Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 08:32

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Photo de robert doisneau

 

Nettoyage de (Presque) printemps

 

C'est l'heure du constat pour vot pav'taulier....Voila trois mois que ce blog auquel je tiens tant est un peu à l'abandon. Certes, je continue à écrire et, comme vous l'avez constaté, je publie tous les mardis un poème. Certain sont des poèmes anciens remaniés en profondeur, d'autres sont des nouveaux. Toutefois, et je le regrette, je n'ai guére le temps de répondre à vos commentaires. Et, surtout, je n'ai pu lire les écrits de mes amis poétes du web.

Il est temps de m'expliquer. De nombreux projets m'ont écarté de mon bistrot. D'abord, la publication prochaine de mon premier recueil m'a pris un temps consequent. Ensuite, les projets de court-métrages sont multiples. Trois sont en préparation pour cette année dont un finalisé prochainement. De plus, j'ai intégré une troupe de théâtre qui jouera fin mars sa création théâtrale. Enfin, je rédige un blog pour l'association " La ruche des arts". Trois articles par semaine, ce qui n'est pas rien. Bref, vous l'aurez compris, je ne chome pas.

Et l'addition en est salé: Peu de temps pour "Le bistrot des poèmes".

Mais, le bout du tunnel arrive. Et tous ses projets sont tous bouclés, plus ou moins. Quand au blog associatif, j'ai pris beaucoup d'avance....

Alors, je suis retourné vers mon bistrot. Le constat en est accablant: je n'aime plus sa mise en page. je n'aime plus ce fond noir, et la typologie des textes. Il me faut donc tout reprendre. Ainsi "Le bistrot des poèmes" va faire peau neuve ces prochains jours.

De plus, je dois prendre du temps pour répondre à tous vos commentaires, à venir vous voir tous chez vous et prendre du plaisir à vous lire.

Bref, je reviens auprés de vous...

Yves montand a dit cette phrase qui me plait beaucoup dans le film "Garçon!": "A quoi ça sert les amis si on ne peut pas les laisser tomber de temps en temps?"

Je vous ai un peu laissé tomber ces trois derniers mois...mais voila, ne m'en veuillez pas trop, car je compte bien revenir trés trés vite....Disons dans les prochaines heures....

 

Le taulier

 

 

 


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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 21:25
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

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Sulcamin

 

Au sommet de son pic, Baudille nous guette.

Le saint observe le poète randonneur.

Alors, compère, poussons la chansonnette

Et traînons nos rîmes le long du fleuve rieur.

 

D’abord, il y a Gignac, le fief de l’âne.

De tant de légende, sa vieille tour craque :

Par une nuit voilée de tramontane,

Des Maures en silence tentent une attaque.

Mais Martin a braie et réveille les hommes.

A grand coup de souches, ils boutèrent l’assaillant.

La bête sauva la cité comme l’oie, Rome.

On fête à l’Ascension l’animal indolent.

 

Ami, toi qui me lis, prenons le sentier

Et quittons les lourdes eaux noueuses de l’Hérault.

Rafraîchissons-nous à l’ombre des Peupliers.

Entre leurs troncs massifs s’envolent des Perdreaux.

 

Encore un conte, le p’tit empereur, dit-on,

Les a plantés, l’un après l’autre avec son pouce

Aux abords de la route pour ses escadrons.

Bacchus, lui, a répandu sa bonne parole

Du pied des grands arbres, jusqu’à l’horizon

Offrant à notre terre une rouge obole.

 

Caminons droit devant, compagnons de grole,

La brindille entre les lèvres, quittons Popian.

C’est dire si les alexandrins nous racolent

Car les vers poussent dans l’air comme du chiendent.

 

Les toits du Pouget s’enroulent en circulade,

Tel un escargot autour de son église.

Canet, elle, jette son pont en roulade

Sur le fleuve qui coule vers sa mer promise.

Voici Belarga avec son café des sports

Ou seul le muscle du coude s’entraîne.

Dans ce brûlant païs, la vie n’est qu’un corridor,

Alors Ils vident l’anis, au goût de fredaines.

 

Sur cette terre de feu, déambulons nos âmes

Et regardons ces trois espagnols devant nous.

Une main dans la fouille et l’autre sur la canne,

Ils rêvent de choux. A Lorca, Il n’y a que cailloux.

C’est le père Paco avec deux de ses garçons.

Par le voyage, leurs godillots usés et béants,

Ils poseront, harassés, leurs maigres baluchons

Et leurs fols espoirs au village de Campagnan.

 

Merci, mon ami, pour cette belle promenade

Dans ces terres d’enfance, mon patrimoine.

Et admire, des trois, le plus jeune, le plus brave..

Il sera mon papet et s’appelle Antoine.

 

 

2007

 

 

« suite de "Lorca" »

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 07:26
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

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Lorca

 

De pauvres squelettes sont endimanchés de leurs peaux

Et les gars, qui les portent, mâchouillent des racines.

La mort, en fête, vole avec les noirs corbeaux

Au soleil soufflant sur une plaine en famine.

 

Terre purgatoire par ou la vie succombe.

Une terre gercée par le sang des paysans.

Les os des aïeux craquent dans leurs tombes.

Un enfer ou les Cyprès brûlent incandescent.

 

Andalousie, tu te souviens ? Cette époque

Ou le deuil se frottait les mains de tant d’affaires ?

Porte de Murcia, rappelle-toi des chocs

De charrette pleine de cercueils dans les artères

De Lorca, cité ou les vivants errait en loque..

Ses chiens n’étaient plus que des cerbères.

 

Assis, Paco Gimenez lit une lettre

De Carvajal, parti loin de ce brasier.

Il parle de la France et de son bien être,

Du travail qu’il y a, si t’es pas un ramier.

Il écrit qu’il a pris du ventre à trop manger,

Qu’il a un potager et même une fontaine,

Que, tant pis, si le Français n’aime pas l’immigré,

Les riches d’ici nous voient comme une aubaine !

Ceux de Lorca, eux, voudraient nous voir crevés.

Trop de bouche à nourrir, trop de gueux crasseux.

Leurs terres stériles ont le ventre déchiqueté…

Viens, Paco, dans mon nouveau pays merveilleux.

 

Alors, Paco Gimenez regarde sa famille,

Sa femme maigre qui ne pleure même plus,

Ses enfants qui, dans la chair de rats, mordillent,

Et ses propres bras dont les muscles ont fondu.

 

Il faut partir  pour sauver ses gosses.

Partir pour que l’épouse soit grosse.

Partir pour vivre sans extrême onction.

Partir pour les futures générations.

 

Il faut partir.

S’enfuir.

 

Partons.

 

 

 

 

 


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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 07:37
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

ptolbiac

 

 

L’inconnue du pont Tolbiac

 

Sur le quai de Bercy, je relève ma trombine

Pour reluquer une ligne cisaillée d’immeuble.

Mais des éclats de clarté rouge vert dégueulent.

Anomalie de lumière sur ma routine.

 

Un camion au rouge drapeau.

Un autre dans le caniveau.

Des tricolores dans le dédale,

Qui régule que dalle.

Des cônes de sécurité, à foison.

Des cons qui matent comme des cons.

 

Un scooter déchiqueté.

Foudroyé. Eparpillé.

 

Un pull découpé sur le pont de Tolbiac.

Un buste brûlé par le bitume glacial.

Un pompier, dans un lent cérémonial,

Lui pratique un massage cardiaque.

J’attends le craquement d’une puis deux côtes

Et son corps se trémousse à chaque pulsion.

Sur un rythme de métronome moribond,

Ses mamelles violettes en ont la bougeotte.

 

La populace est agglutinée.

C’est pareil qu’à la télé.

Un spectacle gratuit

D’une vie en sursis.

Un type allume une clope.

Un autre cause avec un autre.

 

Une femme apeurée.

Terrassée, foudroyée

 

De ce regard si blanc, qui fixe-tu  au loin ?

La faucheuse, squelette en  robe de bure ?

Ton papa ? Il n’a pas changé et te murmure

 –« Je t’accompagne, chérie, donne moi la main. ! »

 

Des touristes prennent des photos.

Un couple tourne une vidéo.

C’est mieux qu’un porno.

Ça monte crescendo.

 

La mort est passée.

Nous a frôlés, a emporté

Une femme apeurée…

Ou tant aimée…

 

 

2011

 

 

 

 


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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 22:29
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

femme

 

 

Les pets de ma dulcinée

 

 

Au matin de notre liaison,

Ma promise, bien que pudique,

Vouait à son compagnon

Un ardent besoin lubrique.

Elle dissimulait son sein,

Que je ne saurais voir,

Mais souhaiter percevoir,

Sous une nuisette en satin.

Et, durant toute la nuitée,

Nous avalions nos brûlants corps,

Je dévorais sa toison d’or,

Pour, apaiser, dormir enlacer.

 

Mais, lors du profond sommeil,

Son ventre, plein d’aigre rancœur,

Réclamait un pet libérateur,

La condamnant au réveil.

 

C’est pourquoi ma belle muse

Quitta notre couche en silence.

Courut vers les coins d’aisance

Pour un vacarme, façon puzzle.

 

La corolle de ses fesses

S’ouvrit avec délicatesse

Evacuant, en perles rosées,

Un parfum dés moins discret.

 

Puis revint sous le duvet,

Tant soulagée que son bel ami

Soit toujours autant endormi

Pour retrouver ses bras musclés.

  

Au midi de notre mariage,

Dans notre lit conjugal,

Une envie de péché vénal

Nous donna du cœur à l’ouvrage.

Alors, ta chemise de nuit

Volait en pleine lumière,

Et les draps tombaient à terre,

Pour que madame touche au Grisbi !

 

Puis, après cette folle embardée,

Mon amour me fit la demande,

Comme un aveu de brigande,

Un accord pour pétarader.

Elle écarta son postérieur

Hors du marital pageot,

Pour que s’enfuit, fortissimo,

Une ribambelle de clameur.

 

Y avait comme un goût de pomme,

Dans notre home sweet home,

Puis d’une odeur de poisson.

Qui fit perdre ton aplomb !

 

Au soir de notre passion,

Sous de nombreuses couvertures,

Hors de questions de conclure,

Car, tout en baillant, nous lisons.

 

Par contre, elle est très à l’aise,

Lorsque les vents prennent le large,

Car, méthodique, elle les décharge

Avec la grimace d’une polonaise,

Qui en faisait au petit déjeuner.

Y a comme de l’andouillette

Qui pourrit sous la couette.

Tu secoue les draps pour ventiler.

 

De la folle passion à la tendresse,

Tu sera toujours ma princesse

De tes travers, j’en fais des poèmes,

Pour exprimer combien je t’aime.

 

 

2011

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 14:54
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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Oyez ! Oyez ! très chers compatriotes,

Voici la nouvelle année et prenez notes

De la théorie du vœu réunifiant,

A la fois, l’esprit de santé et d’argent !

 

Il suffit de souhaiter à votre entourage

Une bonne sexualité sans chômage !

Ce souhait de fin d’année vous paraît grossier ?

De cet argumentaire, laissez moi m’expliquer.

 

Lorsque le phallus, par le fol amour, se dresse,

Que l’abricot est en besoin de confesse,

Si, sous le duvet, les suées sont mélangées,

Alors, la santé ne peut que se fortifier!

 

Lorsque gente dame veut être séductrice,

A la mode des plus élégants appendices,

C’est bien par la monnaie qu’apparaît sa beauté.

Lorsque gentil homme se pare de tous les attraits,

De la berline au splendide costume cintré,

Il a, hélas, un grand besoin d’être argenté.

 

Et, la passion, dans ce cas, n’est pas en reste.

Du talentueux amant à la belle maîtresse,

Qu’il est bon d’être dans les bras de son aimé

Durant chaque nuit et ce toute une année…

 

La sexualité est un désir complexe

Qui disparaît à la moindre faiblesse

Tel qu’un loyer impossible à payer

Ou un corps malade ou simplement fatigué….

 

Bref, en souhaitant une bonne sexualité,

Vous intégrez, à ce vœu, le forfait complet

Amour, santé et denier…..CQFD !

 

C’est pourquoi je suis fier de vous souhaiter

Une radieuse et splendide sexualité !!!!

 

 

 

2011

 

Carré blanc 

 

 

 

 

 


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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 22:34
- Publié dans : Le comptoir à rîmes


Mille excuses, mon emploi du temps étant trés chargé, je ne peut aller vous voir tous et toutes dans vos maisons respéctives ou cela sent si bon la poésie....Je le regrette tellement....Mais tout cela n'est que temporaire et bientôt la taulier retournera derriere son comptoir....A trés bientôt et joyeux noël à tous et à toutes !!!!

Ps: J'ai honte...je remets le texte de Noël de l'année derniére...mais, n'ayant pas fait mes devoirs sur le thème, je vous renvoie du réchauffé....Tout comme la semaine prochaine... Désolé encore et à trés bientôt!!!!!

 

Benoit

 
                                                                  
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Voici le souvenir d’un homme qui fleure bon

La douceur, nacré, d’un effluve d’enfance.

Je clos le quotidien pour, dans une fragrance,

Parvenir à Campagnan, lors de nos réveillons.

 

Dressée avec la blanche nappe, brodée à la main,

La table est un champ de reste en abondance.

Autour, la fratrie, en un état de somnolence,

La panse bouffie, cale en brûlure du trop plein.

 

Il y a des coquilles de noix broyés,

Des dates séchées et du Touron d’Hispanie,

Une rivière perdue de p’tits fruits confits,

Des fonds de Crémant dans les verres à pieds,

Et des papiers froissés de tendre nougatine.

La bûche, coulante, a son sapin en plastique

Qui glisse, les pieds dedans, en lenteur lactique.

J’avale une dernière mandarine.

 

Les femmes débarrassent et font la vaisselle.

Les hommes causent de tout sur pas grand chose.

Mon papet opine du chef, les paupières closes.

J’ai six ans, je crois, et j’attends le père Noël.

 

Maman porte sa fille endormie dans ses bras.

Mon visage est collé à la glaciale vitre.

Dans l’obscure clarté aux multiples pépites,

J’espère le voir avant de mettre le pyjama.

 

Mais rien. Je baisse les yeux sur mes godillots,

Et emboîte le pas pour rejoindre ma sœur.

Une main sur mon épaule fait battre mon cœur.

C’est mon père qui me fait signe de ne dire mot.

 

Il se lève et je suis, dans mon petit soulier.

Passe la porte et, sur la place du village,

Ouvre le coffre de not’ Cent-quatre hors d’âge.

Il dépose sur le toit des jouets par milliers.

Je viens d’entrer dans un secret d’adulte.

Et, lorsqu’il ferme la malle, son regard bienveillant

Exprime toute sa tendresse à son petit enfant.

Il me tarde que le jour se lève car… j’exulte.

 

Sans barbe, qu’il est splendide ce papa Noël.

Et le rouge n’était pas à la mode, jadis.

Qu’il est doux cet instant ou la fierté d’être fils

Mémorise son père devenir un éternel.

 

 

 

                                                 2009/10

 

 

Campagnan 

 

 


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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 20:48
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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Tireliponpom ,

 

 

En galére d’une nuit austère sans femme,

Je marine dans les écumes des muses.

Le grand voile est hissé et, d’humeur bigame,

Je clos mes yeux pour mieux ouvrir l’écluse.

 

Sur mon pont, le calinage est rigoureux,

Pour m’apprêter aux roulis de ma tempête.

Mes égéries sont orgiaques sur mon nœud

Coulant dans l’embouchure de tendres sucettes.

 

Les belles sirènes gazouillent en coryphée,

Et, quel bonheur de sentir leurs douces mélopées.

Au contraire de rendre sourd, c’est un délice.

 

Et, lorsque le rivage de l’île aux trésors

Ouvrira ses cuisses pour admirer l’or,

Un petit flot jaillira en feu d’artifice.

 

 

2010

 

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Tire li pomponette,

 

 

 

Damoiselle qui câlinait votre mistigri,

Dans le cahin-caha de votre dolce vita,

Vous cheminez, lascive, dans votre prairie

En cette nudité , écartée, que le vice versa.

 

Vous caressez la pomponette impunément,

Dans le sens du poil, pour mieux ronronner,

Tel une féline sur un toit brûlant.

Croyez-moi, d’ici peu, vous miaulerez.

 

Le dragon a avalé le prince pédant,

Et, qu’importe si a démâté le bel amant,

N’est-on mieux servi que par soi-même ?

 

Mais, gare à l’apparition masculine,

Vos griffes lacéreront le témoin indigne,

Car, dans un cours moment, vous atteindrez l’Eden…

  

 

2010

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 08:18
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Un jour, peut être...

 

 

 

Je chemine dans le royaume des rats.

Être chez Ades, c’est mon job d’égoutier.

Une lampe frontale, sur mon casque, vissée

Fustige de blanc mon noir panorama.

Une pluie infiltrée tinte goutte à goutte

Sur une symphonie limpide d’ici bas.

La brume d’ébène danse une macabre salsa

Sur la rivière morte de trop de croûte.

 

 

Je chemine en cuissardes, dans l’eau usée.

Dans ce tunnel ovoïde ou la mort pue,

Ou la mort erre à la recherche d’âmes déchues,

Peu m’importe la beauté de son obscure clarté,

Je bosse à payer les taxes et factures.

Peu m’importe de ne pas voir les nuages,

La cohue des hommes pressés par leurs servages.

Je travaille dans le silence des ordures.

 

 

Oh! Croyez bien que j’ai, aussi, des rêves bleues.

Que je songe malgré mon labeur d’Hermite,

Et quand l’espoir vient, le cœur palpite.

Les deux pieds dans la merde on rêve mieux.

 

 

Les ampoules rouges illustraient mon nom

Au fronton des théâtres les plus illustres.

J’étais la lumière de la pensée auguste.

Mon jeu superbe entrait au Panthéon

Des plus splendides hommes de culture.

Chacun de mes propos était décortiqué

Par philosophe et étudiant de faculté.

J’ensemençais le monde de ma stature.

 

 

Combien de fois ais-je tenu un César,

Remerciant mon père, ma mère, mes frères et sœurs?

Devant le miroir du lavabo, c’était le bonheur.

Je levais au ciel, avec fierté, mon rasoir.

 

 

Combien de fois ai-je tenu le manche

De ma pelle, si pratique pour mon labeur,

L’utilisant tel un micro, et, avec ardeur,

Hurlant des chansons coupées en fine tranche,

Car je ne me souviens jamais des paroles.

Mon concert, en sous-sol, n’attire personne

Et même les rats fuient la criarde zone.

Ma lumineuse joie, alors, s’étiole.

 

 

Ainsi, la nuit des égouts ouvre sa fenêtre,

Et mon rêve de grandiloquence s’écrème.

Pourtant, ce soir, j’écrirais un poème.

Car, qui peut le dire, mais un jour peut être…

 

                                                                                                           

 

D'autres poèmes sur les égouts?

Les colombins de la paix

  Gaïa

Le trés etrange voyage de l'etron

La chanson de l'oh!

L'égout des mots (article pour le journal INTERVAL)

 

 

 

 

 

 


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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 08:00
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

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Route de nuit

 

 

 

Ma gomme machouillle le bitume 

D’une autoroute au nocturne costume.

Mes phares perforent la danse macabre,

De la terre et du ciel, en un coup de sabre.

Les lambeaux de cette déchirure sans lune

Eclaboussent mon pare-brise d’écume brune.

Ils éclairent, aussi, le macadam moelleux

Et, furtivement, des panneaux de mille lieux,

Indiquant le reste de bornes à faire

Pour des villes, dont, de toutes manières,

Je me contrefous. Des traits d’un opaque émaillé

S’engloutissent sous ma carcasse ferraillée,

En une régularité de métronome.

L’ennui de la conduite m’assomme.

 

Il peut y avoir des îlots de clarté,

Oasis pétrolière en tache éclairée,

Puis, rien … Pas même de rouge alvéole,

Symétrie d’arrière d’une bagnole.

 

Spectateur assidu de ce noir indolent,

J’ondule, sur mon siége, dans un bâillement.

Et les sublimes campagnes n’existent plus.

Et, sous mes yeux, défile le vide absolu.

Ma pogne est posée sans savoir pourquoi,

Sur le volant, vu que la caisse file droit.

L’autre est sur le levier de vitesse,

Comme sur une canne, tout en mollesse.

Le tableau de bord illumine ma gueule,

Flétrie par la fatigue, drapée d’un linceul.

Il est figé par la nonchalance du temps.

Eternité ou, Seule, la jauge vibre doucement.

L’essence danse dans le tempo d’une valse.

Les pistons pistonnent. Le moteur se délasse.

 

C’est un voyage immobile dans le ventre

D’une machine qui file, facile, à cent trente.

 

 

 

2009

 

Ce texte fut publié dans la revue "Plein Sens "

 

 

 

 

 


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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 13:00
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

 

la complainte du p'tit noir, la jaquette 

 

 

 

La complainte du petit noir,

 

Faut croire que c’est un cérémonial,

Le petit noir du matin, avant l’embauche,

Vu que s’y pointe la masse salariale,

Le regard brumeux et la démarche gauche.

 

Ça remplit, peu à peu, le comptoir du rade.

Ça salue en souriant et ça serre des mains.

Simple regard…le taulier comprend la commande.

Puis, ça touille le sucre et ça dit plus rien.

 

Entre collègues, on appelle le bistrot « chez Bru ».

C’était le nom de l’ancien propriétaire.

Son blaze, à l’actuel, on a jamais su.

Peu importe sa caféine est exemplaire.

Il déambule, le patron, derrière son zinc.

La rigolade aux commissures, rasé de pré,

Bien peigné, propre, parfumé, chemise en lin,

A jamais savoir ce qu’est un réveil mauvais.

 

Quand on y entre, y a la percolateuse

Qui à ses vapeurs, dans des supplices stridents.

Dans la pendule « PMU », au mur, la trotteuse

Galope vers le turbin. C’est notre tiercé gagnant.

On y jette l’œil, sans trop de mauvais sang.

 

Des bouteilles, têtes à l’envers, attendent l’heure

De l’apéro. A midi, des visages rouge sang

S’arsouilleront à l’anis et aux jambons beurres.

 

Les nouvelles fraîches patientent, pépère,

Dans la feuille de choux locale, plié en deux,

Sur la une, prés des pompes à bières.

Quelle connerie ont encore sorti les journaleux ?

Quelles atrocités ? Quel sordide fait-divers,

Vont abreuver les débats et les éditos ?

Combien d’injustices ?  On s’en cague.

Pour moi, ça sera juste la météo.

Le reste du scribouillage n’est qu’une blague.

 

A l’angle, la vente des sucettes à cancer

Grime un stand en couleurs turquoise.

Si c’est pas en tabac que t’es vache laitière,

(. D’ailleurs, penser à acheter mes gauloises..)

C’est en jeux à gratter que l’état te rapine.

Le loto, c’est l’espoir de ne plus boire

Ton café au petit matin. Une morphine.

A porter de main. Un fantasme illusoire.

Moi, j’ai choisi mon racket nationalisé.

Entre yacht à ST Tropez et jolies poupées,

J’ai choisi chambre d’hôpital et poumons goudronnés,

Car tu gagne à tous les coups à jouer l’Humphrey.

 

Les murs sont jaunes. Les deux néons blanchâtres

Eclairent, blafard, les tables en faux marbres.

Une radio grésille un fond sonore âpre.

Le dernier tube du dernier bellâtre.

Au-delà de la vitrine, les candélabres

De la ville illuminent les volets fermés,

Les trottoirs vides et les vieilles façades.

Il est six dix. Et l’Dutronc est sûrement couché.

 

Toutes mes pensés n’ont pas duré une seconde.

Et dans ma cervelle en vrac, ça vagabonde.

 

Le kawa se trouve être le remède parfait.

En face, l’immense miroir réfléchit

Ma trombine blême d’honnête ouvrier.

Il est grand temps d’ingurgiter de l’énergie.

Pendant que le patron nettoie ses tasses,

Que mes collègues sont encore que murmures,

Je me brûle la gorge, les doigts sur l’anse.

Je retourne à la vie, façon Cyanure.

 

C’est comme l’ouverture d’un verrou temporel.

L’onctuosité de l’existence m’imprègne

D’une douce patine d’un intense réel.

C’est en eau limpide et claire que je me baigne.

Une clarté légère me ramène sur terre.

J’en prends un second pour finir sur deux pattes.

Prennent, alors, formes physiques mes confrères.

Mes camarades de chagrin, un peu spartiates.

 

Y a mon Gégé qui râle encore

Vu qu’aujourd’hui, y a rien qu’à augmenter

Il pousse un coup de gueule tricolore.

Que c’est un socialiste qu’a mis la CSG.

 

Rabah raconte sa dernière aventure.

Il a voulu changer sa carte d’identité.

A attendu cinq heures à la préfecture,

Pour s’entendre dire qu’il est pas français.

Lui qui est né dans le froid pays ardennais.

Lui qui est grave gentil mais un peu barré.

C’est la mascotte chez nous les égoutiers.

 

Y a notre chef, dans son coin, Jean-phi.

Avec lui, c’est du lard ou du cochon.

On le croit très sérieux quand il charrie,

Vu qu’il est pince sans rire, le garçon.

Le hic..quand c’est une soufflante concrète,

On a l’impression, encore, qu’il joue l’ironie.

 

Jean-luc boit tranquille sa noisette.

« Le Daron », c’est son surnom. Il a quatre petits.

Et, il est déjà papi. Dingue de sa crevette.

A quarante ans, il nous repeuple le pays.

 

Doudou, le jeune de l’équipe, est dans le troquet.

Pas vraiment causant mais aime le métier.

Il a une passion. Il est fan du PSG.

On se paye sa tête, vu leurs scores limités.

 

Et, ça papote dans une tranquillité

Languissante avec le levé du soleil.

Routine amicale. Absolu nécessité.

Avant de prendre l’outil tel des abeilles.

C’est dix minutes-là, personne me les prendra.

Alors que la tocante « PMU », nous fait des signes,

On salue le patron, dealer d’arabica,

On met la clope au bec, suite logique,

En remontant haut les cols de nos manteaux.

On file dans la ruelle, les mains dans les poches.

On se cause, encore, en marchant vers le boulot.

Il est six et demi. C’est l’heure de l’embauche.

 

Ce texte est l’objet d’un court métrage…

 

 

 Voir le cour métrage, 

 

la complainte du p'tit noir, le court métrage

 

Voir les photos du tournage  

 

La complainte du p'tit noir, le tournage

 

 

 

 

  chez_les_filles-La_borne_097.jpg

 

 

 

 

 


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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 06:47
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

melancolie.jpg

Dessin de Nono la mine link

 

Du premier texte ( la chanson du petit serge ), un ami voulait en faire une chanson....Mais les vers n'allaient pas. Alors, j'ai retravaillé le texte. Tant et tant qu'il n'a plus rien à voir avec le texte intial dans sa forme, pas dans son fond....Le voici:

 

La chanson du petit serge

  

Ce soir, je bois.

J’admire, entre les croisés de ma fenêtre,

Un troupeau de toitures. La cathédrale,

telle une bergère, leurs donne à paître

D’un peu de nuit et de petites étoiles.

Mon fauteuil est comme le ventre de ma mère

Dans lequel je m’enfouis. Le cuir m’enveloppe.

Dans l’espoir de renaître, je lève mon verre

Et brûle le filtre d’une énième clope.

Ce soir, je bois pour rouvrir les blessures,

Pour que Tristesse devienne mélancolie.

Comme lorsque l’on presse un fruit trop mûr

Et voir dégouliner tout son eau de vie.

 

Je bois

Aux destins et ses vacheries,

Aux lanternes prises pour vessies ,

Aux actes manqués ou en sursis. 

Je bois

Aux femmes que je n’ai pas su aimer,

A celles qui, après, m’ont ri au nez,

A toi qui, un jour, m’as trouvé.

 

Ce soir, je bois

Ton index creuse sur le long de mes épaules,

Un sillon d’où germera le besoin d’aimer.

Tu poses tes lèvres sur ma bouche molle.

Mais pas ce soir, car tu sais, oui, tu sais…

Eteint la lampe, s’il te plait, ma jolie môme

Fait glisser ton corps nu loin de mon présent.

Ne gène pas la venue de mes fantômes.

Va te coucher. Un beau rêve bleu t’attend.

C’est si bon d’être seul avec soi-même.

Ce soir, je m’en vais. Tu en as l’habitude.

Je sais, j’avais promis et je bois quand même.

Dors, je t’aime. N’aie pas trop d’inquiétude.

 

Je bois.

Au temps assassin qui délite

Une jeunesse trop bénite

Que les minutes décapitent.

Je bois

A cet enfant immortel

Qui a grandit, c’est naturel,

Dans tous les péchés véniels.

 

Je pénètre dans les entrailles de mon âme.

Debout les morts ! Venez me hanter, je suis prêt !

Nos peines et nos rires sont dans mon programme.

Ce moment est le nôtre. Venez dans mon troquet.

Debout le monde ! Puisque le bon dieu est mort

Ayons la foi pour tout reconstruire.

Nous sauverons les femmes et les enfants d’abord

Et, j’oublierai, peut être, ma peur de vivre.

 

Je bois,

Aux amis, cela va de soi,

Qui, si loin, ne viennent pas

Chanter  « les bourgeois » avec moi.

Je bois,

A cette femme qui ne dormira

Que son homme entre ses bras

Mais qui ce soir, ne la rejoindra pas.

 

 

 

2011

 

 

 

 


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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 05:50
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

explosion sturmpionier2

 Photo pris à Sturmpionier link

 

La grande guerre

 

Un uniforme de soldat entre deux tranchés.

Vautours voraces, avec leurs becs qui grappillent,

Dans les abattis de sa viande avariée.

Un œil est avalé. Du foie coule de la bile.

 

Un spectacle ordinaire pour les deux armées.

Dans les fosses, des ratasses qui se faufilent.

Un arbre déchiqueté. Des pieds gelés.

L’hiver glace les os. La gerçure mutile.

 

Sur cette terre stérile, prés des trous d’obus,

J’écris à ma mère, des morpions au cul.

Du patriotisme ? Une absurdité.

 

L’assaut, dés que l’ordre sera donné. J’ai la trouille.

Une baïonnette dans le bide. On m’zigouille.

La glorieuse postérité ? En rat, j’ai crevé.

 

2009

 

 

62_M2CLOUD.jpg

 

 

 

La grande paix

 

 

Un espace bleue entre des nuages blancs.

Velouté vanille de Nimbus qui chemine.

Un zoo abstrait sur une couche de cyan.

Une multitude de douce mousseline.

 

Une brise légère qui susurre aux tympans.

Des feuilles de marronniers qui frétillent.

Un tiède automne, en tache de safran,

Annonce un feu de cheminé qui grésille.

 

Sur le pré, au milieu des pâquerettes,

Une brindille en bouche, je suis poète.

Un goût d’immortalité…une vanité.

 

Sur mon âme, au centre d’un pur paradis

Empli d’une douceur euphorique, j’écris.

Une seconde de présent …une éternité.

 

2009

 

 

 

Ces textes sont un hommage aux poilus, alors que nos enfants ne savent plus qui ils étaient. Il faut honorer leurs mémoires et savoir ce qu'ils ont vécu pour comprendre que la guerre est une saloperie. Dans chaque famille française actuelle, il y a moins un ou deux grand père ou grand oncle qui sont morts là-bas. N'oublions jamais. 

 

 

 

 

 


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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 06:48
- Publié dans : les comptoirades

 

Les comptoirades

 

Acte 1, Scène 2

 

 

Socrate, Landru, Le patron du bar

 

La scène se déroule dans le même bar ou le taulier, toujours, est derrière son comptoir à nettoyer ses verres. Socrate est accoudé au bar, un verre d’eau devant lui. Il n’y a personne d’autres. C’est à ce moment qu’un nouveau personnage, à la barbe très noire et chapeau rond, entre.

 

peinture_bonifassi2.jpg 

 

Landru

Salut, patron !

Le patron du bar

Salut, Désiré, Qu’est-ce que je te sers ?

Landru

Un Guignolet, mais rapidosss….J’ai un truc sur le feu. Salut, Socrate ! Toujours à l’eau à ce que je vois ?

Socrate

Comme tu le vois…

  

Landru prend son verre et en boit une rasade tout en regardant fixement Socrate.

 

Landru

Dis-moi, mon Socrate, Hier, je t’ai vu trempé de pied en cap, marchant dans la rue.

Socrate

Cela se pourrait bien, désiré.

Landru

Même que je connais la provenance de toute cette eau sur ta face. L’eau était dans un seau. Et le seau, dans les mains de ta dame. J’étais là quand elle te l’a jeté dessus.

Le patron du bar

C’est vrai, ça Socrate ?

Socrate

On ne peut plus vrai, mon ami.

Le patron du bar

Et pourquoi, elle t’a fait ça ta daronne ?

Socrate

Disons qu’après de si gros nuages, il était normal que la pluie vienne ensuite.

Landru

T’es plutôt du genre conciliant, mon p’tit père. Moi, je te plains. Tout le monde sait qu’elle est pas facile ta donzelle !

Socrate

Peut être bien. Si tu le dis.

Landru

Capricieuse, gueularde voire même un tantinet hystéro…

Le patron du bar

T’exagérerai pas un brin ?

Landru

Et même pas belle avec ça !

Socrate

Si tu le pense.

Landru

Moi, je te dis, un p’tit coup de chaux vive et ça lisse le tout

 il hurle de rire

 Me regarde pas comme ça, Socrate, je plaisante !

  

Silence

 

Socrate

Suppose, un instant, que tu souhaites être le meilleur cavalier au monde. Pour cela, tu choisirais un cheval docile ou un cheval difficile ?

Landru

Je vois pas. Le docile, je crois bien…

Socrate

Fais marcher tes méninges, Désiré. Si tu maîtrise un cheval difficile, alors ceux dociles seront fastoches à dresser …

Landru

Si tu le dis. Mais je vois pas le rapport avec ta marquise. A part, peut être, que ça se monte tous les deux

 Il hurle de rire à nouveau

Mais, sinon, je vois pas.

Socrate

J’ai choisi Xanthippe, mon épouse sachant parfaitement que si je pouvais la supporter, alors, mes relations seraient faciles avec tous les êtres humains…

  

Silence

 

Socrate

Désiré ?

Landru

Elle est à part ton histoire et, disons le tout net, je pratique pas pareil avec mes régulières. C’est pas tout ça, mais je dois retourner au moulin et puis surtout au four…Combien je te dois patron ?

Le patron du bar

Cinq sous

Landru

 tout en réglant

Salut Socrate ! Salut Patron !

Socrate

Salut Landru. Et, toi, qu’est ce que t’en pense ?

Le patron du bar

J’en dis que j’ai été ancien combattant, communiste et, maintenant, bistrot…Alors, tu pense que j’en ai entendu des conneries !

 

  300px-Socrates_and_Xanthippe.jpg

 

 

 

2008

 

 

Les comptoirades:

Acte 1 scéne 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 06:31
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

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Sur la musique de " La ballade des gens heureux" de Gerard Lenormand

 

La ballade de Martine.

 

 

Chère Martine, tu es une étoile

Qui éclaire chacun de nos jours.

Je viens te chanter la ballade,

La ballade de not’grand amour.

Je viens te chanter la ballade,

La ballade de not’tendre amour.

 

C’est heureux que sont tes p’tits bouts

Bien au chaud chez toi et bien dorloter.

Nous voulons chanter pour une nounou,

Une nounou qui aime tant son métier.

Nous voulons danser pour une nounou,

Une nounou qui aime tant ses bébés .

 

En deux coups d’ciseaux, tes mains meneuses

Nous relooke  à la garçonne.

Je voudrais chanter pour la coiffeuse,

La coiffeuse, celle qui nous bichonne.

 Nous voulons tous aller chez la coiffeuse,

La coiffeuse, en plus trop mignonne.

 

Toi qui es d’une si tendre écoute,

Tu trouves les réponses à tous nos soucis.

Je chante pour celle qui enlève les doutes,

Tous nos doutes justes quand tu ris.

Je chante pour celle qui enlève nos doutes.

Ton humour illumine nos vies.

 

Lorsque Martine est à la fête,

L’ambiance entre amis est assurée.

Je veux te garantir la conquête,

La conquête de notre amitié.

Nous voulons te chanter la conquête,

La conquête de nos cœurs si gaie.

 

Tu virevoltes, chante et danse.

Tu inspires tant de joie à ton mari.

Nous voulons chanter la romance,

La romance d’avec ton Charlie.

Je voudrais chanter une romance,

Une romance à l’éternel magie.

Pour ta famille, tu te donnes tant.

Ils sont l’essence de toute ta vie.

Nous voulons chanter pour une maman,

Une maman qui aime tant ses petits.

Nous voulons chanter pour la maman

A Jonathan, Cynthia, Jeremy.

 

Martine de la rue de l’espérance

Nous voulons, enfin, tous te remercier.

De nous inviter pour toutes ses danses

De cette nuit qui t’es consacré.

De t’avouer notre immense chance

De t’avoir un jour rencontrée…

 

 

 2011

 

Ce texte est une commande d'un ami pour l'anniversaire d'une de ses amies

 

 

D'autres textes pour anniversaire?

 

Durant l'anniversaire de Michel

Durant l'anniversaire de Martine et Xavier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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