Mardi 3 novembre 2009
- Publié dans : le coude sur le zinc






Dans la boite de nuit ,

au bar de la belle Audrey,

dans les décibels saturés,

on picole sans aucun répit .

 

... Gladys, Francis, Pierre, Ludo ...
Et on se remplit la baudruche .
Et on se pique la ruche .
C'est bon d'être avec ses frérots .

Le niveau du kilo de Whisky
n'a pas l'intention de baisser .
Faut dire que Ludo connaît Audrey .
Et, la garçe, toujours, la remplit .

Et, là, franchement, je touche l'fond .
Une quinte floche royale .
Une soûlerie magistrale,
a ne pas suçer que des glaçons .

Alors, je la supplie à genoux
qu'elle cesse de me servir .
Malgré cela, je transpire
à boire cul sec, chaque coup .

Pierre, le coude sur le zinc,
discute, tranquillou, peinard .
Il fait mine de rien, le drolard,
mais il est rond comme un coin .

Gladys s'arsouille un léger zeste .
splendide, ondule son corps,
sur la zique, à chaque accord .
Quelque grammes de finesse....

Francis, rond comme une pelle,
mange les mèches des passantes .
Cette drague, assez bavante,
énerve les demoiselles .

Et mon Ludo fait son barbot
à guincher sur le comptoir .
Avec ses lunettes noires,
se déhanche, façon gigolo .

La musique techno à fond .
Il se fracasse dans l'évier !
Sa ganache a valdinguer,
dans la machine à glaçon .

Les binocles de traviole,
il se relève, sans victoire .
Sa gonzesse se fend la poire !
A trop faire le mariole...

Je pue l'alcool bien frelaté,
le tabac froid et la suer .
Les nanas ne font que s'écarter .
Et mes pupilles sont explosés .

Six heures, on tente l'évasion .
On déloge Pierrot de son verre .
On chante à tue-tête du Brel .
Les bourgeois, c'est comme les cochons ..

Francis n'a pris que deux gifles .
Ludo cherche les clefs de bagnoles .
Gladys demeure sex-symbol .
Y a que nos ésgourdes qui sifflent .

Dans la caisse, je la joue cantique .
" La quête" : chanson de Jacques, toujours .
"..se damner pour un simple mot d'amour.."
Mais Ludo devient nostalgique .

-" ça va, qu'est ce que t'as, compère ?"
-" c'était la chanson de mon père... !"
-" Désolé, j'arréte mon air ...."
-" Non, continu, au contraire .."

Et, pour mon frérot, j'ai continué .
Et les autres se sont mis à fredonné .




                                                                               pour Ludo,
                                                                              2009



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Mardi 27 octobre 2009
- Publié dans : Mariage de Sarah et Franck

 Suite et fin du discours de Carole :



  " Francky, c'est par l'intermédiaire d'une camarade de fac, que je t'ai rencontré .C'était une soirée dans une tour de choisy le roi . Je venais de refuser de danser avec un jeune homme parce qu'il était plus petit que moi : ça l'a drolement vexé, le lascar, et je savais pas ou me cacher . Je me suis réfugié dans un coin bien sombre pour qu'on m'oublie et tu te trouvais là .

    Tu ne m'a pas invité à danser mais on a commencé à discuter . Et nos conversations durent depuis treize ans .

    Dans le groupe de "D'jeuns" auquel nous appartenions, tu étais le discrét et le sage . Tu ne te mélais jamais des histoires des autres, mais chacun savait qu'il pouvait compter sur toi .Tu as le sens de l'amitié, à nul autre pareil .Tu as toujours été present dans les bons comme dans les mauvais moments . Pas besoin de long discours, Ta présence seule est une thérapie !

    C'est lors de ma fête de vingtiéme anniversaire ( il y a, donc, fort, fort, fort longtemps !) que ta route a croisé celle de Sarah : vous avez eu un véritable coup de foudre ! je ne croyais pas revoir Sarah si tôt, mais elle m'a avoué avoir flashé sur toi . ça avait deteint sur tes cheveux, qui, tout à coup, était devenu vert ( ceux qui ne me croient pas n'ont qu'à consulter les photos ! ).

    L'amour vous allait bien et ce, malgré l'eloignement geographique . J'étais toute émue de voir mes deux amis amoureux . C'est un étrange sentiment, un peu maternel semble-t-il, que de réunir, ainsi, deux personnes : de la tendresse et de l'inquiétude, aussi, quant à leur avenir ensemble .

     Mais, sur ce dernier point, je suis, depuis longtemps rassurée .

    Vous avez une intelligence de couple dont peu de personnes peuvent se prévaloir . Chacun de vous est à la place qu'il a choisie et Franck sans Sarah, de même que Sarah sans Franck, à mes yeux du moins, ça n'a pas de sens . Malgré la longevité de votre union ( 12 ans maintenant ), vous réussissez la prouesse d'insufler, dans votre couple, une énergie que beaucoup pourrait vous envier . Mais, votre bonheur fait tellement plaisir à voir qu'on ne peut que se réjouir de faire partie de vos proches .

     Que vous souhaiter de plus, chers amis ? Des enfants, une maison ? Vous, seul, savez ce qui est bon pour vous . Quand à moi, je formule le voeu de vous voir toujours aussi heureux ensemble et d'être, une fois de plus, le temoin de la réussite de vos projets communs .
     

      Soyez fous, vivez heureux .........."




         Texte écrit et lu par Carole Vauban, témoin et intervenante au mariage .

  
    








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Mardi 20 octobre 2009
- Publié dans : Mariage de Sarah et Franck


                                                                                                                                      Meudon, Juin et Juillet 2008....

                                     Mes amis,

 "Vous voila exilé à l'autre bout de la terre, et pourtant il ne se passe pas un jour sans que je ne songe à vous....Et pour cause, je me dit sans cesse :
 
     -"Quand vais je avoir le temps de peaufiner mon discours pour Franck et Sarah ?"

    ça dure depuis une semaine et, quitte à passer pour une fumiste, je vous avouerai que je l'ai terminé hier, enfin presque....Non, je ne peux pas avancer l'excuse d'un emploi du temps surchargé, d'un métier qui prendrait à 100% de mon temps, ni même d'une vilaine entorse du coude....vous ne me croiriez pas . C'est juste que, voila, je suis maman pour la seconde fois . Si vous suivez "DESESPERATE HOUSEWIWES" ,vous comprendrez sans peine et, je l'espère, me pardonnerez le faible niveau de ce qui va suivre ...Les enfants sont des petits êtres exigeants, comment avons nous pu oublier nous qui en étions encore il n'y pas si longtemps .
     
     Sarah, c'est sur les bancs du lycée Bonaparte que nous nous sommes rencontrés . Nous avions, alors, la moitié de notre âge actuel . Eh, oui ! Une demi-vie, déjà, que nous nous connaissons . A l'époque, fraîchement débarquée
de Cherbourg,  mon port d'attache depuis quatre ans, je m'attendais à retrouver mes racines dans ma Bourgogne natale . En fait, je m'ennuyais ferme, depuis un an, et j'appréhendais cette classe de première avec autant de dynamisme qu'une huître un jour de réveillon....Seul fait, un peu excitant au tableau,  c'était Colin, le prof principal . Il était connu comme le loup de mer chez le poissonnier . Un peu facile de faire des jeux de mots sur son dos, aujourd'hui, car, à l'époque, je n'en menais pas large ! Et, je me souviens, notamment,  de l'appel le jour de la rentrée .

           -" CHARLES CAROLE ? "  
           -" Euh....présente, M'sieur...
           -" FERNANDES SARAH ?"
   Silence....
            -" Euh...absente, M'sieur....!" a du murmurer une fille de la classe....

 " Oh ! elle est gonflée la Sarah Fernandes!" me suis-je dit par devers moi . Je n'ai su que plus tard que tu étais souffrante, aussi n'ai-je fait attention à toi
les premières semaines de ton retour, que pour mieux détailler le spécimen qui se permettait un tel affront à l'institut scolaire .
 
   En ce temps-là, toi et moi, c'était le yin et le yang, le rouge et le noir :

     Toi : Volontaire, extravertie et provocatrice .
     Moi : Timorée, taciturne et consensuelle .

   Tu portais des mini-jupes et, moi, je voulais devenir bonne soeur . Mais ne dit-on pas que les contraire s'attire ? Tu as, alors, entrepris un véritable challenge : revoir mon education !

   Et, tout d'abord, enrichir mon vocabulaire de concepts inconnus, griffonnés à la hâte et en cachette dans mon cahier de texte . Tu m'as, ainsi, mis en garde contre la zoophilie, moi, une amie des bêtes . Et, j'ai aussi pu gamberger sur les bienfaits de la polyandrie généralisée à une société moderne...A vrai dire, j'y réfléchis encore....Tu as aussi tenté, probablement en vain, de m'insuffler le sens de l'humour . Mais , il m'aura, tout de même, fallu trois ans pour décoder le " ENNEN POUR LES GNÖMES ", écrit par Fred, ton complice d'alors ! Je m'en remet toujours pas . A vrai dire, je ne m'en remettrai jamais .....Je ne saurai te dire par quel mystère divin, ni par quelle réaction chimique, la clef de l'énigme m'est apparue . en ce domaine, c'est toi  la spécialiste....

  
Ah, Sarah ! même si tu n'as pas tout à fait réussi ton entreprise, j'aurais, quand même, passée des moments fort avec toi . J'ai, ainsi, frôlé la mort à plusieurs reprises en ta compagnie . Quelle idée de monter dans ta voiture, alors que tu venais, tout juste, d'avoir ton permis : 
     Lorsque tu as calé, en plein virage, j'ai vu ma dernière heure arrivée...A chaque fois, tu loupais le démarrage !
     J'ai, aussi, failli succomber à une crise d'apoplexie, le jour ou, ayant pris le volant de la voiture d'une amie pour faire le trajet Dijon/Autun, tu t'es engagé, gaillardement, sur l'A6, direction Paris !
     Comment mon estomac a-t-il résisté, si longtemps, au fondu au chocolat, ou au régime crêpe à la bière, qui sévissait dans ton appart Dijonnais ? Elles étaient si délicieuse que c'est un miracle qu'il n'est pas explosé !
     Enfin, je ne compte pas, non plus, les fois ou, à cause de toi, j'ai failli mourir ....oui...j'insiste .... mourir....de rire !
     Heureusement, que nous habitions fort loin, l'une de l'autre, je n'aurai pas survécu sans cela .
                                                          
                                                                                                (....à suivre...)

        Suite du discours de Carole, prochainement....

      

   
    

   











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Mardi 13 octobre 2009
- Publié dans : carré blanc




                    ATTENTION ! TEXTE TRES EROTIQUE :



L'onctuosité de tes lèvres que je happe,
entre les miennes, si humides . Je brûle .
Nos langues se caressent et déambulent
dans nos palais . Elles s'entremélent et s'échappent
dans une valse suave....dans nos corps en manque .
Puis, elles se quittent, et nos bouches se ferment,
pour des baisers torrides, rapides et extrêmes .
Pour se rouvrir....pour que s'aiment, encore, nos langues .
Par instant, nos regards s'entrevoient et s'enflamment,
avec de torrides sourires du bonheur d'aimer .
Et, dans nos yeux, plein de râles, l'envie de se baiser .
Et, nos mains qui se baladent, à en perdre l'âme
...
Les miennes glissent tout le long de ton échine
pour pétrir, avec râge, ton splendide fessier .
Les tiennes, expertes, saisissent mon vié,
afin de malaxer ma virile machine .

Je suffoque, c'en est trop, tu me fait chavirer !
Tes baisers passionnés ! Ton corps nu et dévoué,
en entier, à mes désirs coquins ! A mes souhaits 
d'homme en rut impatient de prendre ta beauté !

Et, c'est à ce moment précis, tu t'es écarté...
Tes doigts sur mon buste...tu es scandaleuse !
Ta poitrine superbe ...ta peau laiteuse ...
Tu sussures :
                 -" Allons nous baigner !"

L'air de rien, dans la fraîcheur de minuit,
je reviens à la réalité . Au loin, le château de Duingt,
le Semnoz comme horizon d'étoiles satins,
les clapotis mélancoliques du lac d'Annecy .
Ta silhouette est entreé dans l'eau d'ébène .
J'admire ton cul, tatoué d'une jolie rose,
que j'aime cueillir, quand je suis en osmose,
avec ton épiderme sucré...Oh ! Ma sirène !
J'admire ton dos, nappé d'un aura lumineux .
Tes doigts se perdent dans tes cheveux châtains clairs,
libérant ta nuque ....La lune éclaire ta chair .
Mon essence sensuel nage dans le lac soyeux .
Je grelotte . J'ai froid, tout nu, sur la berge .
Un pied dans l'eau glace mon égocentrisme .
J'ai honte d'éffriter, ainsi, mon donjuanisme .
Et, puis, toute petite est devenue ma verge .

Des gouttes d'eau sur ta peau blanche, transparente,
tu reviens à moi et me tend ta douce main 
Tes lèvres murmurent, dans un brasier, :
                                                     -" Viens !"
Et je te suis, corps à corps, dos contre ventre .....


                                                                                                             
2009



 


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Mardi 6 octobre 2009
- Publié dans : Les chemins usés




Quand on ose, avec son prose, dans le trône,
déposer une odorante aumône,
voici qu'un périple, surprise et mystique,
se peaufine pour notre complice gastrique .
Alors que notre chiasse se prélasse
dans sa mélasse grasse, on tire la chasse .
Le voila qu'il butte dans une chute d'eau,
il perd pied au radier d'un de mes canaux .

Et il va voyager, dans les chemins usés .
Un poème sur une merde....êtes-vous étonné ?

Sans aucun goût, dans les égouts, il s'agglutine
avec des étrons étrangés, d'autres latrines .
Un mou mouvement d'une troupe d'égoutiers
et notre hôte tapote leurs bottes emmerdées .
Et les ombres des hommes s'en vont à fond de train .
Un gras ressac claque en vague et en crachin .

Et il s'enfuit, par les chemins pourris,
Une poésie sur du moisi...êtes-vous surpris ?

Une pente douce, notre bronze s'écoule
sereinement, sans souci du temps qui coule .
Surpris ! Un saut à ski ! l'infortuné va très vite .
Après la magne, il stagne, tel un monolithe .
Un puits hélico"idaux ! le sombre idiot
se précipite, en un précipisse vertigo,
dans un collecteur . Six mètres de diamètre .
Dans un fleuve mort . Dans les entrailles de la terre .

Et il s'échappe, dans les chemins noirâtres .
Des alexandrins sur du tanin....ça vous épate ?




Il chemine tranquillement vers son destin .
Se cogne sur une grille oxydée de pétrin .
Pendant que la poche d'un dégrilleur, récupérant
difficilement les encombrants d'humains polluants,
monte et descend comme un stakhanoviste .
Puis, il glisse, réguler par une vanne orifice,
pour se faire remonter, si rapidement,
par le biais d'une pompe de relèvement .

Et il accoure, dans les chemins de croute .
des rîmes sur de l'urine...ça vous la coupe
?

Par combien de vannes a t-il été guidés ?
Et, de vannes, sur son passage, se sont effacées ?
Sur combien de métres a t-il été relevés ?
Six mètres ? Dix huit ? Transhumance insensée .
Combien de raccordements ,égouts, collecteurs ?
Combien de kilomètres ? Combien d'heures ?
Dés fois, plus de huit, pour atteindre Avalon,
qui se trouve être la station d'épuration .

Et là, c'est le nihilisme, la dislocation,
pour notre fécal ami . Une désolation
de savoir que cet obscur pèlerinage
amène à la mort notre caca si sage .

Et il meurt, dans mes chemins de labeur .
Des mots sur mon boulot... mes profondeurs .

Dorénavant, en utilisant votre postérieur,
vous saurez que je suis dessous ....un brin moqueur
....



                                                                                                                                                                                   2009







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Mardi 29 septembre 2009
- Publié dans : Mariage de Sarah et Franck





Dans la catégorie, compagnon de route, bis
Carole est l'origine, même, du prémisse,
de cette folle passion, pour Franck, de Sarah,
de ce fol amour, parti du coté de Détroit .
Au Lycée "Bonaparte", Sarah rencontre Carole,
toutes deux ont eu, aussi, des passions vinicoles .
Et oui ! Nous sommes cernés de pochtron diplômé !
Quelle horreur de voir cette jeunesse défroquée !
Bref, reprenons, Carole sortait d'une école catho,
fougueuse sarah lui souffla un coup de siroco,
dans ses cheveux, comme sur un champ de blé,
Carole sentit un autre goût de liberté .
Pauvre copine qui fut toute dévergondée,
par notre belle diablesse indisciplinée !
Là encore, une symbiose éternelle
naquit entre nos deux jeunes jouvencelles .
Maintenant, va falloir suivre, très cher amis ...
Etudiantes, l'une part à Dijon, l'autre Paris.
Là-bas, Carole rencontre le beau franckounet
et apprécie aussitôt, ce doux illuminé .
Puis, pour fêter ses vingts premières années,
Carole invite une sacrée tripotées,
cette nouvelle fêtarde devint entremetteuse .
( A son insu, Sarah avait términé son oeuvre !)
Car un prince des îles était, déjà,...saoul...
et "timide" Sarah a pu se mettre sur ces genoux .
C'est, aussi, dans son petit appartement au Kremlin,
que nos mariés se draguaient en douce, les coquins .
Voici, donc, leur rencontre, mais trêve de paroles,
sous vos applaudissements, voici la "rockeuse" Carole
!

                                                                                                                                                   (.......à suivre........) 

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Mardi 22 septembre 2009
- Publié dans : Campagnan

                                                                        A l'époque du fils..




                                                                                                                                       à l'époque du fils

Oh ! Petit rouquin qui, maintenant, doit être
ingénieur informaticien, dans une tour
de la défense, souviens-toi, ton mal être
et les gamins qui t'ont joué un sale tour .

Au temps ou nous nous goinfrions de compote,
ou nous nous grattions le cul dans nos culottes,
je t'ai découvert, jouant, protéger par un enclos,
et, dans ton oeil, j'ai vu la flamme de l'idiot .
Comme Saint-Exupéry, dénichant sont petit prince,
c'est être bénit de dégoter dans sa province,
un petit parisien aux tendres yeux de perdrix,
bientôt, dévoré par quatre goupils en furie .
Quatre cariclos de pècques, haut de quatorze ans,
qui, dés l'apparition divine de l'innocent,
concoctent un piège, pour le mettre au fer :

Un, Franck devint ornithologue du petit robert .
De deux, j'emprunte un grand sac de jute à papet.
Et trois, on se poste, en criant qu'on va chasser,
devant le jardin du poisson pour l'appâter .

-"C'est quoi que vous voulez attraper ?"
                                                       Questionne
notre Jules que la curiosité picote .
Nous, renard, envoyons, alors, l'énorme carotte
à notre âne, poilu, qu'ainsi, on désarçonne .

-" Un Dahu !"
                 -" Un...quoi ?"
                                    -" Un Dahu !!!"
                                                       -" Et c'est quoi, ça ?"
-" Un oiseau avec une patte plus courte...quoi!!!"
-" ça peut pas exister, vous foutez pas de moi !"
-" Jurer, cracher par terre, qu'on se fout pas de toi !!!"

Énervé, Frank, de sa besace, sort un dico,
l'ouvre, lit la définition noté au stylo :
-" Classé dans la famille des gallinacées,
ainsi que , dans celle des demis échassiers,
avec un plumage d'émeraude et de safran,
une collerette hirsute d'un rouge flamboyant,
le Dahu possède l'étrange particularité
d'une patte plus courte .Vivant qu'à flanc de sommet,
il ne peut aller que droit, face au vent !"

Éric clame :
                -" C'est une chasse pour homme, seulement !"
-" Mais je suis un homme !"
                                      : répond le divine enfant .
Noël se marre :
                     -" Si tu chopes un Dahu , vraiment,
que tu l'enfermes, dans le sac, t' es un homme, un vrai
de vrai. Mais pas avant !"
                                  -" Eh, ben ! Je vais le prouver !"

Dans un grincement, il ouvre le portillon,
en jetant un regard inquiet à sa maison,
mais aucun parent à l'horizon . Il s'échappe .
Le voila dans nos filets .Tout cru, on le happe .

-" sérieux, t'es pas une lope !"
                                         -" trop fortiche !"
-" Pas prévenir ses parents et partir....c'est chiche !"





L'idiot est si fier de sa stupidité
que de rire, tous les quatre, on pourrait éclater !
mais rien,  sur nos visages, ne doit apparaître,
pour l'estocade finale sur notre vedette .

La forêt du Pioch est le théâtre du drame .
Notre parigot, à tête de veau, ne rend pas l'âme .
Sous nos bravos, il se sent important et fier .
Il ne remarque pas que, chaque ornières,
chaque sentes, chaque chemins, lui est inconnu .
Il est heureux d'être l'intérêt de gratte-culs
ou, peut être, croit il s'être fait des copains .
Bref, il ne se méfie pas qu'on le perd au loin .

Noël avait repérer l'endroit tragique,
ou nous allons faire sécher notre vilain tique,
quelque jours avant .Car le Pioch, c'est notre forêt,
notre paradis, notre aire de jeux préférés .
Je lui tend le sac de jute :
                                          -" Prends ça, mon gars !"
Et Frank renchérit :
                                -" Tout l'honneur sera à toi !"
-" Parce que tu as de la trempe, tu l'attraperas !"
-" Nous , on part le chercher, on va te le débusquer,
    on va te le ramener, à toi de le choper,
     dans le sac !"
                             -" vous êtes certain qu'il passe par là ?"
-" C'est le chemin, y peut pas aller ni en haut, ni en bas !   
-" D'accord !"
                      murmura-t-il , la peur dans la voix .

On s'éloigne, doucement, un à la fois,
comme des soulèveurs, en agitant les buissons,
en grattant le sol, tapant dans les trous, au bâton .
Les mains à la bouche, on faisait des cris gutturaux .
Comme ça, l'idiot croyait qu'on cherchait l'bestiau .

Puis, il disparut de notre champ de vision
et, à toutes jambes, on a couru vers nos maisons .
On riait aux larmes, à se faire mal au bidon,
à se rouler au sol, à se pisser dans le caleçon .

On a apprit que, chez toi, plus tard, tu es rentré,
en pleurnichant, en plein milieu de la nuitée .
Les fringues déchirées par les ronces de la forêt,
tu as pris, soufflante et gifles déculottées .
Mais c'est la honte qui t'as le plus submergé .
La peur de nous voir . La peur d'être moqué .
Du village, c'était un hurlement de rire
qui semblait percuter tes esgourdes . Te maudire
suffirait pas pour oublier .Nous maudire, non plus .
Partir .A jamais .Ne plus voir ces trou du culs .

Oh! Petit rouquin, qui, maintenant, doit être
ingénieur informaticien, dans une tour
de la défense .Souviens-toi, ton mal être,
et les gamins qui t'ont joués un sale tour .



                                                                                                                2006/09


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Mardi 15 septembre 2009
- Publié dans : à la carte..

Des vagues, grosses comme des cathédrales
ou une frégate, dans un trou, chancelle .
Le mât, bras en croix, comme une chapelle
a sa nef auréolé d'un feu de Bengale .

Le raffiot, avarié, par l'échouage,
sur la baie d'Aquin, pisse, pharaonique .
Les orgues de l'océan hurle ses cantiques,
dans les plaies, ouvertes, sous le bastingage .

Les riches passagers ont débarqué en canots
et chaloupes .Marins et soldats en ont chié
pour créer avec du bois....noyé....débaptisé,
et pour pouvoir sauver leur peau :   Un radeau .

                                                         Les marins récitent des psaumes
                                                         en hurlant ! Car dieu est partout.
                                                         L'homme renifle dans ses paumes
                                                         en gémissant ! Car dieu s'en fout.

L'eau plate comme un parvis de lumière
ou un amas de bois glisse sur un vitrail.
Les cordes, vermoulues, comme un caravansérail.
lie l'humanité dans un aquatique désert.

L'eau douce et bénite, il n'y en a plus .
La prière, avant le repas, plus besoin .
Un silence de cloître comme seul témoin.
Le fort fera pitance sur le faible vaincu.

                                                   Les marins prient la miséricorde.
                                                   en se mangeant ! Dieu est amour.
                                                   
Les hommes sont loup, se mordent
                                                   en tuant ! L'homme est à mort...toujours.

Ils seront sauvés douze jours après. Mais avant...
La canicule les a pourrit d'idées malsaines.
Suicide, meurtre, massacre, géhenne.
De cent quarante neuf hommes, quinze survivant.

                                                                                                                                           2009

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Mardi 8 septembre 2009
- Publié dans : Mariage de Sarah et Franck




Franck et sarah, je les ai rencontrés sur des roulettes !
( Le groupe de rollers crée, voila quelques années ) .

Que de belles pistes cyclables, trottoirs et kilomètres avalés !
Aprés on a continué à se voir pour sortir et pour faire la fête .

Au fil des mois, au fil des ans, une solide amitié s'est installée .
Et, malgré les distances, les aléas de la vie et des années.
Franck et Sarah sont devenus des amis . Des vrais !
ceux sur qui on peut compter, ceux qui ne calculent pas la générosité.

La tristesse de les voir  partir de l'autre coté de la planète
a fait place à la joie de les lire tous les jours .Merci Internet !
Et de les revoir lors de leurs séjours , en France et en goguette !

Je ne vais pas m'étaler mais je tiens à dire combien je suis heureuse
de participer à ce grand évènement et à cette
originale célèbration....
Je les remercie d'être restés eux-mêmes, drôles, cool et sympas .

Je vous embrasse, vous dis bravo de vous être unis 
et de nous avoir, par la même occasion, TOUS réunis .

MERCI 


               Texte écrit par Noelle Maybon , témoin et protaganiste de la cérémonie.


                                                                                                                         ......à suivre....


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Communauté : L'écriture dans tous ses états - Par benoit gimenez
Mardi 1 septembre 2009
- Publié dans : le canard du jour




Et voila , c'est la rentrée .
J'espère que vous vous êtes bien reposé , que vous avez bien bronzé et que vous êtes heureux de revenir à la maison.....
Les collègues de travail sont à nouveau tous réunis , les programmes télé ont un nouvelle grille ( les trois quarts seront mis à la trappe dans trois mois ) . De toute manière , on ne regardera pas la télé .....sauf pour avoir des discussions entre collègues de travail.

Le "best-of" du bistrot des poèmes s'arrêtent aussi .

Voila , de nouveaux textes qui , je l'espère , auront de belle vie aussi ....
J'ai fait le plein de création cet été .....et je vous promet qu'il y a du lourd !
Et ,même si la poésie est totalement désuet voire ringard , j'adore ça .
En espérant , que vous prendrez autant de plaisir à les lire ,que ,moi, j'ai de les écrire .
Voici les cinquante nouveaux textes de cette année 2009/2010 .

Donc : je déclare officiellement l'ouverture de la saison 2 du bistrôt des poèmes .

Et n'oubliez pas :
CHAQUE MARDI , QUELQUE CHOSE EST ECRIT......

Dés la semaine prochaine , c'est Noélle qui prend la main , avec son poème lu durant la cérémonie de mariage de Sarah et Franck ......



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c'est qui le tolier ?

  • : Benoit Gimenez (tôlier du bistrot des poèmes)
  • : histoire en vers Littérature
  • : L'écriture comme une nécessité,les rimes pour raconter des histoires, des alexandrins juste parce que j'aime bien .

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