Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 07:25

couv002

 

 

 

Chers amis, cheres amies,

la semaine sera un peu agitée, dans mon troquet.

En effet, le bistrot fait peau neuve et sort de ses cendres, tel un phoenix. Alors, si parfois, vous ne pouvez lire un texte, une poésie, une image ou une photo, tout est normal.

Laissons nous la semaine pour que tout redevienne dans les us et coutûmes des habitués.

A la semaine prochaine...

Le taulier


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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 12:38

 

Le blog est toujours en chomage.

Un grand pardon...

Toutefois, si vous souhaitez me joindre, voici mon numéro de téléphone:

06 61 35 24 19

A trés bientôt

benoit

 

 


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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 09:13
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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Dessin de camad

 

 

 

Les aminches

 

 

 

Quatre gonzes et une gonzesse

S’arsouillent la tronche en boite.

Les décibels aux oreilles déboîtent

Mais on ne cherche que l’ivresse.

Au comptoir d’une belle métisse,

On paye plus mais on se pochtronne

Faut dire qu’on connait la patronne

Nos verres se vident et se remplissent.

 

Trop rance pour séduire les beautés,

Sur la goule, j’embrasse un ange.

Le mec veut me coller ses phalanges.

Mes potes le calment : « il est bourré ! »

Moi, je suis déjà barré en piste,

Les gens s’écartent de ce saoulard

Qui se trémousse en danse des canards :

La honte ne tut pas les puristes.

 

Mon Ludo guinche sur le bar,

Se la pétant mariole beau gosse,

Dans le bac à glaçon se désosse.

Ses Ray ban de traviole, c’est fendart !

Il me rejoint, la guibole en feu.

(Il faut maintenant que vous sachiez

Qu’il y a des pas, dans la chorée,

Qu’on ne peut faire qu’à deux)

 

Francis pratique sa technique

De drague pour minette revêche.

De leurs cheveux lèche une mèche

Et attend  un geste volcanique.

S’il y a un manque de réaction,

Cela peut dire que la poupée truque

Sa beauté en portant une perruque.

Pour être sur, il touche les nichons.

 

Gwladys, notre princesse, ne cesse

De rire aux conneries de ses barjots.

Et quand elle danse, on devient beau,

Sensuelle en robe de tendresse.

 

Au matin,  la taulière veut fermer.

Accoudé, Pierrot gobe les mouches,

Un verre en main, un sourire en bouche.

-« Je meurs les gars, je peux plus bouger,

Trop mal au cœur ! » qu’il nous braille,

« Laissez-moi là et sauvez vos peaux ! »

Mais on ne laisse jamais un héros

Même rond sur un champ de bataille.

 

En bagnole, on hurle à tue-tête,

La vitre ouverte à tous les pigeons :

Les bourgeois c’est comme les cochons.

Puis, je continue avec « La quête ».

Et la ville s’éclabousse de bleu.

Alors, Ludovic devint austère.

Je dis : -« Tu boude, mon pépère ? »

-« c’était la chanson de mon vieux.. »

-« pardon, j’ai la bêtise viscérale.. »

-« Au contraire, mon frère, chantonne.. »

Et, tous ensemble, on fredonne

Pour atteindre l’inaccessible étoile

 

2008

 

merci à tous mes frérots de chanter avec moi du grand jacques quand on sort de boite…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 20:42
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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Rêve générale

 

Nous sommes tous là et on ne regarde qu’eux,

Les slogans en chanson, le peuple est en colère.

Ils n’avaient pas froid, les yeux dans les yeux,

Leur amour sur l’goudron, en pleine lumière.

 

Nos banderoles flamboient dans le ciel laiteux,

Souvenirs utopiques de marteaux et faucilles.

L’espoir est là car s’embrassent deux amoureux

Entre république, prés de la  bastille.

 

Son joli minois illumine de mille feux.

Contre son Jules, elle rêve d’un autre monde.

Et dans ses bras, l’avenir est si radieux.

Pour que tout bascule, elle sera féconde.

 

La foule se déploie contre les messieurs

Qui font beau discours et se baffrent d’oseille.

On manifeste tous là mais on n’admire qu’eux.

Ils se parlent d’amour en murmure dans l’oreille.

 

Et abracadabra, ils ont quitté leur lieu

Nageant dans cet océan, assoiffée de justice.

Ils avaient la foi de ceux qui sont heureux,

Tout en se bécotant devant la police.

 

Je me souviens parfois, de ce temps si bleu,

Ou mes lèvres en corolle, j’embrassai Camille.

Ils étaient tous là et je me noyais dans ses yeux.

Je tiens sur mes épaules,  notre petite fille.

 

 

201

 

 

 

 

 

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 18:37
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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 dessin d'Andréas

 

 

Un naufrage dans mon jardin

 

Au petit matin, dans mon jardin, en ouvrant les volets, je vis une église, aux ardoises grises, enlisée. Ses anges et archanges pleurant tous les vitraux de leurs corps :

 

-« Monsieur ! », Bredouillèrent les gargouilles sur un air de ténor, « Par Jésus, nous sommes perdus, savez-vous, dans ce dédale, par ou se trouve le cimetière des cathédrales ? »

 

A cet espérance, mon ignorance fut tout penaud. Alors les bras, de toutes les croix, tombèrent du vaisseau. Durant l’après-midi, une ribambelle de garnements jouèrent à la marelles, billes et  gazouillis prés du bâtiment.

 

-« Dites moi le pourquoi de votre direction ?

-« Parce que cher monsieur c’est la seule solution.. »

 

A cette réplique si dogmatique, je ne put que me taire en admirant, au soleil couchant, tant de mystères. Au lendemain, dans mon jardin, je ne vis plus trace de mon église, aux ardoises grises, dans l'impasse…les garnements dans les jupes de maman pleuraient toute l’enfance de leurs corps. Il ne restait plus rien, pas même un angevin, du gothique trésor.

J’entendis dans l’après midi, une information dés plus singulières : tous les lieux de prières avaient disparu de la surface de la terre…

 

2011

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 21:25
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

Carte-8-1.jpg

 

Sulcamin

 

Au sommet de son pic, Baudille nous guette.

Le saint observe le poète randonneur.

Alors, compère, poussons la chansonnette

Et traînons nos rîmes le long du fleuve rieur.

 

D’abord, il y a Gignac, le fief de l’âne.

De tant de légende, sa vieille tour craque :

Par une nuit voilée de tramontane,

Des Maures en silence tentent une attaque.

Mais Martin a braie et réveille les hommes.

A grand coup de souches, ils boutèrent l’assaillant.

La bête sauva la cité comme l’oie, Rome.

On fête à l’Ascension l’animal indolent.

 

Ami, toi qui me lis, prenons le sentier

Et quittons les lourdes eaux noueuses de l’Hérault.

Rafraîchissons-nous à l’ombre des Peupliers.

Entre leurs troncs massifs s’envolent des Perdreaux.

 

Encore un conte, le p’tit empereur, dit-on,

Les a plantés, l’un après l’autre avec son pouce

Aux abords de la route pour ses escadrons.

Bacchus, lui, a répandu sa bonne parole

Du pied des grands arbres, jusqu’à l’horizon

Offrant à notre terre une rouge obole.

 

Caminons droit devant, compagnons de grole,

La brindille entre les lèvres, quittons Popian.

C’est dire si les alexandrins nous racolent

Car les vers poussent dans l’air comme du chiendent.

 

Les toits du Pouget s’enroulent en circulade,

Tel un escargot autour de son église.

Canet, elle, jette son pont en roulade

Sur le fleuve qui coule vers sa mer promise.

Voici Belarga avec son café des sports

Ou seul le muscle du coude s’entraîne.

Dans ce brûlant païs, la vie n’est qu’un corridor,

Alors Ils vident l’anis, au goût de fredaines.

 

Sur cette terre de feu, déambulons nos âmes

Et regardons ces trois espagnols devant nous.

Une main dans la fouille et l’autre sur la canne,

Ils rêvent de choux. A Lorca, Il n’y a que cailloux.

C’est le père Paco avec deux de ses garçons.

Par le voyage, leurs godillots usés et béants,

Ils poseront, harassés, leurs maigres baluchons

Et leurs fols espoirs au village de Campagnan.

 

Merci, mon ami, pour cette belle promenade

Dans ces terres d’enfance, mon patrimoine.

Et admire, des trois, le plus jeune, le plus brave..

Il sera mon papet et s’appelle Antoine.

 

 

2007

 

 

« suite de "Lorca" »

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 07:26
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

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Lorca

 

De pauvres squelettes sont endimanchés de leurs peaux

Et les gars, qui les portent, mâchouillent des racines.

La mort, en fête, vole avec les noirs corbeaux

Au soleil soufflant sur une plaine en famine.

 

Terre purgatoire par ou la vie succombe.

Une terre gercée par le sang des paysans.

Les os des aïeux craquent dans leurs tombes.

Un enfer ou les Cyprès brûlent incandescent.

 

Andalousie, tu te souviens ? Cette époque

Ou le deuil se frottait les mains de tant d’affaires ?

Porte de Murcia, rappelle-toi des chocs

De charrette pleine de cercueils dans les artères

De Lorca, cité ou les vivants errait en loque..

Ses chiens n’étaient plus que des cerbères.

 

Assis, Paco Gimenez lit une lettre

De Carvajal, parti loin de ce brasier.

Il parle de la France et de son bien être,

Du travail qu’il y a, si t’es pas un ramier.

Il écrit qu’il a pris du ventre à trop manger,

Qu’il a un potager et même une fontaine,

Que, tant pis, si le Français n’aime pas l’immigré,

Les riches d’ici nous voient comme une aubaine !

Ceux de Lorca, eux, voudraient nous voir crevés.

Trop de bouche à nourrir, trop de gueux crasseux.

Leurs terres stériles ont le ventre déchiqueté…

Viens, Paco, dans mon nouveau pays merveilleux.

 

Alors, Paco Gimenez regarde sa famille,

Sa femme maigre qui ne pleure même plus,

Ses enfants qui, dans la chair de rats, mordillent,

Et ses propres bras dont les muscles ont fondu.

 

Il faut partir  pour sauver ses gosses.

Partir pour que l’épouse soit grosse.

Partir pour vivre sans extrême onction.

Partir pour les futures générations.

 

Il faut partir.

S’enfuir.

 

Partons.

 

 

 

 

 


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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 07:37
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

ptolbiac

 

 

L’inconnue du pont Tolbiac

 

Sur le quai de Bercy, je relève ma trombine

Pour reluquer une ligne cisaillée d’immeuble.

Mais des éclats de clarté rouge vert dégueulent.

Anomalie de lumière sur ma routine.

 

Un camion au rouge drapeau.

Un autre dans le caniveau.

Des tricolores dans le dédale,

Qui régule que dalle.

Des cônes de sécurité, à foison.

Des cons qui matent comme des cons.

 

Un scooter déchiqueté.

Foudroyé. Eparpillé.

 

Un pull découpé sur le pont de Tolbiac.

Un buste brûlé par le bitume glacial.

Un pompier, dans un lent cérémonial,

Lui pratique un massage cardiaque.

J’attends le craquement d’une puis deux côtes

Et son corps se trémousse à chaque pulsion.

Sur un rythme de métronome moribond,

Ses mamelles violettes en ont la bougeotte.

 

La populace est agglutinée.

C’est pareil qu’à la télé.

Un spectacle gratuit

D’une vie en sursis.

Un type allume une clope.

Un autre cause avec un autre.

 

Une femme apeurée.

Terrassée, foudroyée

 

De ce regard si blanc, qui fixe-tu  au loin ?

La faucheuse, squelette en  robe de bure ?

Ton papa ? Il n’a pas changé et te murmure

 –« Je t’accompagne, chérie, donne moi la main. ! »

 

Des touristes prennent des photos.

Un couple tourne une vidéo.

C’est mieux qu’un porno.

Ça monte crescendo.

 

La mort est passée.

Nous a frôlés, a emporté

Une femme apeurée…

Ou tant aimée…

 

 

2011

 

 

 

 


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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 22:29
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

femme

 

 

Les pets de ma dulcinée

 

 

Au matin de notre liaison,

Ma promise, bien que pudique,

Vouait à son compagnon

Un ardent besoin lubrique.

Elle dissimulait son sein,

Que je ne saurais voir,

Mais souhaiter percevoir,

Sous une nuisette en satin.

Et, durant toute la nuitée,

Nous avalions nos brûlants corps,

Je dévorais sa toison d’or,

Pour, apaiser, dormir enlacer.

 

Mais, lors du profond sommeil,

Son ventre, plein d’aigre rancœur,

Réclamait un pet libérateur,

La condamnant au réveil.

 

C’est pourquoi ma belle muse

Quitta notre couche en silence.

Courut vers les coins d’aisance

Pour un vacarme, façon puzzle.

 

La corolle de ses fesses

S’ouvrit avec délicatesse

Evacuant, en perles rosées,

Un parfum dés moins discret.

 

Puis revint sous le duvet,

Tant soulagée que son bel ami

Soit toujours autant endormi

Pour retrouver ses bras musclés.

  

Au midi de notre mariage,

Dans notre lit conjugal,

Une envie de péché vénal

Nous donna du cœur à l’ouvrage.

Alors, ta chemise de nuit

Volait en pleine lumière,

Et les draps tombaient à terre,

Pour que madame touche au Grisbi !

 

Puis, après cette folle embardée,

Mon amour me fit la demande,

Comme un aveu de brigande,

Un accord pour pétarader.

Elle écarta son postérieur

Hors du marital pageot,

Pour que s’enfuit, fortissimo,

Une ribambelle de clameur.

 

Y avait comme un goût de pomme,

Dans notre home sweet home,

Puis d’une odeur de poisson.

Qui fit perdre ton aplomb !

 

Au soir de notre passion,

Sous de nombreuses couvertures,

Hors de questions de conclure,

Car, tout en baillant, nous lisons.

 

Par contre, elle est très à l’aise,

Lorsque les vents prennent le large,

Car, méthodique, elle les décharge

Avec la grimace d’une polonaise,

Qui en faisait au petit déjeuner.

Y a comme de l’andouillette

Qui pourrit sous la couette.

Tu secoue les draps pour ventiler.

 

De la folle passion à la tendresse,

Tu sera toujours ma princesse

De tes travers, j’en fais des poèmes,

Pour exprimer combien je t’aime.

 

 

2011

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 14:54
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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Oyez ! Oyez ! très chers compatriotes,

Voici la nouvelle année et prenez notes

De la théorie du vœu réunifiant,

A la fois, l’esprit de santé et d’argent !

 

Il suffit de souhaiter à votre entourage

Une bonne sexualité sans chômage !

Ce souhait de fin d’année vous paraît grossier ?

De cet argumentaire, laissez moi m’expliquer.

 

Lorsque le phallus, par le fol amour, se dresse,

Que l’abricot est en besoin de confesse,

Si, sous le duvet, les suées sont mélangées,

Alors, la santé ne peut que se fortifier!

 

Lorsque gente dame veut être séductrice,

A la mode des plus élégants appendices,

C’est bien par la monnaie qu’apparaît sa beauté.

Lorsque gentil homme se pare de tous les attraits,

De la berline au splendide costume cintré,

Il a, hélas, un grand besoin d’être argenté.

 

Et, la passion, dans ce cas, n’est pas en reste.

Du talentueux amant à la belle maîtresse,

Qu’il est bon d’être dans les bras de son aimé

Durant chaque nuit et ce toute une année…

 

La sexualité est un désir complexe

Qui disparaît à la moindre faiblesse

Tel qu’un loyer impossible à payer

Ou un corps malade ou simplement fatigué….

 

Bref, en souhaitant une bonne sexualité,

Vous intégrez, à ce vœu, le forfait complet

Amour, santé et denier…..CQFD !

 

C’est pourquoi je suis fier de vous souhaiter

Une radieuse et splendide sexualité !!!!

 

 

 

2011

 

Carré blanc 

 

 

 

 

 


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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 22:34
- Publié dans : Le comptoir à rîmes


Mille excuses, mon emploi du temps étant trés chargé, je ne peut aller vous voir tous et toutes dans vos maisons respéctives ou cela sent si bon la poésie....Je le regrette tellement....Mais tout cela n'est que temporaire et bientôt la taulier retournera derriere son comptoir....A trés bientôt et joyeux noël à tous et à toutes !!!!

Ps: J'ai honte...je remets le texte de Noël de l'année derniére...mais, n'ayant pas fait mes devoirs sur le thème, je vous renvoie du réchauffé....Tout comme la semaine prochaine... Désolé encore et à trés bientôt!!!!!

 

Benoit

 
                                                                  
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Voici le souvenir d’un homme qui fleure bon

La douceur, nacré, d’un effluve d’enfance.

Je clos le quotidien pour, dans une fragrance,

Parvenir à Campagnan, lors de nos réveillons.

 

Dressée avec la blanche nappe, brodée à la main,

La table est un champ de reste en abondance.

Autour, la fratrie, en un état de somnolence,

La panse bouffie, cale en brûlure du trop plein.

 

Il y a des coquilles de noix broyés,

Des dates séchées et du Touron d’Hispanie,

Une rivière perdue de p’tits fruits confits,

Des fonds de Crémant dans les verres à pieds,

Et des papiers froissés de tendre nougatine.

La bûche, coulante, a son sapin en plastique

Qui glisse, les pieds dedans, en lenteur lactique.

J’avale une dernière mandarine.

 

Les femmes débarrassent et font la vaisselle.

Les hommes causent de tout sur pas grand chose.

Mon papet opine du chef, les paupières closes.

J’ai six ans, je crois, et j’attends le père Noël.

 

Maman porte sa fille endormie dans ses bras.

Mon visage est collé à la glaciale vitre.

Dans l’obscure clarté aux multiples pépites,

J’espère le voir avant de mettre le pyjama.

 

Mais rien. Je baisse les yeux sur mes godillots,

Et emboîte le pas pour rejoindre ma sœur.

Une main sur mon épaule fait battre mon cœur.

C’est mon père qui me fait signe de ne dire mot.

 

Il se lève et je suis, dans mon petit soulier.

Passe la porte et, sur la place du village,

Ouvre le coffre de not’ Cent-quatre hors d’âge.

Il dépose sur le toit des jouets par milliers.

Je viens d’entrer dans un secret d’adulte.

Et, lorsqu’il ferme la malle, son regard bienveillant

Exprime toute sa tendresse à son petit enfant.

Il me tarde que le jour se lève car… j’exulte.

 

Sans barbe, qu’il est splendide ce papa Noël.

Et le rouge n’était pas à la mode, jadis.

Qu’il est doux cet instant ou la fierté d’être fils

Mémorise son père devenir un éternel.

 

 

 

                                                 2009/10

 

 

Campagnan 

 

 


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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 20:48
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

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Tireliponpom ,

 

 

En galére d’une nuit austère sans femme,

Je marine dans les écumes des muses.

Le grand voile est hissé et, d’humeur bigame,

Je clos mes yeux pour mieux ouvrir l’écluse.

 

Sur mon pont, le calinage est rigoureux,

Pour m’apprêter aux roulis de ma tempête.

Mes égéries sont orgiaques sur mon nœud

Coulant dans l’embouchure de tendres sucettes.

 

Les belles sirènes gazouillent en coryphée,

Et, quel bonheur de sentir leurs douces mélopées.

Au contraire de rendre sourd, c’est un délice.

 

Et, lorsque le rivage de l’île aux trésors

Ouvrira ses cuisses pour admirer l’or,

Un petit flot jaillira en feu d’artifice.

 

 

2010

 

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Tire li pomponette,

 

 

 

Damoiselle qui câlinait votre mistigri,

Dans le cahin-caha de votre dolce vita,

Vous cheminez, lascive, dans votre prairie

En cette nudité , écartée, que le vice versa.

 

Vous caressez la pomponette impunément,

Dans le sens du poil, pour mieux ronronner,

Tel une féline sur un toit brûlant.

Croyez-moi, d’ici peu, vous miaulerez.

 

Le dragon a avalé le prince pédant,

Et, qu’importe si a démâté le bel amant,

N’est-on mieux servi que par soi-même ?

 

Mais, gare à l’apparition masculine,

Vos griffes lacéreront le témoin indigne,

Car, dans un cours moment, vous atteindrez l’Eden…

  

 

2010

 

 

 

 

 

 

 

 


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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 08:18
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Un jour, peut être...

 

 

 

Je chemine dans le royaume des rats.

Être chez Ades, c’est mon job d’égoutier.

Une lampe frontale, sur mon casque, vissée

Fustige de blanc mon noir panorama.

Une pluie infiltrée tinte goutte à goutte

Sur une symphonie limpide d’ici bas.

La brume d’ébène danse une macabre salsa

Sur la rivière morte de trop de croûte.

 

 

Je chemine en cuissardes, dans l’eau usée.

Dans ce tunnel ovoïde ou la mort pue,

Ou la mort erre à la recherche d’âmes déchues,

Peu m’importe la beauté de son obscure clarté,

Je bosse à payer les taxes et factures.

Peu m’importe de ne pas voir les nuages,

La cohue des hommes pressés par leurs servages.

Je travaille dans le silence des ordures.

 

 

Oh! Croyez bien que j’ai, aussi, des rêves bleues.

Que je songe malgré mon labeur d’Hermite,

Et quand l’espoir vient, le cœur palpite.

Les deux pieds dans la merde on rêve mieux.

 

 

Les ampoules rouges illustraient mon nom

Au fronton des théâtres les plus illustres.

J’étais la lumière de la pensée auguste.

Mon jeu superbe entrait au Panthéon

Des plus splendides hommes de culture.

Chacun de mes propos était décortiqué

Par philosophe et étudiant de faculté.

J’ensemençais le monde de ma stature.

 

 

Combien de fois ais-je tenu un César,

Remerciant mon père, ma mère, mes frères et sœurs?

Devant le miroir du lavabo, c’était le bonheur.

Je levais au ciel, avec fierté, mon rasoir.

 

 

Combien de fois ai-je tenu le manche

De ma pelle, si pratique pour mon labeur,

L’utilisant tel un micro, et, avec ardeur,

Hurlant des chansons coupées en fine tranche,

Car je ne me souviens jamais des paroles.

Mon concert, en sous-sol, n’attire personne

Et même les rats fuient la criarde zone.

Ma lumineuse joie, alors, s’étiole.

 

 

Ainsi, la nuit des égouts ouvre sa fenêtre,

Et mon rêve de grandiloquence s’écrème.

Pourtant, ce soir, j’écrirais un poème.

Car, qui peut le dire, mais un jour peut être…

 

                                                                                                           

 

D'autres poèmes sur les égouts?

Les colombins de la paix

  Gaïa

Le trés etrange voyage de l'etron

La chanson de l'oh!

L'égout des mots (article pour le journal INTERVAL)

 

 

 

 

 

 


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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 08:00
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Route de nuit

 

 

 

Ma gomme machouillle le bitume 

D’une autoroute au nocturne costume.

Mes phares perforent la danse macabre,

De la terre et du ciel, en un coup de sabre.

Les lambeaux de cette déchirure sans lune

Eclaboussent mon pare-brise d’écume brune.

Ils éclairent, aussi, le macadam moelleux

Et, furtivement, des panneaux de mille lieux,

Indiquant le reste de bornes à faire

Pour des villes, dont, de toutes manières,

Je me contrefous. Des traits d’un opaque émaillé

S’engloutissent sous ma carcasse ferraillée,

En une régularité de métronome.

L’ennui de la conduite m’assomme.

 

Il peut y avoir des îlots de clarté,

Oasis pétrolière en tache éclairée,

Puis, rien … Pas même de rouge alvéole,

Symétrie d’arrière d’une bagnole.

 

Spectateur assidu de ce noir indolent,

J’ondule, sur mon siége, dans un bâillement.

Et les sublimes campagnes n’existent plus.

Et, sous mes yeux, défile le vide absolu.

Ma pogne est posée sans savoir pourquoi,

Sur le volant, vu que la caisse file droit.

L’autre est sur le levier de vitesse,

Comme sur une canne, tout en mollesse.

Le tableau de bord illumine ma gueule,

Flétrie par la fatigue, drapée d’un linceul.

Il est figé par la nonchalance du temps.

Eternité ou, Seule, la jauge vibre doucement.

L’essence danse dans le tempo d’une valse.

Les pistons pistonnent. Le moteur se délasse.

 

C’est un voyage immobile dans le ventre

D’une machine qui file, facile, à cent trente.

 

 

 

2009

 

Ce texte fut publié dans la revue "Plein Sens "

 

 

 

 

 


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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 13:00
- Publié dans : Le comptoir à rîmes

 

 

 

la complainte du p'tit noir, la jaquette 

 

 

 

La complainte du petit noir,

 

Faut croire que c’est un cérémonial,

Le petit noir du matin, avant l’embauche,

Vu que s’y pointe la masse salariale,

Le regard brumeux et la démarche gauche.

 

Ça remplit, peu à peu, le comptoir du rade.

Ça salue en souriant et ça serre des mains.

Simple regard…le taulier comprend la commande.

Puis, ça touille le sucre et ça dit plus rien.

 

Entre collègues, on appelle le bistrot « chez Bru ».

C’était le nom de l’ancien propriétaire.

Son blaze, à l’actuel, on a jamais su.

Peu importe sa caféine est exemplaire.

Il déambule, le patron, derrière son zinc.

La rigolade aux commissures, rasé de pré,

Bien peigné, propre, parfumé, chemise en lin,

A jamais savoir ce qu’est un réveil mauvais.

 

Quand on y entre, y a la percolateuse

Qui à ses vapeurs, dans des supplices stridents.

Dans la pendule « PMU », au mur, la trotteuse

Galope vers le turbin. C’est notre tiercé gagnant.

On y jette l’œil, sans trop de mauvais sang.

 

Des bouteilles, têtes à l’envers, attendent l’heure

De l’apéro. A midi, des visages rouge sang

S’arsouilleront à l’anis et aux jambons beurres.

 

Les nouvelles fraîches patientent, pépère,

Dans la feuille de choux locale, plié en deux,

Sur la une, prés des pompes à bières.

Quelle connerie ont encore sorti les journaleux ?

Quelles atrocités ? Quel sordide fait-divers,

Vont abreuver les débats et les éditos ?

Combien d’injustices ?  On s’en cague.

Pour moi, ça sera juste la météo.

Le reste du scribouillage n’est qu’une blague.

 

A l’angle, la vente des sucettes à cancer

Grime un stand en couleurs turquoise.

Si c’est pas en tabac que t’es vache laitière,

(. D’ailleurs, penser à acheter mes gauloises..)

C’est en jeux à gratter que l’état te rapine.

Le loto, c’est l’espoir de ne plus boire

Ton café au petit matin. Une morphine.

A porter de main. Un fantasme illusoire.

Moi, j’ai choisi mon racket nationalisé.

Entre yacht à ST Tropez et jolies poupées,

J’ai choisi chambre d’hôpital et poumons goudronnés,

Car tu gagne à tous les coups à jouer l’Humphrey.

 

Les murs sont jaunes. Les deux néons blanchâtres

Eclairent, blafard, les tables en faux marbres.

Une radio grésille un fond sonore âpre.

Le dernier tube du dernier bellâtre.

Au-delà de la vitrine, les candélabres

De la ville illuminent les volets fermés,

Les trottoirs vides et les vieilles façades.

Il est six dix. Et l’Dutronc est sûrement couché.

 

Toutes mes pensés n’ont pas duré une seconde.

Et dans ma cervelle en vrac, ça vagabonde.

 

Le kawa se trouve être le remède parfait.

En face, l’immense miroir réfléchit

Ma trombine blême d’honnête ouvrier.

Il est grand temps d’ingurgiter de l’énergie.

Pendant que le patron nettoie ses tasses,

Que mes collègues sont encore que murmures,

Je me brûle la gorge, les doigts sur l’anse.

Je retourne à la vie, façon Cyanure.

 

C’est comme l’ouverture d’un verrou temporel.

L’onctuosité de l’existence m’imprègne

D’une douce patine d’un intense réel.

C’est en eau limpide et claire que je me baigne.

Une clarté légère me ramène sur terre.

J’en prends un second pour finir sur deux pattes.

Prennent, alors, formes physiques mes confrères.

Mes camarades de chagrin, un peu spartiates.

 

Y a mon Gégé qui râle encore

Vu qu’aujourd’hui, y a rien qu’à augmenter

Il pousse un coup de gueule tricolore.

Que c’est un socialiste qu’a mis la CSG.

 

Rabah raconte sa dernière aventure.

Il a voulu changer sa carte d’identité.

A attendu cinq heures à la préfecture,

Pour s’entendre dire qu’il est pas français.

Lui qui est né dans le froid pays ardennais.

Lui qui est grave gentil mais un peu barré.

C’est la mascotte chez nous les égoutiers.

 

Y a notre chef, dans son coin, Jean-phi.

Avec lui, c’est du lard ou du cochon.

On le croit très sérieux quand il charrie,

Vu qu’il est pince sans rire, le garçon.

Le hic..quand c’est une soufflante concrète,

On a l’impression, encore, qu’il joue l’ironie.

 

Jean-luc boit tranquille sa noisette.

« Le Daron », c’est son surnom. Il a quatre petits.

Et, il est déjà papi. Dingue de sa crevette.

A quarante ans, il nous repeuple le pays.

 

Doudou, le jeune de l’équipe, est dans le troquet.

Pas vraiment causant mais aime le métier.

Il a une passion. Il est fan du PSG.

On se paye sa tête, vu leurs scores limités.

 

Et, ça papote dans une tranquillité

Languissante avec le levé du soleil.

Routine amicale. Absolu nécessité.

Avant de prendre l’outil tel des abeilles.

C’est dix minutes-là, personne me les prendra.

Alors que la tocante « PMU », nous fait des signes,

On salue le patron, dealer d’arabica,

On met la clope au bec, suite logique,

En remontant haut les cols de nos manteaux.

On file dans la ruelle, les mains dans les poches.

On se cause, encore, en marchant vers le boulot.

Il est six et demi. C’est l’heure de l’embauche.

 

Ce texte est l’objet d’un court métrage…

 

 

 Voir le cour métrage, 

 

la complainte du p'tit noir, le court métrage

 

Voir les photos du tournage  

 

La complainte du p'tit noir, le tournage

 

 

 

 

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