouver trés bientôt, Liedich, ne tarde pas trop...





                                                                                2010







Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Communauté : Ruche de beaux mots - Par benoit gimenez ( le taulier )
Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 05:00
- Publié dans : à la carte..



ptolbiac











Je déroulais, en grand braquet, sur mes pédales .
De grosses suées dégoulinaient dans le cou .

Matant le bitume être avaler sous ma roue,

je tentais de bloquer, au taqué, mon compteur sale .

En brûlant ma graisse, les idées noires

tentaient, en vain, de se dissiper dans l’effort .

Au boulot, c’est la déroute, style veau d’or .

Et ou j’ai mis les clefs de bagnoles ? Quel tiroirs ?

Et c’est tendu avec ma gonzesse, en ce moment,

pourtant, je lui jouerai bien la bête à deux dos .

La petite me contrarie : Trop de gros mots .

Le temps est pourri . Grisaille et crachin, constamment .

Sur le quai de Bercy, je relève la trombine,

pour reluquer une ligne cisaillée d’immeuble .

Mais des éclats de clarté bleu rouge dégueule

des anomalies de couleurs sur ma routine .


Un camion de pompier .

Un autre sur le bas coté .

Des tricolores dans le dédale,

Qui régule que dalle .

Des cônes de sécurité, à foison .

Des cons qui matent comme des cons .

Un scooter déchiqueté .

Foudroyé, éparpillé .




Le brouillard crasseux sur le pont de Tolbiac,

écume d’un trépassement, s’insinuait

dans l’espace vide d’un fait divers décharné .

En roue libre, j’approchai du triste tarmac .

La vision morbide fut de quelques secondes .

Ces images sordide inscrit pour l’éternité .

Une bonne femme, sur l’asphalte détrempée,

était couchée, en croix, tel une madone .

Pull et chemise découpés, la chair acre

de son corps brûlée par le froid glacial .

Un pompier, dans un violent cérémonial,

Lui Pratiquait un massage cardiaque,

à lui craquer, en cendres, toutes les côtes .

Sa dépouille se trémoussait à chaque pulsions,

sur un rythme de métronome moribond .

Ses mamelles, tel du pudding, avait la bougeotte .

Sur la commissure de ses lèvres, un sourire

était figé, joyeux . Elle fixait la foule,

d’un regard bleue d’azur, comme qui dirait à la cool .

Elle, qui était si pudique, avant de s’offrir .

La populace s’agglutinait sur son trépas .

Le pompier comptait, comptable, le nombre

De massage . Puis bouche à bouche, en ordre .

Un spectacle gratuit ne se refuse pas .


Un type allume une clope .

Un autre cause avec un autre .

Des touristes prennent des photos .

Un couple devient accroc .

C’est mieux qu’un porno .

Ça monte crescendo .

Une femme déchiquetée,

Foudroyée, éparpillée .



J’ai quitté le lieu de mort, en petit braqué .

J’avais chaud .C’est con mais j’ai sangloté pour toi .

Je te connaissais pas . Tu n’avais plus froid .

Mais, qui regardait tu ?, me suis-je demandé .

Cette masse voyeuse de charognard humains ?

Non . C’était lui . Il était là avec sa faucheuse .

Et tu lui souriais, sincèrement heureuse .

Alors, non, pas lui . Un autre moins malsain .

Ton défunt père …Oui, lui, il t’a tant aimé .

Il a ouvert ses bras, il te montre le chemin .

Tu dois avoir hâte qu’il t’enlace, enfin .

Sur l’avenue, une ambulance m’a doublée .

Étais-tu dedans ou étais-tu déjà parti ?

Je déroulai sur les quais de Seine, si gris .

Celui qui me dira ou aller sera papet .




Dans ton couloir de mort,

au fond, peut être, un trésor .

Dans mon couloir de vie ,

mes idées noires sont parties .

Car, à deux mètres, tout prés,

La mort est passée .

Car, la mort m’a frôlé .

Et il a emporté,

Une femme effrayée ,

apeurée ….envolée .

2009
                                                                               


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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 05:00
- Publié dans : carré blanc


                                                             
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Foin de souhait de fin d’année .

Ces voeux sans cesse ressassés,

d’argent et de bonne santé,

car l’essentiel est oublié :

la bonne sexualité .



Oh ! Que les foutrâques pensées

d’un dionysiaque taulier,

tentant de faire le z’œuf poché,

vous fasses, tel baleines, marrer

est, de son souci, le cadet .

Peu importe , me voila tenter,

au travers de mots versifiés,

pugnace, de vous démontrer

la folle théorie oublié

de la bonne sexualité .



Lorsque le vié est dressé,

l’abricot bien huilé,

imparable, dés lors, le souhait

de la santé est avérée .

Et, si, sous le duvet, les suées

sont, plus encore, mélangées,

alors la santé est fortifiée .



Quand, gente dame est épilée,

Parfumée, en grande beauté,

c’est, bien, par la menu monnaie

que la séduction apparaît .

Quand gentilhomme a l’attrait

d’une belle berline chromé,

l’addition d’un lunch huppé,

ou le beau costume cintré,

grand besoin d’être argenté .



De plus, un couple, sous l’oreiller,

peut résoudre les insensés

disputes et injures données .

C’est, sur l’objet matelassé,

qu’après un fol rut déchaîné,

On peut, très à l’aise, causé

d’éducation d’enfants sacrés .

N’y a-t-il pas de joie, après

la copulation d’être aimés,

plus immense ? Vrai de vrai !



Donc, si ,chers lecteurs, vous obtenez

La bonne sexualité,

C’est, donc, que, dans votre forfait,

Déjà, vous respirez la santé

et le denier …CQFD !



Bon, la démonstration est

erronée devant l’humanité

Miséreuse et alitée .



La rhétorique cesse, c’est vrai,

car l’amour et sa véracité

ne réside pas qu’au porte-monnaie .



Certes, mais, votre bistrotier

vous souhaite une mélopée

de gestes coquins emmêlées,

Une foultitude de baiser

tendre dans vos intimités,

Que vos amours irradiés

de brûlantes sensualités,

fasse, du bonheur, l’immensité .

Bref, en toute sincérité,

une excellente sexualité ……



                                                                            2009/2010









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c'est qui le tolier ?

  • : Benoit Gimenez (tôlier du bistrot des poèmes)
  • : vie perso bistrot égout campagnan bistrot poèmes et alexandrin histoire en vers Littérature
  • : Prendre un instant de vie et le sublimer afin de le rendre eternel. Parler de l'égout, du sud, des bistrots, et de sensualité aussi. Le tout saupoudré de poésie...

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