Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 05:00
- Publié dans : Mariage de Sarah et Franck


texte lu et écrit par Christophe :

" Franck, il est bien loin le temps de la bande des CFKC. Je nous revoi, encore, durant nos vacances en Guadeloupe, prendre plaisir à nos parties de pêche... De nos cueillettes de Carambole dans le jardin de Grand-mère...Nos escalades sur la cascade aux écrevisses...Sans oublier nos mémorables descentes en caisse à savon, dans les allées de la maison vers l'hôpital.
 
  Te souviens-tu aussi du jeu de carte que l'on avait inventé, et baptisé "le jeu du Boss" ? Et dont le gagnant pouvait profiter du Rock'in chair de Grand-père pour la journée ?

  Bon, aujourd'hui, je dois bien l'avouer, que le Boss, c'est toi !

  Je pense pas être celui qui te connaît le mieux. Et même, nos nombreux séjours à l'étranger nous ont séparés, parfois, mais c'est toujours avec un grand bonheur que nous nous retrouvons. Un peu comme si nous nous étions simplement quittés la veille.

  Je ne saurais vraiment expliqué ce qui nous unis. Peut être, ce sont nos nombreux points communs, notre zen attitude, notre loyauté autant en amitié qu'en amour ? Je te considère, en fait, un peu comme mon frère. Et, je serais toujours là pour vous deux.

  Je suis fier et heureux d'être témoin en ce jour important de ta vie, et je vous souhaite, à tous les deux, beaucoup de bonheur..."
                      
                                                                                          (...à suivre...) 



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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 04:56
- Publié dans : le coude sur le zinc

Après..



Mon coeur spongieux est mis en bière,

au perroquet qui ne cesse de se répéter.

Le troquet qui tourne en valse imbibé.

Dehors, le crachin en sombre crinière.



Mon âme est vomis dans une boite,

au beffroi de ma cité en ruine.

Les mains qui tremblent de trop de nicotine.

Sur la vitre ocre, une buée moite.



Le glas est un métronome onirique,

Qui glane mon ultime folklore cynique.

A boire, dans mon coin, à t’oublier.



L’angélus était orchestre empirique,

Quand l’ange s’endormit en mes bras rachitiques.

A t’aimer, dans mon lit, de mes baisers sucrés.


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Avant..



Tes yeux ouatés, dans le moelleux de l’alcool,

me fixaient, avec la douceur d’un bleue limpide.

Accoudée au zinc, en princesse numide,

Un sein glissait de ta robe, tel un atoll.



L’ardoise, à mon compte, fut preuve d’amour.

On a quitté le rade à la fermeture.

Assoupie sur l‘épaule, ô ma biture!

Je t’ai traîné dans la chaleur du carrefour.



 La marche nuptiale en marchant en crabe.

Les lumières jaunes des candélabres

sont, comme du riz, sur l’urine des chaussées.



Je t’ai posé sur mon matelas. Tes mise nue.

J’ai admiré tes courbes de fille perdue.

T’ai aimé, dans mon lit, de mes baisers sucrés.

 

 

 

 2010

 

 

                                                                               



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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 05:00
- Publié dans : Les chemins usés



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C’est un fait acquis, des crocodiles vivent

dans les égouts new-yorkais. Bêtes agressive.

Une légende urbaine.



L’animal est devenu aveugle et albinos.

Ils s’alimentent de rat et de reste d’os .

Des bas-fonds, la race reine.



L’origine de leurs venues est nébuleuse.

Souvenir d’une Floride marécageuse ?

d’une escale africaine ?



Un couple a pris et a élevé un reptile,

dans leur salle d’eau. Elle devient hostile .

Un caractère de vilaine .



Ou la bête s’échappe-t-elle par les latrines….?

Là encore, la rumeur est multiple en ville.

Pas vraiment certaine.



Mais, le résultat final reste identique :

Elle s’engrosse seul et pullulent, anémiques .

Une grande fratrie pérenne .



Une variante de cette légende de rue :

Des secteurs de réseaux sont, de visites, exclus,

à Paris . Mis en quarantaine .



Des agents des forces de l’ordre interdisent

l’accès . Ils font des rondes et brutalisent .

Habilités à la dégaine !



La cause ? Des alligators, aussi, pullulent,

A proximité de nos vie, l’enfer diurne.

Les portes de la géhenne .



Et pour éviter la propagation sous la cité,

des murs montés et campagnes de stérilité

sont actions quotidiennes .



Autre variante, plutôt géographique .

A Moscou, c’est les mêmes problématiques.

Une exacte rengaine.



Et, nous, les égoutiers du monde entier,

la peur au ventre, exécutons notre métier.

Une bravoure surhumaine !



Sachez que vos égards et vos sollicitudes

nous touchent vraiment! Vrai !Tant d’inquiétudes !

Tant de peurs qui se déchaînent !



Tout n’est qu' histoires pour enfants pas sages!
De traite des blanches dans les cabines d’essayage!

Des phalanges dans les Nems!



La vérité! nous aimons avoir la trouille !

Nous aimons quand notre échine gargouille

de picotements blêmes !



Et les bois sombres, source de tant de panique,

sont trop lointaine de nos cités plastiques.

Plus de croquemitaine…



Et pourtant, en mil neuf cent quatre vingt treize,

une crocodile fut trouvé, en bord de Seine.

En égout.., souterraine.



L’animal mesurait quatre vingt centimètres.

D’où venait elle ? Il n’y eut aucune requête,

pour, du Nil, cette suzeraine.



Au zoo de vannes, vous pouvez l’admirer.

Elle se nomme Eleanore, l‘adorée.

Elle est sereine.



Elle est une preuve de trois mètres de long,

que chaque mensonge a une vérité abscons.

 Une réelle fredaine...


                   

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                                                                                                  2010


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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 05:00
- Publié dans : Les chemins usés

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Nb: Les mots techniques d'un métier, quel qu'il soit, sont source d'une trés belle poésie. vous ne comprendrez, certainement, rien à certain des propos ci-dessous. Peu importe, laissez vous aller à la mélodie de lecture...



Oubliées, quatre cathédrales souterraines,

protectrices d’une rivière enterrée,

seront sublimées, redeviendront mondaines,

comme chaque année, à l’époque d’avant l’été .


Car, si les festivaliers, brindille en bouche,
déambulent, en famille, sur les escales;

  montent sur des péniches; admirent, à la louche,

artistes, spectacles, concerts et nombreuses étales;

ils pourront,aussi ,voyager dans les ténébreuses

allées de l’assainissement Val de Marnaise.

Là, ils verront une obscurité merveilleuse.

Nous serons leurs guides, à la jactence fort aise.

Mais, avant tout, afin que ces magiques ouvrages

soient, illustres, serties des plus beaux apparats,

l’ouvrier utilisera maint outils d’usages

pour le nettoiement et la beauté d’ici-bas.



(… EV3, au centre de Vitry sur seine,

Sous la place du marché, melting-pot bigarrés,

La triangulaire EV3, si sereine,

Avec ses cinquante mille mètres cubes de capacité …)



Nous, gardiens de ces temples de rétention,

electromecanicien, vigilant au quotidien

de ces œuvres de lutte contre l’inondation,

allons nous atteler, avec vigueur et soin,

à rendre ces gothiques joyaux, plus beaux encore.

Quinze gars, en tenue d’égoutier, sous l’égide

de Laurent, rincent les bassins et les déflorent

de toutes merdasses entassées et fétides.

D’abord, les Augets. Ces grandes baignoires,

au centre de gravité excentré, basculeront

leurs tonnes de flotte et, tel de géant lavoir,

nettoieront les radiers, en ressac furibond.

Entre les travées, sur les pistes, ravinant ainsi

le fond des bassins encrassés de terre fertile.
Car, du Soja avait poussé.Toujours de merde, naquit.

A la manœuvre, Philippe, surnommé tuile

(car la vie l’assigne a de grandes ardoises),

et d’autres compères, sur les sites à nettoyer,

au supervision, déclenchent les remplissages.

Puis, démarrent les pompes à boues, pour tout vider.



(… Et le bassin des Cormailles, un peu plus loin,

à Ivry, sous le parc du même nom de terroir,

attend, patient, comme à Vitry son concubin,

l’eau de pluie qui s’engouffre dans les avaloirs. …)



Ensuite, branchant les Karcheurs à plein rendement,

José  (unique Portugais à dénigrer le Football),

Ant1 (déconneur mélomane d'un son violent),

Vince  (adore et hait le PSG, façon bestial),

font retentir ces machine à décoller

le merdier agglutiné sur les caillebotis,

sur les murs et contre les vannes d’étanchéité,

leurs vitodos et leurs visages, noir de coulis.

A la lance à incendie, d’autres compagnons,

bataillent en haute pression et vacarme,

Fredo  (génial électricien et Cro-Magnon),

Coin-coin  (né dans un champ de betterave),

Gégé  (tendre nounours de cent kilos agité),

bubulle (aux carrés de chocolat sur les abdos),

s’affaire à récurer entre les piliers,

à rincer dans les trémies, les bras en Chamallow,

purgeant dans les bâches des pompes de relèvement,

dégommant les filandreux aux grilles des dégrilleurs.

De la tête aux pieds et tout dégoulinant.

ils carburent, en esthéticienne gratteur.

Et, pour la manucure de ces dames divines,

serpillières balais-brosses sont obligatoires.

Remy (trublion à la chevelure sublime),

Gégène (preuve que le dieu électron est noir),

et Suédois (conteur de votre chanson épique),

nettoyons, avec attention, les TGBT,

dépoussiérons les centrales hydrauliques,

savonnons les hydro cyclones et les planchers.



Enfin, à l’intendance, dans les transits, au volant,

avec Manu (peu de terre pour tant de sang versé),

Didier (le sage gourmet qui mange du serpent),

font le lien, secondent les équipes fatiguées.






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(… Le bassin de l’Hay, contre l’avenue Flouquet,

une partie sous terre, l’autre comme lac asséchés,

quatre vingt mille mètres cubes d’eau à stocker,

des pontons sur pilotis permet de flâner …)



Puis seconde phase de l’opération:

Nous, fées marraines, ornementons de pourpre

nos besogneuses servantes, tel des cendrillons.

Les lessiveurs deviennent artistes de troupes.

P’tit Franck (viking à logique dans les gènes),

Mam’ (spécialiste de la théorie des cordes),

S’affairent, serein, sur les groupes électrogènes

et assurent le jus des câbles qu’on raccorde.

Des centaines de mètres tirés jusqu’au tréfonds.

Des jeux de lumières disposés aux piliers.

D’ocres ambres nobles magnifiant le moribond,

Aux grilles, sur les pompes…avec méticulosité.

Laurent (visionnaire en chef de l’équipe),

Installe, avec doigté, ses rétroprojecteurs.

Le sigle « DSEA », notre service public,

va virevolter tel un oiseau bleue migrateur.

Et les portraits de tous les braves égoutiers,

des scènes de nos métiers, défileront,

gigantesque, sur le génie civil, les murets.

Le clapotis des gouttes de nos stations

S’électriseront sur une musique de fond,

douce et onctueuse, une irradiation….

Nos déesses sont belle pour la réception.


(... Le goufre profond d'Arceuil, la spherique,
dans le profond, jusqu'à trente mètres de profondeur.
Trente mille mètre cube vomumétrique.
Par contre, sur son séant, un stade pour footballeur ...)


Tout est enfin prêt. Deux semaines de dur labeurs.

Des doubles journées, souvent, pour tout le monde.

A se fendre la poire de cinq à dix-neuf heures.

A se marrer comme des baleines furibondes.

A se vanner comme de vrai potes de quartier.

Faut croire qu’il faut s’asticoter l’ego,

quand y a besoin de se sentir en sécurité.

Dans le métier, pas le moindre quiproquo.



Alors, il y aura le week-end du festival,

et nous serons au poste, fier de vous montrez,

notre savoir faire et nos cathédrales,

transcendantes de beauté pure exalté.

Vous serez nombreux à venir nous voir, curieux,

Et repartir, après la visite, émerveillés.

Avec, dans la tête, l’histoire de l’or bleue,

Que nous vous aurons, avec passion, contés.



Le dimanche, au soir, nous remballeront tout.

C’est sur, une nuit blanche en perspective.

Mais, parce qu’on est tous ensemble, on s’en fout.

Et, on est prêt, chaque année, à la récidive.

Au petit matin, nos belles seront communes,

à nouveau, prêtes à accomplir leurs missions.

Seront a nouveau oubliés, sans rancune,

du peuple, dont elles assument la protection.



Dans la nuit, quatre cathédrales souterraines,

protectrices d’une riviére enterrée,

attendront, patiemment, l’année prochaine,
en val de Bièvre, d'être encore aimer.

 







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  Informations complémentaires : Les photos sont de Laurent Niot. elles montrent le bassin des cormailles, aprés notre travail décrit ci-dessus. cette élaboration lumineuse est mise en place pour le festival de l'oh!, en Val de Marne.


                                                                                    2010



 

 


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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 05:00
- Publié dans : le coude sur le zinc



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Pour Liedich ( link )...


C’est l’heure, tardive, ou tous les rades sont gris.

Les réverbères jaunissent les rues sans passant.

C’est l’heure de fermer mon troquet de poésie.

Mes rêves berbères sont d’un sable jaunissant.



Machinalement, je nettoie, au torchon, mon zinc,

d’un geste rond. Tourbillonnant, il patine le lisse

argenté de mon imaginaire qui déteint.

Ma cave est vide de rîmes. Désert de silice.

La solitude sollicite mon amertume.

Il pleut des alexandrins dans les rues de silence.

Hélas, je suis au sec, dans mon esprit d’enclume,

dans mon bistrot chaud, sans la moindre licence.



La cloche d’entrée titille en tonalité aigue.

Et ta vareuse ambrée est trempée d’aisance.

Tu t’accroches au comptoir de mes mots perdus,

retire ton chapeau. Des pupilles bleues immenses.



Tu commandes un verre de maux en pression,

"car tes yeux peuvent pleurer des larmes de sang ".

Tu bois, cul sec, les sentiments de subversion.

"Tu consommes les doutes, au feu de tes tourments".



Je t’admire d’être si admirable d’être debout,

malgré "l’ordure de père ", à versifié l’âme.

Les ballons de rouge qui tache amène à tout.

On cause que dalle. On trinque aux plaisirs des dames.



Mon esprit quotidien ne recèle que du réel.

Le tien, "grenier, fourmille" de quintessence.

Dans cette saoulerie,il apparaît not’ grand Brel.

Au piano. Ton index tapote en cadence.



Le néant est plein d’une chaleur bouillonnante.

Les tablés s’emplissent de bloggeurs accroc à tes vers.

Le salon sature d’un bain de foule dansante,

sur tes mots notes qui menottes à ton univers.



Harassé, tu clique, de ton pouce. Absence.

Et tous disparaît en valse de treize pieds.

On s’arsouille au picrate, sans une jactence.

Entre deux âmes, les échanges ne sont que vérité.



Alors, que la transhumance jalonne dans les degrés,

des cadavres de mousse jonchent le bar synergie.

Nous clamons des textes de poètes enterrés.

"D’alliance en harmonie, nous créons l’infini."


Tu causes en ergotant. J’écoute, paisiblement.

Tu dis que tu ne désires plus chercher ton Graal.

Ne plus chercher. N’Est-ce pas la vrai quête, justement ?

T’irais bien pisser aux statues de maréchal,

cracherais au ciel, souillerais les uniformes,

après notre cuite à refaire le monde.

Mon vieil anar’ dont le sublime est le dogme.

Mon frère de rime. Liedich, le cyclone.



Puis, ivrogne, entre deux chansons paillardes,

avec ton majeur, tu punaise, au mur, à coté
de mon drapeau rouge à la croix occitane,

ton pavillon noir de la totale liberté.



Enfin, ta vareuse sur le dos, en grand seigneur,

Tu paies tes tournées. Ma cave, de rîmes, se remplit.

On se quittera, l’esprit submergé de torpeur.

On rentrera dans nos pénates, nos coteries.

Moi, dans mon p’tit bistrot ayant pignon sur cœur.

Toi, "dans ton taudis d’la vie, ou rien n’est fini."

Nb: Afin que vous compreniez l'univers de Liedich, certains vers ont été emprunté dans ces poèmes. Ils sont marqué entre parenthése ".En espérant de te  retrouver trés bientôt, Liedich, ne tarde pas trop...





                                                                                2010







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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 05:00
- Publié dans : à la carte..



ptolbiac











Je déroulais, en grand braquet, sur mes pédales .
De grosses suées dégoulinaient dans le cou .

Matant le bitume être avaler sous ma roue,

je tentais de bloquer, au taqué, mon compteur sale .

En brûlant ma graisse, les idées noires

tentaient, en vain, de se dissiper dans l’effort .

Au boulot, c’est la déroute, style veau d’or .

Et ou j’ai mis les clefs de bagnoles ? Quel tiroirs ?

Et c’est tendu avec ma gonzesse, en ce moment,

pourtant, je lui jouerai bien la bête à deux dos .

La petite me contrarie : Trop de gros mots .

Le temps est pourri . Grisaille et crachin, constamment .

Sur le quai de Bercy, je relève la trombine,

pour reluquer une ligne cisaillée d’immeuble .

Mais des éclats de clarté bleu rouge dégueule

des anomalies de couleurs sur ma routine .


Un camion de pompier .

Un autre sur le bas coté .

Des tricolores dans le dédale,

Qui régule que dalle .

Des cônes de sécurité, à foison .

Des cons qui matent comme des cons .

Un scooter déchiqueté .

Foudroyé, éparpillé .




Le brouillard crasseux sur le pont de Tolbiac,

écume d’un trépassement, s’insinuait

dans l’espace vide d’un fait divers décharné .

En roue libre, j’approchai du triste tarmac .

La vision morbide fut de quelques secondes .

Ces images sordide inscrit pour l’éternité .

Une bonne femme, sur l’asphalte détrempée,

était couchée, en croix, tel une madone .

Pull et chemise découpés, la chair acre

de son corps brûlée par le froid glacial .

Un pompier, dans un violent cérémonial,

Lui Pratiquait un massage cardiaque,

à lui craquer, en cendres, toutes les côtes .

Sa dépouille se trémoussait à chaque pulsions,

sur un rythme de métronome moribond .

Ses mamelles, tel du pudding, avait la bougeotte .

Sur la commissure de ses lèvres, un sourire

était figé, joyeux . Elle fixait la foule,

d’un regard bleue d’azur, comme qui dirait à la cool .

Elle, qui était si pudique, avant de s’offrir .

La populace s’agglutinait sur son trépas .

Le pompier comptait, comptable, le nombre

De massage . Puis bouche à bouche, en ordre .

Un spectacle gratuit ne se refuse pas .


Un type allume une clope .

Un autre cause avec un autre .

Des touristes prennent des photos .

Un couple devient accroc .

C’est mieux qu’un porno .

Ça monte crescendo .

Une femme déchiquetée,

Foudroyée, éparpillée .



J’ai quitté le lieu de mort, en petit braqué .

J’avais chaud .C’est con mais j’ai sangloté pour toi .

Je te connaissais pas . Tu n’avais plus froid .

Mais, qui regardait tu ?, me suis-je demandé .

Cette masse voyeuse de charognard humains ?

Non . C’était lui . Il était là avec sa faucheuse .

Et tu lui souriais, sincèrement heureuse .

Alors, non, pas lui . Un autre moins malsain .

Ton défunt père …Oui, lui, il t’a tant aimé .

Il a ouvert ses bras, il te montre le chemin .

Tu dois avoir hâte qu’il t’enlace, enfin .

Sur l’avenue, une ambulance m’a doublée .

Étais-tu dedans ou étais-tu déjà parti ?

Je déroulai sur les quais de Seine, si gris .

Celui qui me dira ou aller sera papet .




Dans ton couloir de mort,

au fond, peut être, un trésor .

Dans mon couloir de vie ,

mes idées noires sont parties .

Car, à deux mètres, tout prés,

La mort est passée .

Car, la mort m’a frôlé .

Et il a emporté,

Une femme effrayée ,

apeurée ….envolée .

2009
                                                                               


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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 05:00
- Publié dans : carré blanc


                                                             
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Foin de souhait de fin d’année .

Ces voeux sans cesse ressassés,

d’argent et de bonne santé,

car l’essentiel est oublié :

la bonne sexualité .



Oh ! Que les foutrâques pensées

d’un dionysiaque taulier,

tentant de faire le z’œuf poché,

vous fasses, tel baleines, marrer

est, de son souci, le cadet .

Peu importe , me voila tenter,

au travers de mots versifiés,

pugnace, de vous démontrer

la folle théorie oublié

de la bonne sexualité .



Lorsque le vié est dressé,

l’abricot bien huilé,

imparable, dés lors, le souhait

de la santé est avérée .

Et, si, sous le duvet, les suées

sont, plus encore, mélangées,

alors la santé est fortifiée .



Quand, gente dame est épilée,

Parfumée, en grande beauté,

c’est, bien, par la menu monnaie

que la séduction apparaît .

Quand gentilhomme a l’attrait

d’une belle berline chromé,

l’addition d’un lunch huppé,

ou le beau costume cintré,

grand besoin d’être argenté .



De plus, un couple, sous l’oreiller,

peut résoudre les insensés

disputes et injures données .

C’est, sur l’objet matelassé,

qu’après un fol rut déchaîné,

On peut, très à l’aise, causé

d’éducation d’enfants sacrés .

N’y a-t-il pas de joie, après

la copulation d’être aimés,

plus immense ? Vrai de vrai !



Donc, si ,chers lecteurs, vous obtenez

La bonne sexualité,

C’est, donc, que, dans votre forfait,

Déjà, vous respirez la santé

et le denier …CQFD !



Bon, la démonstration est

erronée devant l’humanité

Miséreuse et alitée .



La rhétorique cesse, c’est vrai,

car l’amour et sa véracité

ne réside pas qu’au porte-monnaie .



Certes, mais, votre bistrotier

vous souhaite une mélopée

de gestes coquins emmêlées,

Une foultitude de baiser

tendre dans vos intimités,

Que vos amours irradiés

de brûlantes sensualités,

fasse, du bonheur, l’immensité .

Bref, en toute sincérité,

une excellente sexualité ……



                                                                            2009/2010









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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 05:00
- Publié dans : Campagnan


                                                                  
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                                                                                                      à l'époque du fils,


Voici le souvenir, d’un homme, qui fleure bon

la douceur, nacrée, d’une effluve d’enfance .

Je clos le quotidien pour, dans une fragrance,

parvenir à Campagnan, lors de nos doux réveillons .

Sur un air de musette, une tendre mélodie

s’infiltre, mélancolique, dans ma mémoire .


Une table dressée, paysanne, se laisse choir .

Des restes en abondance . Autour, la fratrie

repus et silencieux avec panse bouffie .

Quelques treize desserts, à la pelle, disposés :

des coquilles de noix broyées; des dates séchées;

sur la nappe, des brisures de « Tourons » d’Hispanie;

dans les verres à pieds, des fonds de chaud Crémant;

Des papiers froissés de blanche nougatine

d’en Drôme; des épluchures de mandarine

donnant, sur les doigts, un goût d’orangé crépitant .

Seul, la bûche demeure au centre de l’éscoubille

entier et mollissant . Un sapin en plastique

glisse, les pieds dedans, en lenteur lactique .




Dans l’âtre, le diable a mis ses espadrilles .

Une chaleur à crever dans la salle à manger .

Dans les intestins, la brûlure du trop plein .



Papa et oncle Paco divague de tout et rien .

Le grand père opine du chef sans rien piger .

Dans l’évier, grand-mère astique la vaisselle .

Tata débarrasse la modeste argenterie .

Maman caresse les cheveux de ma sœur assoupie .

J’ai neuf ans, je crois . Et j’attend le père noël .



La place du jeu de ballon broie du noir .

J’admire ce lieu vide, a travers la vitre .

Sur la cimes des foyers, l’église gravite

sur des tablés familiales pleine d’histoires .

Les ampoules jaunes de l’éclairage publique

masquent la nuit étoilée d’où il viendra .



Mère porte sa fille, à l’étage, dans ses bras .

J’espère,avant le pyjama, un détail épique,

dans l’obscure clarté, aux multiples pépites .

Mais rien . Je baisse les yeux sur mes godillots

en emboîtant le pas, vers les chambres d’en haut .



Mon bras, que la main de mon père sollicite,

vibre d’une paternelle mise en alerte .

Il se lève, enfile son anorak, prend ses clefs,

passe la porte et sort, dans la fraîche nuitée .

Il ouvre le coffre de notre cent quatre verte .

Je comprend, alors, devenir le dépositaire

d’un secret d’adulte , la fin d’une chimère ;

car, pendant que Paco vient épauler mon Père,

Il dépose, sur le toit, de belles affaires :

des dizaines de cadeaux emmaillotés de nœuds,

aux chaudes couleurs festive de l’offrande d’aimer .

Et, lorsqu’il ferme la malle, son regard immaculé

Transperce, marron pur, mon regard d’enfant niaiseux .



Sans barbe, qu’il est splendide, ce papa noël .

Et, même, le rouge est une couleur qui grossit .

Qu’il est doux ce temps, ou la fierté vire folie .

Lorsqu’ vous admirez votre père devenir éternel .

                                                                                                                2009    
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 05:00
- Publié dans : Les chemins usés






Dans les boueuses entrailles des métropoles,

voisins des métropolitains, un lourd symbole

s’impose : celle d’une humanité inversée .

L’image argentique d’une négativité .


La lumière du jour à la nuit d’un égout .

Des fleuves nourriciers à des canaux de gadoue .

Des avenues de vie à des méandres d’eaux mortes .

La société des hommes à des rats en cohorte .

L’atmosphère pur à l’air vicié de maladie .

Du vacarme tonitruant au silence alanguie .


Nous rejetons, dans l’égout, ce qu’on ne veut plus,

et l’adage prend de sales entournures méconnues .


Certes l’urine et la matière fécale

s’écoule pour, plus tard, l’épuration finale .

Mais, aussi, clefs de bagnoles et des larfeuilles,

des sacs arrachés, puis jetés, par le mauvais œil .

Des vibromasseurs, des milliers de capotes,

comme quoi, ça se protége quand ça se tripote .

Des bouteilles de gaz, des pneus de voitures,

dés fois, trucs auquel les brocanteurs carburent .

Pas de caïman, dans nos ténèbres tricolores .

Légende immigrées de Miami …..Et, encore ..

Des bestiaux de zoo, c’est vrai, les ont emprunté,

à la crue centennale, durant les folles années .

Par contre, les nouveaux animaux de compagnie,

Boas, Pythons, reptiles et autres saloperies

se faufilent si est ouvert le battant de chiottes .

Là, c’est le paradis en bouffe et en barbotte .


Ceux qu’on ne veut plus, nous le rejetons dans l’égout,

Et la maxime prend un élan profond de dégoût .



Lors de sa première descente en ouvrage,

Un collègue ,fasciné par cet obscur paysage,

Cheminait, en tête d’équipe, dans les eaux usés .

Sa lampe de casque éclairait un fond de buée .

Au détour d’une intersection, il aperçu,

Le contour d’un ballon de baudruche tordu,

De teinte violacé, qui obstruait l’écoulement .

Il prit conscience, alors, des appendices ballants :

Des excroissances comme des bras, des pieds

Comme une tête avec des yeux exorbités .

D’un linceul de merde, une petite grand mère

s’était enveloppé . Mon pote a vomi parterre.

Vivante, la gisante faisait cinquante kilos . 
 Un long séjour ici bas.. cent vingt… pleine d’eau .

La dame avait fui sa maison de retraite,

trop de solitude, mais n’avait plus trop de tête,

Alors, elle s’est perdue et à chuté dans le fleuve .

L’absence des siens est la plus terrible épreuve .




Après vingt ans de maison, Didier est aguerrie

à toutes les situations, à tout les soucis .

Quand il faut déboucher, il tape dedans violement .

Il rechigne jamais à la besogne. Il est vaillant .

A la pelle, et s’il le faut, avec ses pognes,

parce que le fécal colmate, sans vergogne .

Le colombin a une texture d’argile molle,

Il a l’habitude de cette sensation drôle .

Il glisse sa main au fond et ramène le tout,

Vers l’avant . Hardi, il y va l’ancien du trou .

C’est alors qu’il entraîne un machin spongieux .

Un sale truc pas normal, il devint soucieux .

Entre ses gants, il y avait un bébé pas formé,

un fœtus, avec un corps tout désarticulé .




J’imagine que vous pensez que j’exagère,

pourtant, Je bosse avec ces deux compères .

Et des histoires comme ça, on m‘en raconte .

Pléthore . Des contes ou l’homme est une honte .

L’égout est le rejet d’une humanité déchu,

Ou l‘on déverse, ce, ou ceux, que l’on ne veut plus .


                                                                                                                      2009


Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Communauté : L'écriture dans tous ses états - Par benoit gimenez
Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 16:06
- Publié dans : le bistrot des copains


Voici deux textes d'un poéte qui fut sur la toile ....Il est partie et reviendra peut être .
Alors qu'il décide de faire disparaitre son blog et, ainsi, faire disparaitre la possibilité de le lire, je conserve, tout de même, deux textes de sa création que vous pouvez lire çi dessous ....Une poésie contemporaine et nihiliste incompréhensible et si simple...Qui nous donne la possibilité de réver , comme un véritable rêve ou l'on ne comprend rien, car c'est l'inconscient qui parle ! 
 

Cher Taulier !

J'entre, adosse toute ma peau au comptoir, et attends, avec la patience d'un grain de poussière égaré, que mes os, fumant dehors, (Foutue loie anti-tabac) veuillent bien réintégrer la mollesse stuporeuse de mon épiderme ; et je vous aperçois !
- Une bière l'égarer du sens ?
- Et un pot d'encre, je distille assez d'encornets ! (Je vous réponds)
Et je vous vois sourire, et je vous vois me servir, et je bois votre rameau coloré, rythmé, savoureux, matelassé de douceurs, tendresse, érotisme.
Je soupire tant d'aise, qu'outré, le plafond de votre rade se dilate : faut dire aussi, que je ne cesserai jamais de fumer ! Puis, je vous paye : disons, je tente de vous rétribuer à juste valeur, la vie que vous venez de me distiller dans mes chairs recomposées.
Finalement, je vous conte l'histoire de ce pot de vernis, et de ce banc publique, promis à la rouille, à la décomposition minérale, sans son intervention. M'écoutez-vous? Question pour la perversité de
la rhétorique !

                                                           ++++



                                              Copeaux de larmes .....

  • Sorti Gare Du Nord, couru à souffle perdu dans les ruelles crevées d'ombre du quartier; et pensé à l'âcre odeur d'huile exsangue sur le parvis du quai B.

    Une échoppe de bière proposait exceptionnellement au désir du tout venant un plat d'anguilles frites, un pot de mayonnaise gelé, une gaufre au sucre vert.

    Une femme dotée d'un regard sourire me demanda si j'étais perdu :
    - Désirez-vous de l'aide jeune homme ?
    - J'ai l'âge d'être votre grand-père, Mademoiselle ?
    Elle s'offusque, s'emporte véhémentement, détruit les enluminures de son parapluie, saute à hauteur de deux Tours Eiffel, revient aussi douce qu'une poire au sirop des avenues marchandes, me regarde, dit :
    - AH ! si vous saviez le plaisir que vous venez de me procurer !
    Je ne dis mot, laisse à mes cheveux le loisir d'épouser dans la surprise les traits de mon visage.
    Perspicace, elle étire son regard dans l'orifice d'un entonnoir rouillé, s'épile les ongles, prend un sorbet dans le cône renversé de mes pieds, et dit encore :
    - Oui, vous venez de me procurer le plaisir d'une naissance à retardement !
    Et elle disparaît dans un chas d'aiguille qu'un flic ennuyé, s'ennuyant à verbaliser une pièce de monnaie, vient de vomir sur le comptoir du tavernier.

    De rage, celui-ci enlève son justaucorps, enfile une veste en peau de légume vert, et demande un ticket à tarif réduit.

    - Je nage encore dans cet étonnant quartier, Gare du Nord. Retenez le train, je ne veux aller nulle part !

    Je suis là où la part d'ombre pourrait être contenue dans la périphérie d'un lumignon gelé.




       

      

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  • : Benoit Gimenez (tôlier du bistrot des poèmes)
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  • : Prendre un instant de vie et le sublimer afin de le rendre eternel. Parler de l'égout, du sud, des bistrots, et de sensualité aussi. Le tout saupoudré de poésie...

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